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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 23:13

Gallimard 2018 - 550 pages

Ce dernier tome est celui de la maturité et de la vieillesse des deux amies d'enfance. De nombreux événements interviennent dans ce long 4ème tome. Parmi ceux qui conditionneront la vie des deux femmes, je citerai la naissance d'un troisième enfant dans chacune des familles. Elena, dont la vie familiale ne cesse de se compliquer, choisit de s'installer dans le quartier de son enfance, à Naples. Pour qu'Elena puisse continuer à écrire, Lila se dévoue corps et âme à son amie, mettant entre parenthèses sa propre carrière. Un drame intime va fragiliser l'amitié des deux femmes, une fois encore.

Nous retrouvons, dans ce quatrième tome, les histoires du quartier et des personnages que nous avions plus ou moins perdus de vue dans les tomes précédents. J'avoue que j'ai eu un peu de mal à me remémorer leurs histoires et le lien entre eux (frères et sœurs, époux/épouses...). Pour cette raison, ces destins parallèles ont eu du mal à me passionner. Je conseille à ceux qui se lanceraient dans la quadrilogie de ne pas laisser trop de temps passer entre la lecture de chaque tome.

Si quelques longueurs freinent un peu mon enthousiasme pour cette série (notamment dans le dernier tome), je dois dire que j'ai aimé suivre, tout au long de leur vie, ces deux napolitaines. La nature de leur relation, ambiguë, complexe, n'en finit pas de questionner. Relation toxique ou fusionnelle ?  Au terme du quatrième tome, je penche pour la deuxième option mais je n'ai pas totalement cerné la psychologie de Lila (pas plus qu'Elena ne l'a fait, d'ailleurs).

J'ai particulièrement aimé la dimension politique, sociologique et historique du roman. Nous suivons notamment l'émancipation des femmes en Italie sur plusieurs décennies. Entre le début et la fin du roman, le monde a changé et le quartier de Naples, où tout a commencé dans les années 50, a bien changé aussi.

J'ai refermé ce dernier tome avec une petite frustration car tous les mystères ne sont pas levés mais en y réfléchissant, c'est sans doute mieux ainsi. 

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 23:50

Audiolib 2017 (Grasset) - 5 h 04 - Lu par l'auteure - Rebecca Marder et Estelle Vincent

Dans ce premier roman, Laetitia Colombani a choisi de raconter une tranche de vie de trois femmes de continents différents. Chacune d'entre elles va être confrontée à une situation suffisamment déstabilisante pour qu'elle remette en cause son mode de vie et s'engage dans une voie opposée à celle pour laquelle elle était conditionnée.

Tour à tour, nous faisons la connaissance de Sarah, une excécutive-woman canadienne qui a tout misé sur sa carrière en consacrant le minimum de temps à sa famille. Il y a aussi Giulia la sicilienne, qui travaille dans l'atelier de son père en attendant un probable mariage et enfin Smita l'indienne, qui subit la terrible condition des femmes intouchables.

Le roman est assez court. L'histoire de chaque femme n'est donc pas très développée. Nous en apprenons toutefois suffisamment pour nous faire une idée des vies quotidiennes, très différentes les unes des autres comme vous pouvez l'imaginer. Sarah est victime de discrimination au travail, Guilia doit se battre contre un patriarcat qui la bride et Giulia veut à tout prix offrir une existence meilleure à son enfant. Le destin des trois femmes va se croiser, à l'heure de la mondialisation.

Ce premier roman n'est pas parfait. L'intrigue est tressée de fil blanc (je me demande si l'auteure n'aurait pas mieux fait d'annoncer la couleur dès le départ afin d'éviter un faux suspens). Les personnages sont un peu caricaturaux. Malgré tout, j'ai passé un bon moment à écouter cette histoire. C'est une lecture agréable, fluide, qui met en avant le courage des femmes, confrontées bien à des difficultés quel que soit le continent dans lequel elles vivent. J'ai été particulièrement marquée par l'histoire de Smita, l'intouchable, bien qu'elle eut mérité plus de développement.

La version audio, en donnant à chaque femme une voix différente, renforce la singularité de chaque existence.

En dépit de ces quelques bémols un peu frustrants, j'ai apprécié cette lecture tout public.

Valérie n'a vraiment pas aimé ce roman

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2018

 

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 20:56

Philippe Rey - 151 pages - février 2018

Nathan Weiss, 40 ans, reçoit l'appel d'une voisine de sa mère lui annonçant que cette dernière, prénommée Marthe, veut le voir rapidement. Surpris, car il n'a plus guère de relation avec sa génitrice depuis la mort de son père, Nathan quitte la Slovénie, où il vit depuis quelques années, pour se rendre à Paris. Il trouve Marthe affaiblie, désormais dépendante et atteinte de façon assez avancée par la maladie d'Alzeimer. La voisine qui veille sur elle lui annonce que la vieille femme lui a confié huit lettres qu'elle lui remettra à chaque fois qu'il fera le déplacement pour rendre visite à sa mère. Furieux, se sentant manipulé, il accepte toutefois le deal et vient voir Marthe sept autres fois, la trouvant chaque fois un peu plus affaiblie. Il prend connaissance, au fil des lettres, du passé de sa mère.

Les visites de Nathan à Paris alternent avec les lettres de Marthe. Ce n'est qu'à la fin du roman que l'on comprend la raison de la froideur apparente de cette mère envers son fils. La révélation faite par la vielle femme dans sa dernière lettre nous amène à porter un autre regard sur elle, à mieux comprendre les raisons qui l'ont amenée à garder une certaine distance vis à vis de son fils depuis sa naissance. 

J'ai entamé cette lecture peu de temps après avoir lu un avis très mitigé sur ce roman. C'est donc sans trop d'attente que j'ai abordé l'ouvrage, me réjouissant qu'il ne soit pas trop épais. Le principe des lettres qui dévoilent un secret n'est pas novateur et je ne vous dirai pas que ce roman, dans son ensemble, est très original. Néanmoins, je trouve qu'il vaut le détour. C'est une histoire touchante qui a su me cueillir à la toute fin.

Un premier roman plutôt réussi.

L'avis (mitigé) d'Antigone et celui plus enthousiaste de Gambadou

Je remercie l'Agence Anne et Arnaud

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 00:12

Grasset - mars 2018 - 159 pages

 "on écrit pour comprendre ce que l’on ne comprend pas. Quand j’écrivais Vie de ma voisine, mon héroïne me parlait de sa mère. Elle me racontait ses mots, elle évoquait ses gestes. L’amour d’une mère. Je mesurais mon ignorance dans ce domaine. Ma mère n'en savait ni les mots ni les gestes".

Ces quelques lignes, sur la quatrième de couverture, m'ont donné envie de découvrir "le chagrin d'aimer". J'avais dans l'idée de prolonger ma lecture de "Vie de ma voisine", lu précédemment. J'ai constaté assez vite qu'il il n'y avait pas vraiment de lien entre les deux ouvrages sinon qu'il est question, dans les deux récits, de l'amour filial et de la façon dont il se manifeste. Dans la famille de Geneviève Brisac, les gestes d'amour n'existent pas. L'auteure en a souffert : "Je suis traversée par la douleur de n'être pas aimante, une douleur cruelle et sans nom. j'aimerais savoir les gestes et faire les caresses...".

Excentrique, ne ressemblant en rien aux mères de ses copines, Geneviève Brisac avait souvent honte de sa mère, qu'elle aurait voulue plus conventionnelle. Elle l'aurait aimée aussi moins égoïste et moins tournée vers ses propres besoins. Au fil des courts chapitres, des fragments de récit, se dessine une femme très originale,  aux origines étrangères, qui a elle-même souffert de son enfance. De ce passé, elle parle peu, laissant sa fille sans réponse aux questions qu'elle se pose.  A la fin de sa vie, par obligation, Mélini laisse sa fille entrer dans sa sphère intime. Bien qu'elles partagent des moments conviviaux une certaine distance subsiste, une maladresse dans la façon d'être l'une avec l'autre.

Je n'ai lu pas lu beaucoup d'ouvrages de Geneviève Brisac mais d'après ce que j'ai pu lire ici ou là, l'auteure, hantée par sa famille, revisite sans cesse ce thème. Ce court récit autobiographique donne certainement quelques clés de compréhension de son œuvre. L'auteure suggère plus qu'elle ne dit. Il faut lire entre les lignes pour deviner l'amour qu'elle porte à sa mère. J'ai apprécié cette lecture mais je garde une préférence pour "Vie de ma voisine", que j'ai trouvé plus riche au niveau du contenu. 

Un récit intimiste sur une relation mère-fille

Merci à l'éditeur pour l'envoi.

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 09:33

Buchet Chastel - janvier 2018 - 160 pages

Ce petit livre traite d'un sujet assez peu évoqué en littérature, me semble t'il, le déni de grossesse. Nous sommes dans un petit village reculé de montagne. Une femme vient de mettre monde un enfant, dans une salle de bain, seule. Sous le choc, découvrant sa femme hébétée dans la salle de bain, son mari appelle un ami à la rescousse. C'est lui qui comprend ce qui se passe en découvrant la chose sanguinolente qui gigote dans la baignoire. Il conduit tout le monde à l'hôpital, l'enfant emmitouflé contre lui dans sa veste. Voilà pour les faits.

L'histoire nous est racontée par les différents protagonistes de l'histoire : le mari, la femme, l'ami, la sage-femme qui les accueille à l'hôpital, l'institutrice du village, les grands-parents de l'enfant... Ces différents points de vue nous permettent d'analyser le cataclysme produit par cette naissance inattendue. Le point de vue de la mère de l'enfant est particulièrement troublant. Nous comprenons, au travers du récit des faits, le mécanisme à la fois psychologique et physiologique du déni de grossesse. 

La construction du roman offre deux possibilités : lire chaque témoignage, l'un après l'autre, ou suivre l'ordre des pages. J'ai tenté la première option, mais je trouvais la lecture fastidieuse. J'ai donc suivi l'ordre des pages. L'écriture fait appel au langage oral. Chacun s'exprime à sa façon, ce qui rend la narration très vivante. L'histoire s'arrête au retour à la maison. Nous ne saurons donc pas comment le couple surmontera l'épreuve dans le temps. Le témoignage de l'institutrice nous met sur la piste d'un possible qui n'est heureusement pas une fatalité. On ne peut que croiser les doigts pour que la petite famille trouve son équilibre après ce démarrage chaotique.

Juste pour l'anecdote, j'ai lu ce livre dans l'avion (aller et retour Brest/Paris). Il faut croire que je ne suis pas trop superstitieuse vu le titre.

Un roman intéressant, qui fait le tour d'un sujet complexe en 160 pages.

Lu dans le cadre d'une opération "Masse critique" de Babelio

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 00:31

VDB (Robert Laffont 2013) - 17 h 34 - Lu par José Heuzé

Nous sommes aux Etats Unis, dans l'état du Kansas. Un pasteur nommé Keith Schroeder reçoit la confession d'un homme qui a violé et tué une jeune femme, voilà 9 ans dans l'état du Texas. Cet homme, nommé Travis Boyette, sait qu'à 600 kilomètres, un homme va bientôt être exécuté à tort pour le meurtre qu'il a commis. Le pasteur, perturbé par la confession, fait des recherches sur internet et trouve le nom de l'avocat de l'accusé, un certain Roby Flack. Il tente de rentrer contact avec ce dernier, qui finit par le prendre au sérieux. Mais il faut faire vite car l'accusé, un jeune homme noir nommé Donté Drumm, est dans le couloir de la mort, attendant son exécution. En dépit des risques qu'il encourt, le pasteur embarque Travis Boyette et file avec lui vers le Texas. Parviendront-ils à sauver Donté ? 

C'est un véritable compte à rebours qui se met en place. Nous prenons connaissance des pratiques douteuses d'une police raciste et sans scrupules. Le système judiciaire ne vaut pas mieux, bafouant la présomption d’innocence sans aucun état d'âme. Pour couronner le tout, des journalistes à sensation mettent de l'huile sur le feu en médiatisant l'affaire sans aucune éthique. 

Comme chacun sait, la majorité des états pratiquent la peine de mort aux Etats Unis. "La confession" est un véritable plaidoyer contre cet usage d'un autre âge. L'auteur n'hésite pas à relater précisément le déroulé de la mise à mort afin de créer un électrochoc chez le lecteur. J'étais convaincue par la barbarie de cette pratique, je ne suis encore plus après avoir lu ce roman. Sans parler du risque d'exécuter un innocent, sans retour arrière-possible en cas d'erreur judiciaire (on sait que cela existe). Dans le cas présent, l'affaire est d'autant plus révoltante que la couleur de peau du jeune homme joue en sa défaveur.

"La confession" est un polar efficace, qui ne fait pas dans la dentelle. J'en ai appris davantage sur les rouages de la justice dans le Texas, l'un des états le plus "zélé" en matière l'exécution judiciaire. En dépit de quelques longueurs, j'ai apprécié cette lecture instructive et poignante.

Un petit bémol sur la version audio : de nombreux bruitages s'invitent dans le récit, d'une façon que je n'ai pas toujours trouvé très heureuse. Le lecteur, en revanche, est parfait.

Un roman audio poignant et instructif qui rentre dans le cadre du challenge d' Enna (avec laquelle je partage cette lecture commune et que je remercie pour le prêt)

 

Ce roman rentre dans le cadre de mon défi "50 états 50 romans" qui avance tranquillement

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 21:10

Belfond octobre 2017 - 362 pages

Quand Babelio a proposé de m'envoyer ce titre (premier tome d'une trilogie), je n'ai pas réfléchi longtemps, satisfaite de renouer avec le célèbre auteur américain que je n'avais pas lu depuis un bon moment. Je dois avouer également que la perspective d'une lecture que j'imaginais facile et addictive n'avait rien pour me déplaire (de temps en temps, cela ne fait pas de mal).

La lecture n'a pas été addictive mais j'ai toutefois trouvé mon compte dans ce portrait de jeune femme des années 70 aux Etats Unis. J'ai pris plaisir à cheminer aux côtés d'Alice Burns que nous accompagnons durant sa dernière année au Lycée puis, l'année suivante, à l'université de Bodwoin, dans le Maine. Douglas Kennedy parvient à décrire de façon très crédible les désirs et frustrations de la jeune femme. Il restitue l'ambiance et les mentalités des années 70, avec notamment le rejet de l'homosexualité qui n'est pas encore passé dans les mœurs (pas même chez les jeunes gens).

Alice découvre la vie universitaire, une première expérience de vie commune avec un étudiant et une première déception sentimentale. Elle se rendra compte que derrière les professeurs se cachent des hommes et des femmes, avec leurs forces et leurs faiblesses. Une petite remarque en passant, j'ai été surprise par la proximité entre les professeurs et les élèves. C'est quelque chose que je n'ai pas connu en France (une dizaine d'années après la narratrice). 

Avant que l'histoire ne commence réellement, le prologue nous transporte des années plus tard. La jeune femme rend visite à son frère Adams qui se trouve en prison. Qu'a t'il fait ? Nous ne saurons pas dans ce premier tome, ce qui nous poussera bien entendu à lire le deuxième. Le dernier chapitre est marqué par la fin de l'année scolaire. Alice s'apprête à donner une nouvelle orientation à ses études en quittant Bodwoin pour de nouvelles aventures...que je ne manquerai pas découvrir en continuant la lecture de la trilogie.

Une lecture plaisante.

Lu ans le cadre de D'une opération spéciale de Masse critique - Babelio

Cette lecture contribue à mon challenge " 50 romans - 50 états" qui avance tranquillement. 

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 21:12

Le seuil - 215 pages - août 2017

Nos richesses raconte l'histoire d'une librairie fondée en 1936 à Alger par Edmond Charlot. Cet homme était à la fois libraire, éditeur, bibliothécaire et galeriste. Il avait démarré sa carrière à l'âge de 20 ans en ouvrant une minuscule librairie dans une rue d'Alger. Il avait nommé le lieu "Les vraies richesses", reprenant, avec son accord, le titre d'un texte de Jean Giono.

L'auteure, Kaouther Adimi, est passée un jour par hasard devant "les vraies richesses". La librairie n'existe plus mais la romancière a été intriguée par la plaque commémorative apposée sur la façade du local. L'idée lui est venue de faire des recherches sur la librairie, puis d'écrire un roman. Elle nous propose le journal imaginaire de Charlot en alternance avec une fiction dans laquelle elle imagine la fermeture des lieux, après la période transitoire où la librairie a servi de refuge à une antenne de la bibliothèque de la ville. C'est à un jeune homme, Riad, qu'elle confie dans son histoire, la tâche délicate de vider les lieux. Délicate parce que l'ancien bibliothécaire ne l'entend pas de cette oreille.

J'ai trouvé intéressant de découvrir la vie d'Edmond Charlot, dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'ici. Cet homme passionné et passionnant a été un véritable découvreur de talents (Camus, Roblès, Sénac...). Il a même rivalisé à une époque avec les grands éditeurs parisiens. Malheureusement, des difficultés financières et sans doute des erreurs de gestion l'ont empêché de réaliser pleinement ses rêves

Je trouve des qualités à ce roman bien qu'il ne m'ait pas totalement emportée, je l'avoue. Il lui manque un souffle romanesque qui tient peut-être au format choisi à savoir le journal imaginaire. Je suis restée un peu sur ma faim, ce qui ne m'empêche pas de le conseiller malgré tout. Ne serait-ce que pour découvrir l'histoire fabuleuse de cette librairie et de son créateur, dans une Algérie au contexte historique mouvementé (1936 à nos jours).

Des bémols mais un roman à découvrir toutefois.

Merci à Babelio et aux Editions Du Seuil

 

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 23:44

Calmann Levy - aout 2017 - 235 pages

Francis vit à l'hôpital psychiatrique depuis depuis que ses parents, n'assumant pas d'avoir un enfant différent, l'ont lâchement abandonné. Francis se souvient de sa vie d'avant mais ne semble pas trop souffrir de cet abandon. Sa gaieté naturelle et sa sociabilité lui ont permis de s'adapter rapidement à sa nouvelle vie. Quand le directeur de l’hôpital et sa femme ont un enfant, Francis s'attache au petit Thierry qu'il appelle "Mon gamin". Se noue alors  entre ces deux êtres une amitié indéfectible.

Quarante ans plus tard le "gamin", devenu un chanteur à succès, renvient au village à l'occasion des obsèques de celle qui fut, pour une courte période, sa belle-mère. Ce retour au pays va donner à Thierry l'occasion de revisiter son passé et de comprendre les tenants et aboutissants de l’événement tragique qui l'a contraint a quitté le village voilà quarante ans.

C'est à l'occasion d'un tournage que Pascal Voisine, réalisateur, a découvert l'univers de la psychiatrie. Fasciné par ce monde à part il y est resté huit ans, le temps de récolter des anecdotes et de comprendre le fonctionnement de ces établissements. C'est donc tout naturellement qu'il a choisi de situer son premier roman dans un village comprenant, en son sein, un hôpital psychiatrique.

Ce premier roman est original par sa forme autant que par le thème choisi. Si un drame survient assez vite, l'histoire n'est n'est pas plombante pour autant. La fin est triste et belle à la fois, C'est avec un gros pincement au cœur que j'ai refermé le livre.

Un premier roman attachant. 

7/?

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 23:01

 

Fayard - 291 pages - août 2017

L'histoire se passe quelque part au fin fond de la  région minière des Appalaches, Les personnages que dépeint l'auteur sont drogués, alcooliques et marginaux. L'individu le plus marquant, nommé Arnett, est un dangereux sociopathe. Il vaut mieux éviter de croiser son chemin, sous peine de graves ennuis. C'est pourtant ce que va faire Léon, quand il se fait plaquer par sa petite amie Jenifer. Cette dernière n'a rien trouvé de mieux que de se mettre à la colle avec le sociopathe. Léon va tenter de la soustraire des griffes du fou furieux qui, bien entendu, ne l'entend pas de cette oreille. Le hic, c'est Jenifer n'est pas nette non plus. Le trio va se trouver embarqué dans une descente aux enfers à laquelle nous assistons, épouvantés. Pendant ce temps, Jonas, un ami de Léon, joue du bluegrass dans le bar du coin. Il s’inquiète de plus en plus pour Léon, qu'il n'a pas vu depuis un certain temps...

Ce roman est assez éloigné de ce que je lis habituellement mais comme Antigone l'avait sélectionné pour les matchs de la rentrée de Price Minister, et que nous en avions parlé ensemble, j'ai eu envie de le découvrir. L'histoire racontée par Lee Clay Johnson met bien dans l'ambiance de ces contrées reculées des Etats-unis où celui qui est sobre du matin au soir fait figure d’exception. Ce n'est pas un roman de tout repos : hard sexe, cuites mémorables, règlements de compte, meurtres. Heureusement, la country-music jouée dans les bars met un peu de baume au cœur. Je ne vous dirai pas je suis prête à renouveler ce type de lecture immédiatement mais je ne regrette pas d'être sortie des sentiers battus. L'auteur est sans nul doute talentueux car il a réussi à me faire (presque) aimer ce roman alors que je suis pourtant une "âme sensible".

Un premier roman, noir de chez noir... 

Merci aux Editions Fayard

6/?

En septembre, c'est le mois américain, chez Titine

Défi 50 états / 50 romans : La virginie

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