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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 23:13

Voici donc (enfin !) un aperçu de mon voyage au Portugal.

Partis de Lorient, nous avons atterri à Porto, où nous avions réservé une voiture de location pour une virée d'une semaine entre terre et mer.

N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir :

1 - Aveiro.

Ce n'est pas la visite que j'ai préférée. J'ai trouvé cette petite ville assez surfaite, avec ses gondoles à touristes et son imitation de la vraie Venise.

Voyage au Portugal - juin 2016 (1)

Ce que qui a attiré mon attention, ce sont plutôt les superbes pavés, que l'on retrouve d'ailleurs un peu partout au Portugal (mais à moins grande échelle qu'à Aveiro).

Voyage au Portugal - juin 2016 (1)

Je ne peux pas dire que leur spécialité pâtissière m'ait totalement convaincue (un peu écœurants pour moi, les œufs au sucre d'Aveiro).

Voyage au Portugal - juin 2016 (1)

2 - Luso :

Nous avons passé notre première nuit dans la petite station thermale de Luso, dans un hôtel atypique et hors du temps (L'hôtel Alegre).

La piscine de l'hôtel, un petit coin de paradis...
La piscine de l'hôtel, un petit coin de paradis...

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à l'ombre des citronniers
à l'ombre des citronniers

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La clé de la chambre...
La clé de la chambre...

La chambre était à l'image de cette clé, restaurée à l'ancienne. Ce charmant hôtel est d'un excellent rapport qualité-prix, ce que nous a confirmé l'inspecteur du Routard, que nous avons croisé deux fois sur notre route et qui nous a donné quelques précieux conseils pour notre séjour dans la région.

Après un premier dîner, copieux et excellent (on mange très bien au Portugal) et une nuit reposante, nous nous sommes rendus au château féerique de Bussaco, qui mérite plus que le détour. Au milieu d'une très belle forêt, voilà ce que l'on découvre...

On ne peut pas visiter l'intérieur mais la visite de l'extérieur est assez magique.

Voyage au Portugal - juin 2016 (1)

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Le château de Bussaco, à Luso
Le château de Bussaco, à Luso

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Le lendemain, nous avons fait route vers Lisbonne... (billet à suivre).

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:21
19 heures d'écoute - lu par Lionel Bouguet - Traduit de l'anglais par Florianne Vidal
19 heures d'écoute - lu par Lionel Bouguet - Traduit de l'anglais par Florianne Vidal

Robert Galbraith n'est autre que JK. Rowling, la célèbre créatrice d'Harry Potter. L'écrivaine publie sous ce pseudo masculin les aventures du détective Cormoran Strike et de sa collaboratrice Robin Ellacott. La carrière du mal est le 3ème ouvrage de la série.

Si je n'avais pas tant aimé le premier opus (je n'ai pas lu le deuxième), je n'aurais certainement pas lu celui-ci dont la quatrième de couverture avait tout pour me faire fuir. J'ai horreur du gore et le point de départ de l'histoire est la réception par l'agence de détectives d'un paquet contenant la jambe tranchée d'une femme. Nous découvrons bien vite que ce paquet a été déposé par un mystérieux tueur psychopathe et fétichiste. La police mène l'enquête mais les deux détectives ne leur font pas vraiment confiance et préfèrent se lancer également dans les recherches.

Le lecteur suit l'avancée de l'enquête tout en observant, impuissant, les agissements du tueur psychopathe. Attendant le moment opportun pour s'en prendre à Robin, le tueur fait d'autres victimes. Si cet aspect du roman tient en haleine, ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est de retrouver Cormoran et Robin, qui ont sacrément évolué. Dans le premier ouvrage, Cormoran se remettait difficilement d'une liaison amoureuse et se consolait avec une autre femme. De son côté, Robin était fiancée à un jeune homme ambitieux et assez rigide, qui n'était pas enchanté du choix professionnel de sa future femme. Robin occupait le poste de secrétaire, elle a désormais le statut d'associée. Une attirance mutuelle se fait sentir entre les deux deux détectives mais tous deux tiennent à ce que leurs relations restent professionnelles, d'autant plus que Robin est sur le point de se marier.

Comme toujours, la psychologie des personnages est très fouillée, qu'il s'agisse des suspects ou des détectives. Je ne vous dirai pas comment se termine le roman, bien entendu, mais je suis impatiente de lire le quatrième opus car l'auteure laisse planer un doute dans la toute dernière phrase qu'il me tarde de lever (mais je vais devoir attendre !).

J'espère qu'Audiolib gardera le même lecteur, j'associe désormais sa voix à la série.

Voilà un pavé addictif que je ne peux que vous conseiller.

La Carrière du mal - Robert Galbraith (Audio)

Je remercie Audiolib pour ce partenariat.

Lu dans le cadre du rendez-vous mensuel : "Écoutons un livre"

La Carrière du mal - Robert Galbraith (Audio)

Avec cette lecture (608 pages en format papier - 19 heures en audio), je participe au challenge du pavé de l'été organisé par Brize. Je ne sais pas encore si j'en lirai d'autres mais je suis contente d'avoir participé, comme chaque année.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 23:00
(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire - Stéphanie Pélerin

Fayard (collection Mazarine) - 197 pages - juin 2016

On croise beaucoup cette couverture ces temps-ci sur les blogs et pour cause : le roman a été écrit par l'une de nos copines blogueuses, Stephie. Ce n'est pas mon genre de lecture habituel mais c'est avec grand plaisir que j'ai fait une exception pour ce titre que j'ai reçu par la poste, gentiment dédicacé par l'auteure.

Voici un petit résumé de l'histoire : Ivana se fait larguer par l'homme avec lequel elle vit depuis plusieurs années. La trentaine, sans enfants, la jeune femme doit reprendre son destin en main. Pour se sentir mieux dans sa peau et perdre ses kilos superflus, elle décide de se donner les moyens. Ni une ni deux, elle s'inscrit aux Weight Watchers et dans une salle de sport puis tente de trouver l'âme sœur sur les sites de rencontres, sans grand succès. Elle se console de ses déconvenues grâce au sextoy offert par une amie compatissante et rêve au bel inconnu qu'elle a heurté en sortant des toilettes d'un café.

Très vite, on s'attache à Ivana qui peut se montrer très coquine tout en étant au fond une grande romantique. Professeur de français, elle est frivole ou intello, selon les circonstances et son humeur du jour. Rien ne la détend davantage qu'une soirée entre copines (vive l'amitié féminine !).

J'ai lu le roman d'une traite, amusée de découvrir les points communs entre Ivana et la pétillante Stéphie. J'ai pensé également à une collègue de travail qui a cumulé quelques expériences décevantes sur les sites de rencontres et m'a fait découvrir un univers assez glauque.

Le ton du roman est léger, humoristique, l'écriture est soignée. On peut faire le rapprochement avec "Le journal de Bridget Jones", que j'ai dévoré il y a vingt ans.

Bravo pour ta nouvelle carrière d'auteure, Stéphie ! (Et qui sait, peut-être aurons nous l'occasion de croiser de nouveau Ivana dans un autre roman ?)

La page Facebook de son livre

Une lecture commune avec Enna (allons voir son avis...)

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 18:06
Porto
Porto

J'ai vécu un mois de juin assez intense, que je ne l'ai pas vu passer. Le point d'orgue a été bien entendu mon séjour au Portugal, je vous en parle bientôt. Il faut d'abord que je fasse du tri dans mes photos.

Le retour à la grisaille bretonne a été un peu violent. Entre le stress des résultats de concours de fi-fille et le retard accumulé au travail, je n'ai pas vu le jour depuis mon retour (retour très mouvementé en raison de la grève des contrôleurs aériens).

Quoi d"autre ?

Un film :

Juin 2016, des livres et quoi d'autre ?

Avant de partir, je suis allée au cinéma en famille voir "Retour chez ma mère" d'Eric Lavaine avec Alexandra Lamy, Josiane Balasko et Mathilde Seigner. Ce n'est pas le film du siècle mais une comédie qui offre un bon moment détente. Balasko est très drôle (les autres acteurs ne sont pas mal non plus).

Le pitch :Quand Stéphanie, 40 ans, doit retourner vivre chez sa mère après avoir perdu son travail, elle n'est pas au bout de ses peines. Elle se trouve en effet confrontée à un règlement de compte avec son frère et sa sœur et une mère qui a bien changé... Un secret de famille bien caché va finir par émerger.

Des lectures éclectiques ce mois-ci et un rythme moins soutenu que d'habitude pour cause de vacances actives.

J'ai lu deux biographies des sœurs Brontë pour le mois anglais, avec une préférence pour "Les soeurs Bronte à 20 ans"

Juin 2016, des livres et quoi d'autre ?

- j'ai lu également le premier roman de notre copine de blog, Stephie : "(Presque) jeune, (presque) jolie et (enfin) célibataire"

- j'ai écouté ( je n'ai pas encore fini mais j'aime beaucoup) "La carrière du mal" en audio (Robert Galbraith).

Pour les deux derniers, les billets sont à suivre.

La thé-box de juin :

Juin 2016, des livres et quoi d'autre ?

J'ai reçu la première Thé-Box de l'abonnement reçue en cadeau pour mon anniversaire (après la box du partenariat avec Audiliob, mon mari m'a offert un abonnement pour 3 mois).

En juin, c'est une Thé Box au contenu rafraîchissant. Cerise sur le gâteau, elle s'accorde bien avec la décoration de ma maison. J'ai commencé à goûter aux différents thés et tisanes qu'elle contient et je suis assez emballée (je vous en dirai quelques mots plus tard).

A bientôt pour un petit reportage sur mon voyage au Portugal !

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 23:54
Quidam Editeur - 260 pages - Avril 2016
Quidam Editeur - 260 pages - Avril 2016

Marguerite n'est pas bien dans sa peau, n'a pas de libido et vit avec un obsédé sexuel qu'elle nourrit et héberge. Elle écrit des piges pour un magazine littéraire et croise un jour, dans les locaux du magazine, un ancien président de la république qui lui demande d'écrire sa biographie. Marguerite, qui ne sait pas dire non, accepte la mission. L'ancien président (savant mélange d'anciens vrais présidents de république) est également obsédé par le sexe. Marguerite, très prude au début du livre va finir par se dévergonder (pas vraiment par plaisir mais de nouveau parce qu'elle ne sait pas dire non). Les deux autres personnages influents du livre sont la mère (elle aussi très portée sur le sexe ) et l'un des amants de cette dernière (un flic qui ne déplaît pas à Marguerite).

Je vous ai présenté rapidement les personnages, il me faut maintenant vous en dire un peu plus sur l'histoire, qui n'est pas simple à résumer. On va dire que le flic (l'amant de la mère) mène une enquête sur une série de magouilles politiques qui se sont soldées par des assassinats. Marguerite, qui recueille les confidences du vieux président libidineux, va trahir quelques secrets qui ne tomberont pas dans l'oreille d'un sourd...

Les personnages sont essentiellement guidés par leurs pulsions, sauf Marguerite, victime plus ou moins consentante de gens qui l'utilisent. Certaines situations sont cocasses et j'ai ri plusieurs fois même si, sans être prude, j'ai trouvé que les personnages étaient un peu trop focalisés sur le sexe. Si je suis prête à accepter l'idée que les hommes de pouvoir se laissent parfois guider par leurs pulsions, j'ose espérer qu'ils ne sont pas tous des DSK en puissance. Concernant les magouilles politiques qui finissent mal, les affaires de type "Boulin" ou "Juge Renaud" sont là pour témoigner qu'Erwan Larher ne fabule pas.

Le ton ironique du portrait suivant m'a un peu surprise pour un auteur qui aime faire du charme aux blogueuses dans les salons du livre : "Elle est aussi seule en littérature qu’en amitié. Elle referme le roman – qui va dérouiller sévère sur son blog si elle trouve l’énergie d’écrire – et se connecte sur Facebook. On dirait qu’il leur arrive à tous des trucs formidables : ils ont plein d’amis, des commentaires sous leurs photos, on partage leurs statuts. Elle a le sentiment fugace de vivre pour de faux". Pour les non-blogueurs, soyez rassurés, les blogueuses (du moins celles que je connais) ont de vrais amis et ne se vengent pas de leurs malheurs en écrivant des billets assassins.

On peut faire le rapprochement entre ce roman d'Erwan Larher et ceux de Virginie Despentes, notamment au niveau du style. La lecture est fluide et l'enquête policière tient en haleine et prend de l'ampleur à la fin du roman. J'ai trouvé l'histoire un peu "too much" mais l'audace de l'auteur m'a vraiment amusée.

Un roman pour le moins décoiffant.

Une lecture commune avec Enna. Nous avons échangé nos impressions durant la lecture et je pense que son billet sera plus sévère que le mien....

Les avis de Keisha - Sabine - Gwenaelle

Marguerite n'aime pas ses fesses - Erwan Larher

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" de Babelio

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 23:45
Editions l'Archipel - Mars 2016 - 350 pages
Editions l'Archipel - Mars 2016 - 350 pages

Cette biographie raconte, de façon romancée, l'épisode Bruxellois de Charlotte et Emily Brontë, alors qu'elles étaient âgées respectivement de 25 et 23 ans. Charlotte avait réussi à convaincre le Pasteur Brontë de la nécessité, pour elle et sa sœur, d'améliorer leur français dans l'idée d'ouvrir une école à Haworth, leur village natal (ce qu'elles ne feront pas, finalement).

Les voici donc toutes deux pensionnaires à l'école Héger, à Bruxelles. Ce sont des élèves au statut particulier car elles sont plus âgées que les autres élèves. L’adaptation est très difficile pour Emily, assez sauvage et amoureuse de la nature. Elle a le mal du pays. Charlotte, en revanche, se fait bien à sa nouvelle vie. Elle aime se promener dans les rues de la capitale belge, seule ou accompagnée. Hélas, avant la fin de leur séjour, elles seront contraintes de rentrer en Angleterre car leur tante vient de décéder. Charlotte repartira seule à Bruxelles quelque temps après, comme enseignante et élève. La seconde partie de son séjour ne se passera pas aussi bien que la première...

En effet, ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est que Charlotte était tombée amoureuse du mari de la directrice, Constantin Héger. On ne sait pas si cet amour était réciproque mais on peut supposer qu'il n'était pas insensible au charme de Charlotte. C'est en tout cas le parti pris de Jolien Janzing. Ce dont on est certain, c'est que la directrice avait fini par s’apercevoir de l'attirance de Charlotte pour son mari et l'avait contrainte à démissionner. De retour en Angleterre, Charlotte, brisée, avait mis des mois à se reconstruire, envoyant à son "Maître", des lettres désespérées.

Le pensionnat Héger
Le pensionnat Héger

Parallèlement à l'histoire de Charlotte et de Constantin Héger, nous suivons l'idylle du roi Belge de l'époque avec une jeune fille de 16 ans issue de la bourgeoisie. Le parallèle est intéressant. Ce que j'ai aimé également dans ce roman, ce sont les descriptions de la vie des différentes classes sociales et de leur cohabitation, au 19ème siècle, à Bruxelles.

Avec une biographie romancée, il faut accepter, bien-entendu, la subjectivité de l'auteur. Je l'ai fait volontiers mais j'ai ressenti le besoin, une fois le roman terminé, de me documenter pour démêler le vrai du vraisemblable.

C'est une lecture agréable et intéressante pour qui s'intéresse aux soeurs Brontë.

Cette année, les anglais célèbrent le bicentenaire de la naissance de Charlotte Bronte. Je suis ravie de lui rendre avec ce billet, un petit hommage à l'occasion du mois anglais.

Charlotte
Charlotte

Je remercie Les éditions Archipel et l'agence LP conseils

L'amour caché de Charlotte Brontë - Jolien Janzing

Le mois anglais, c'est chez Cryssilda et Lou

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:26
Sixtrid -  6 heures 20 - Lu par Marie-Christine Letort
Sixtrid - 6 heures 20 - Lu par Marie-Christine Letort

D'origine espagnole, la mère de la narratrice, nommée Montsé, a partiellement perdu la mémoire mais se souvient parfaitement de l'été de ses quinze ans. Le temps d'une nuit, Montsé avait vécu un amour aussi beau que fugitif avec un soldat français qu'elle n'a jamais revu. Neuf mois plus tard, un enfant était né de cette union. Nous sommes alors au tout début de la guerre civile espagnole mais la jeune fille est tellement absorbée par les conséquences de sa folle nuit qu'elle ne mesure pas vraiment se qui se trame autour d'elle. Dans les mois qui vont suivre, sa vie et celle de sa famille seront pourtant bouleversées par les conséquences de cette guerre fratricide.

L'auteure fait régulièrement s'exprimer Montsé en fragnol (mélange de français et d'espagnol) ce qui rend la narration vivante et souvent amusante. On ressent tout l'amour de Lydie Salvayre pour sa mère. L'auteure s’appuie également sur les écrits de l'écrivain Georges Bernanos sur la guerre d'Espagne et notamment sur le rôle accablant des évêques dans le massacre d'innocents. Ces écrits complètent et éclairent l'histoire familiale de Lydie Salvayre.

On a beaucoup parlé de ce livre dans les médias quand il a obtenu le Prix Goncourt en 2014 et un détail m'avait un peu refroidie : les phrases en espagnol que l'auteur distille au fil de son récit. J'avais tort. Je ne comprends pas cette langue mais je n'ai pas été gênée. Les phrases en espagnol ne sont pas essentielles à la compréhension du texte.

J'ai écouté ce livre à l'occasion de mon séjour à Barcelone. C'était un bon choix pour appréhender ce pan de l'histoire espagnole. Le texte se prête à la forme audio et l'interprétation est parfaite.

Un roman original par sa forme et passionnant d'un point vue historique.

Pas pleurer - Lydie Salvayre (audio)

Lu dans le cadre de Écoutons un livre.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 11:10

le Diable Vauvert - 162 pages - avril 2016

Cette biographie, issue de la collection du Diable Vauvert "A 20 ans", se penche sur la jeunesse de Charlotte, Emily et Anne Brontë. Nées dans le Yorkshire dans la première moitié du 19ème siècle, les trois filles du Pasteur de Haworth ont écrit des chefs d'oeuvre de la littérature anglaise qui ont traversé les époques : "Jane Eyre" pour Charlotte, "les hauts de hurlevent" pour Emily et "Agnes Grey" pour Anne.

Comment ces jeunes filles sont-elles passées de l'anonymat à la postérité ? Tout d'abord parce qu'elles étaient brillantes et atypiques. Orphelines de mère, elles ont été été élevées par un père cultivé, à l'esprit ouvert. Bien qu'ayant été confrontées très jeunes à la dureté de la vie, les trois sœurs n'ont cessé, avec leur frère Branwell, de fabriquer des mondes imaginaires, suscitant entre frère et soeurs une émulation créatrice. Les années que les filles ont passées dans des pensionnats plus ou moins sordides ou plus tard comme gouvernantes ou institutrices les ont marquées profondément. Elles en racontent des épisodes dans leurs chefs d’œuvres respectifs.

Les trois soeurs dessinées par leur frère

Crédit photo *

En 160 pages, Stéphane Labre nous présente les points communs entre les sœurs mais également leurs différences. Au terme de la lecture, on ne peut plus les confondre : Charlotte, orgueilleuse et passionnée, Emily, sauvage et secrète et Anne, douce et fragile. Nous découvrons également la personnalité de Branwell, le décevant fils Brontë.

Cette biographie offre l'intérêt de réunir l'essentiel de la vie des soeurs Brontë. Tout s'est joué pour elles avant trente ans. Elles sont mortes (trop) jeunes, nous laissant en héritage des œuvres d'une grande originalité et d'une maîtrise littéraire époustouflante.

A la fin de l'ouvrage, il nous est proposé un résumé chronologique des événements marquants de la vie des trois sœurs ainsi qu'une liste des nombreux ouvrages et films qui leur ont été consacrés.

Cet ouvrage est une bonne base pour découvrir la vie des soeurs Brontë dont je ne me lasse pas d'explorer l'univers, au fil des années.

Merci à l'agence Agnès Chalnot de m'avoir permis de découvrir cette collection qui regroupe la jeunesse d'un certain nombre d'auteurs (George Sand, Camus, Flaubert...).

Je vous mets le lien vers La page facebook : "Les soeurs Brontë à 20 ans",

* Le tableau dans cet article est un collage de Louise Sanfaçon pour son entête de blogue https://soeursbronte.wordpress.com/, à partir du portrait des trois sœurs réalisé en 1834 par Branwell Brontë et d'un tableau de John William Inchbold (Moorland, 1855)

Le mois anglais, c'est chez Cryssilda et Lou

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 23:48
Dargaud 2015 - 120 pages
Dargaud 2015 - 120 pages

Des seins, dessins, desseins... un jeu de mots et de couleurs pour cette BD très féminine et pourtant écrite par un homme.

Olivier Pont nous propose sept portraits de femmes qui font face à leur destin avec courage et détermination. Ces portraits ont un point commun : mettre à l'honneur des seins. Nous sommes dans la vraie vie, pas dans un magazine féminin. Ces femmes ne correspondent pas forcément aux canons actuels de la beauté mais qu'importe. Elles assument leur corps et ne veulent pas être réduites à leur apparence.

Fanny (cliquez pour agrandir)
Fanny (cliquez pour agrandir)

Mes trois portraits préférés :

Sylvia : Où l'on découvre que les seins peuvent se montrer un peu étouffants. Une histoire tragiquement drôle.

Fanny : C'est le cœur serré que l'on comprend pourquoi Fanny s'est présentée comme modèle dans un atelier de dessin.

Fleur : La dentelle embellit et donne confiance comme le démontre cette histoire de solidarité féminine qui réchauffe le cœur.

Bravo à Olivier Pont pour sa délicatesse et sa pudeur. C'est un bel hommage aux femmes.

Les avis de Jérôme, Jacques, Noukette

L'interview de l'auteur par Jacques

DesSeins - Olivier Pont (BD)

La BD de la semaine, c'est chez Stephie ce mercredi.

DesSeins - Olivier Pont (BD)

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 20:54
Mai 2016, des livres et quoi d'autre ?

Mai a été un mois particulièrement riche me concernant.

Pour commencer, j'ai participé en compagnie de Gwenaëlle, au vernissage de l'exposition 2016 de l'école des filles, à Huelgoat. Une bonne occasion pour connaitre un peu mieux les artistes qui exposent régulièrement dans ce lieu magique, comme par exemple, Matthieu Dorval (qui, en plus d'avoir du talent, a beaucoup d'humour).

Après avoir fait un tour rapide de l'exposition, nous promettant d'y retourner pour une visite guidée, nous avons écouté les discours de circonstance avant de déjeuner dans une crêperie. Après le repas,nous sous sommes baladées dans le chaos granitique en faisant une petite halte au café Librairie "L'autre Rive" (un rituel pour nous désormais).

Mai 2016, des livres et quoi d'autre ?

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Juste après Barcelone, j'ai passé le week-end de la Pentecôte à Saint-malo avec mon mari. Le samedi, avec Gambadou, je suis allée au Festival Étonnants voyageurs.

Je vous engage à aller lire le compte rendu de Gambadou, très complet, vous saurez tout de notre journée (ici).

Mai 2016, des livres et quoi d'autre ?

Comme Gambadou, j'ai apprécié la journée tout en regrettant qu'il y ait tant de monde. Nous préférons les salons plus intimes où les auteurs sont accessibles. J'admets toutefois que le côté international du salon permet de beaux échanges entre les auteurs et des débats passionnants.

De ma visite du salon, je retiendrai notamment la rencontre animée par Ys (Yspadadden) sur le thème suivant : "Le nom du monde est magie". J'ai aimé l'aisance de Carole Martinez et sa proximité avec son auditoire. Les deux autres auteurs qui participaient à l'échange étaient assez atypiques : une anglaise un peu excentrique (Jo Walton) et un auteur Jamaïcain (Kei Miller).

J'ai bien aimé aussi la remise du prix "Littérature Monde", qui réunissait un beau plateau (Paule Constant, Ananda Devi, Nancy Huston, Dany Laferrière...). Les Lauréats 2016 sont Makenzy Orcel pour L’Ombre animale (Zulma) et Ondjaki pour Les Transparents (Métailié). C'est avec beaucoup d'émotion que Makenzy Orcel a dédié ce prix à son père qui ne sait pas lire.

Cerise sur le gâteau, nous avons croisé plusieurs blogueurs : Yanek (déjà rencontré à Rennes), Papillon (qui m'a reconnue d'après photo) sans parler de Ys (avec qui nous avons pu échanger quelques mots avant la rencontre qu'elle animait).

Le lendemain, j'ai pu passer un moment avec Karine qui a quitté son cher Québec pour passer six mois en France et Fabienne (ancienne blogueuse).

Ce fut un beau week-end ensoleillé, idéal pour découvrir Saint Malo et la côté d'Emeraude.

Mai 2016, des livres et quoi d'autre ?

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Mai 2016, des livres et quoi d'autre ?

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Mai 2016, des livres et quoi d'autre ?

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Le dernier moment fort du mois dont j'ai envie de vous parler, c'est l'adaptation théâtrale du roman de Maeliss de Kerangal par Emmanuel Noblet.

Mai 2016, des livres et quoi d'autre ?

Comment retranscrire mon émotion devant ce spectacle, d'une force incroyable ?

La vie et la mort sont réunies sur scène et la vie triomphe grâce aux battements d'un coeur qui repart. D'un côté, un jeune surfeur qui perd la vie et de l'autre une femme de cinquante ans en attente de greffe. Au centre, une chaîne humaine formée par le corps médical et les parents du jeune homme.

La performance de l'acteur, Emmanuel Noblet, est remarquable. seul sur scène, il passe avec aisance d'un personnage à un autre : du surfeur au médecin, en passant par l'infirmier... Il est accompagné de voix-off, de projections, de musique. Son interprétation est juste et pudique. L'acteur dose continuellement l'émotion pour ne pas tomber dans le pathos et y entraîner les spectateurs. On se surprend même à sourire, parfois, alors que deux secondes avant, l'émotion menaçait de de nous submerger.

L'adaptation est fidèle au roman bien que, naturellement, des coupes aient été nécessaires. A la fin du spectacle, les spectateurs ont pu échanger avec Emmanuel Noblet. Une série de questions-réponses spontanées nous a permis d'avoir quelques éléments sur le making-of du spectacle, de comprendre sa démarche et ses relations (excellentes) avec Maeliss De Kerangal.

Mai 2016, des livres et quoi d'autre ?

Si cette adaptation passe par chez vous, ne la ratez pas, c'est à voir absolument (je ne suis pas la seule à le dire).

Un grand merci à Cécile, qui comme toujours a eu du nez dans la programmation.

Un mois de mai chargé et j'ai moins lu...mais un peu tout de même.

Ma lecture marquante du mois est un livre que je voulais lire depuis longtemps "Amours" de Léonor de Recondo. Un roman d'une grande délicatesse, dont je vous parlerai bientôt (si je trouve le temps de rédiger un billet).

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