Voici quelques livres lus il y a quelque temps et non commentés. Ils ont pour point commun de raconter des vies. Si je ne devais en conseiller qu'un, ce serait le dernier.
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Le livre de Kells - Sorj Chalandon
Dans ce récit, Sorj Chalandon relate sa jeunesse. Après une enfance malheureuse marquée par la tyrannie d'un père violent, le jeune homme se retrouve livré à lui-même, sans le sou. Il mènera une existence de SDF avant de faire une rencontre qui le sortira de la misère. Militant d'extrême gauche, il entre à Libération et embrasse une carrière de journaliste.
Sorj Chalandon est un auteur que j'apprécie. Ce n'est pas son premier roman d'inspiration autobiographique, et peu à peu nous reconstituons le roman de sa vie. Je dois dire toutefois que je me suis parfois ennuyée dans cet opus, très centré sur l'histoire du militantisme de l'après-Mai 68. Les grandes lignes m'auraient suffi.
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Tant mieux - Amélie Nothomb
Amélie Nothomb est une autrice que je ne lis plus, en dehors des romans autobiographiques dans lesquels je trouve qu'elle excelle. Ici, il est question de sa mère, dont elle nous raconte l'enfance dans un style romanesque.
Élevée par une famille dysfonctionnelle, Adrienne (la mère d'Amélie) a développé une forte capacité d'adaptation. Sa grand-mère maternelle, qui l'accueillait contre son gré durant les vacances, n'arrangeait rien au tableau. Elle était cruelle et maltraitante. L'enfant s'évadait par l'imagination, cultivant une forme de résilience.
On sent dans ce livre tout l'amour de l'écrivaine pour sa mère, à laquelle elle consacre un portrait original et attachant.
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Premier sang - Amélie Nothomb
Cette fois, c'est du père d'Amélie qu'il s'agit. Sous forme de conte, écrit à la première personne, le livre retrace les vacances d'un petit garçon très attachant. Orphelin de père, avec une mère figée dans le chagrin, l'enfant est élevé par ses grands-parents maternels. Pendant les vacances, il est confié à son grand-père paternel, aristocrate fauché remarié à une femme plus jeune que lui avec laquelle il a eu des enfants. Dans un château délabré, les enfants sont livrés à eux-mêmes, vivant en sauvageons.
Le garçon, bien que bousculé, apprécie de retrouver à chaque période de vacances cette tribu bruyante dans laquelle il doit batailler pour se faire une place. Cette adaptation forcée lui sera fort utile dans sa vie d'adulte.
On retrouve, comme dans Tant mieux, toute la fantaisie dont sait faire preuve Amélie Nothomb. J'ai beaucoup aimé ces deux opus.
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Laëtitia ou la fin des hommes - Ivan Jablonka
L'auteur, un historien, s'est emparé d'un fait divers qui l'a révolté. Il s'agit de l'affaire « Laëtitia » qui a défrayé la chronique en 2011 pendant deux mois. Je m'intéresse assez peu aux faits divers, mais je me souviens de l'histoire sordide de cette jeune fille de Pornic qu'on a retrouvée morte après avoir été violentée.
L'auteur nous propose un ouvrage qui se situe entre l'enquête et la biographie. Il s'intéresse à ce qui s'est passé et nous offre le portrait attachant de Laëtitia. Nous découvrons une jeune fille d'origine défavorisée qui, malgré l'adversité, se construisait un avenir.
J'ai beaucoup aimé la forme de ce récit, mais aussi sa portée sociologique et historique. En effet, l'auteur restitue également l'exploitation politique et médiatique de cette affaire. J'ai lu cet ouvrage en pleine affaire Lyhanna et je n'ai pas pu ne pas faire le rapprochement entre les deux affaires.
Avez-vous lu certains de ces livres ?