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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 00:10
                            
 D'après une enquête réalisée aux Etats-Unis en 1990 sur les livres qui ont changé la vie de leurs lecteurs, ce livre arriverait en seconde position après la bible.
Bien qu'étant la romancière la plus lue des Etats-unis, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est l'unique roman d'Harper Lee. Il a été publié en 1960 au coeur de la lutte pour les droits civiques.
 
 
 
 L'histoire :
 
Une petite fille, Scout, nous raconte trois années de son enfance dans une petite ville d'Alabama, au sud des Etats-Unis. Elle vit avec son père Atticus Finch et son frère Jem, un peu plus âgé qu'elle. La maman est décédée. Atticus, homme intègre et d'une grande tolérance, tente d'enseigner à ses enfants les valeurs auxquelles il croit.
L'exercice de son métier l'amène à être nommé commis d'office pour défendre un noir accusé d'avoir violé une blanche. Cet homme risque la peine de mort. Les mentalités et le racisme sont tels, que Scout et son frère sont montrés du doigt dans tout le village comme étant les enfants de « l'ami des nègres ». Une période très difficile va commencer pour eux.
 
   
 Mon avis :
 
   Dans la première partie, l'histoire se met en place. On fait connaissance avec le village et ses habitants, puritains et bourrés de préjugés. (Quelques personnages sortent heureusement du lot !). Nous accompagnons les enfants dans leur vie quotidienne, à l'école ou dans leurs relations avec le voisinage.
Le temps s'écoule doucement. L'éducation que les enfants reçoivent est absolument remarquable et tout à fait avant-gardiste.
   La deuxième partie est consacrée principalement à la période du procès. Elle m'a semblée plus captivante. On vit au rythme des évènements qui déchaînent les passions dans la ville de Maycomb. Du jour au lendemain, la vie des enfants bascule. La maturité dont ils font preuve est impressionnante, venant probablement de l'éducation qu'ils ont reçue et de la grande sérénité de leur père face à la situation.
On comprend, à la toute fin du roman, que les éléments qui amènent au dénouement se trouvent dans la première partie.
.
Ce livre est plus qu'une belle histoire. Il nous apporte un éclairage très intéressant sur la vie et la mentalité d'une petite ville du sud des Etats-Unis dans les années 30.
Une postface écrite par Isabelle HAUSSER donne quelques éléments très utiles pour l'interprétation de certains passages du livre, et sur le contexte culturel et historique de l'histoire.
Voir l'avis, enthousiaste lui aussi, de  Hervé
Un hymne à la justice à la tolérance.
 
 
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 00:00
  
L'histoire :
 
Dans ce conte symbolique à l'atmosphère étrange, nous vivons cinq journées des soeurs Delicata, sur la période de Noël.
Au début du livre, les sept petites filles fabriquent des anges avec entrain, comme chaque année à la même époque. Elles ne sont pas baptisées, mais sont entourées de personnes aux religions différentes.
Très vite, les préparatifs de Noël prennent des allures de cauchemar. Maman quitte l'appartement mystérieusement. Grand-mère oiseau s'arrête de chanter. L'autre grand-mère, la communiste aux jambes inertes et au visage déformé, débarque et s'installe dans l'appartement. Dans le même temps, papa et la gouvernante ont des comportements vraiment très bizarres.
Les petites comprennent peu à peu la situation. Pour se consoler d'être ainsi délaissées par les adultes, elles jouent et s'inventent des histoires.
 
 Mon avis :
 
Occupée par la création de mon blog, j'ai mis une semaine à lire ce court roman.
J'ai toutefois apprécié, chaque soir, de plonger pour quelques pages dans le petit monde des soeurs Délicata. Un monde peuplé de personnages étranges, certains imaginaires, d'autres bien réels comme celui de la grand-mère oiseau « prisonnière de son esprit enfui ». J'ai beaucoup aimé ce personnage.
Curieusement, on accompagne les fillettes dans leur malheur sans réelle tristesse. Peut-être parce qu'elles-mêmes gardent une certaine distance face à la méchanceté des adultes et à leur égoïsme. Elles se soudent entre elles et s'évadent par leurs jeux collectifs, comme savent le faire les enfants.
Loin d'être dupes, elles jettent un regard sans concession sur le monde impitoyable des adultes. Elles ont perdu à jamais l'innocence qui caractérise l'enfance.
"nous n'aurions pas dû voir ce que nous avons vu, ni entendre ce que nous avons entendu, et maintenant il est trop tard"
 
      Un univers original à découvrir.
 
 
L'avis de : Allie
 
 
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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 10:23

  Je vous suggère d'aller consulter le blog de Camille : 

 

    http://leslecturesdecamille.blogspirit.com/

 

Photo

 

  Elle y a listé, aujourd'hui même, les 101 blogs de littérature francophone qui composent le moteur de recherche qu'elle a créé. 

  Pour ceux qui ne connaissent pas cet outil, c'est là :

                                 Le moteur de Camille

 

  

 

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 00:01
               
             L'histoire : 
 Pour une lecture amusante et divertissante (et quelques fous rires assurés), plongez-vous dans les aventures d’Hector, un obsédé de la collection.
Lassé de collectionner tout et n’importe quoi (les piques apéritifs, les étiquettes de melon, les badges de campagne électorale…), Hector voudrait une bonne fois pour toutes se désintoxiquer. Il fréquente les "collectionneurs anonymes", sans grand succès. Il finit pourtant par entrevoir la guérison, en tombant éperdument amoureux de la femme de sa vie. Hélas pour lui (mais pas pour nous), il replonge et se met à collectionner les moments où sa femme lave les vitres ! à l’insu de cette dernière, bien entendu…
            
Mon avis :
Il faut quelques pages pour à se mettre dans l’ambiance. Mais une fois qu'on y est, on s’amuse beaucoup des péripéties de ce collectionneur déjanté.
Les situations cocasses et surréalistes s’enchaînent pour notre plus grand plaisir. Des personnages, tous plus farfelus les uns que les autres, gravitent autour d'hector.  
Pour ce livre, David FOENKINOS a obtenu,en 2004, le prix ROGER NIMIER.
Ce jeune auteur a une imagination débordante et un humour bien à lui. Il mérite vraiment d’être connu. Je vous conseille également la lecture de «en cas de bonheur».   
 
Si la morosité vous gagne, en ce début de l’année, courrez chez votre libraire car ce livre est pour vous !
 
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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 21:00
  
 
 
 
 
 
 
            
 L’histoire, en quelques lignes :
Myriam, fantaisiste et épicurienne, vient d’ouvrir un restaurant qu’elle a nommé « chez moi » Elle y habite, n’ayant pas les moyens de s’offrir un logement. Après un démarrage chaotique, ce restaurant « pas comme les autres » commence à trouver sa clientèle et une certaine rentabilité, en partie grâce à l’aide providentielle d’un jeune homme dévoué qui l’incite à garder les pieds sur terre.
Malgré ce succès presque inespéré, Myriam souffre en silence. Elle a commis un acte inavouable, il y a quelques années, qui lui a valu l’exclusion de sa famille. Les blessures du passé ne sont pas refermées. La journée, elle se démène pour préparer ses recettes avec beaucoup d’amour et de poésie, cachant comme elle peut la douleur qui ronge. Mais la nuit elle craque et se souvient de ce fils, qui a certainement grandi depuis ce jour où... 
 
 Petit extrait qui donne  le ton du livre :
Mon restaurant sera petit et pas cher. Je n'aime pas les chichis. Il s'appellera Chez moi, car j'y dormirai aussi ; je n'ai pas assez d'argent pour payer le bail et un loyer.
On y mangera toutes les recettes que j'ai inventées, celles que j'ai transformées, celles que j'ai déduites. Il n'y aura pas de musique - je suis trop émotive - et les ampoules qui pendront du plafond seront orangées. J'ai déjà acheté un réfrigérateur géant Avenue de la République
. Ils m'ont promis un four et une table de cuisson bon marché. « C'est pas grave si c'est rayé ? » -
« Pas grave du tout ! Je suis moi-même assez rayée. » Le marchand ne rit pas. Il ne sourit pas. Les hommes n'aiment pas les femmes qui se dévaluent.
 
 Mon avis :
Je rejoins les avis élogieux que j'ai lus et entendus. J'ai dévoré ce livre d'une traite. Je ne pouvais pas quitter Myriam.
Cette femme est pleine de contradictions et c’est ce qui la rend si attachante. Elle se donne beaucoup de peine pour son restaurant et le met pourtant en péril. Elle se bat pour trouver le bonheur et quand il pointe le bout de son nez, elle le fuit pour ne pas souffrir.
C’est un roman où se côtoient sans cesse les joies et les peines. Ou les situations amusantes sont suivies de souvenirs douloureux. L’optimisme de Myriam prend toujours le dessus, ce qui donne au livre une atmosphère plutôt légère.
A travers ce portrait de femme, Agnès Desarthe explore formidablement  bien la complexité du sentiment maternel, qui peut être à l'origine de grandes souffrances pour les femmes.
J’ai adoré l’ambiance très cosy de ce Chez-moi. Les amoureux de la cuisine se régaleront à l’évocation de mets qui donnent l’eau à la bouche. Ceux qui ont rêvé un jour d’ouvrir un restaurant vivront leur rêve par procuration (les soucis en moins !).
 
A savourer avec gourmandise comme les mets délicieux que concocte Myriam à ses amis clients.
Florinette et Lily (entre autres) ont lu ce livre. Je ne suis pas encore tout à fait au point avec l'utilisation des liens, alors ce sera pour une prochaine fois !
            
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30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 12:00
Voilà, après quelques hésitations mais beaucoup d’enthousiasme, je me lance !
L’aventure a démarré en réalité, il y a un an environ. Je cherchais des renseignements sur un livre et j’ai atterri sur un blog de lecture. Je ne savais même pas que cela existait ! Pendant quelques mois, ravie de ma découverte, j’ai joué à saute-mouton de blog en blog avant de sélectionner mes favoris et d’oser laisser un commentaire, puis deux, trois…
J’apprécie tout particulièrement les échanges qui se font sur ces blogs. Je les trouve enrichissants, simples et chaleureux. Tout ce que j’aime ! J’adore lire, mais tout autant parler de mes lectures. Je fais d’ailleurs partie d’un comité de lecture dont j’aurai l’occasion de parler très bientôt.
 
A plusieurs reprises, très gentiment, des bloggeurs m’ont suggéré de créer mon propre blog.
Sincèrement, au départ, l’idée ne m’avait même pas traversé l’esprit ! Je cours après le temps, comme beaucoup…  Mais peu à peu, l’idée a fait son chemin. Alors me voilà, sans prétention, avec comme objectif de présenter mes petits comptes-rendus de lectures à mon rythme et d’échanger, je l’espère, avec vous. Car c’est ce qui me motive le plus !
Un grand merci aux bloggeurs qui m’ont donné envie de me lancer dans l’aventure.
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