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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 17:51

Le livre de poche - 128 pages

Le narrateur, psychologue dans un hôpital, a pour mission de préparer les familles qui viennent de perdre un proche à accepter un don d'organes.

« Nous sommes des hyènes. C'est le surnom que l'on nous a donné dans le petit cercle où nous exerçons. Je déteste ce nom. Il me fait mal jour et nuit. Notre tâche consiste à préparer les familles dont un des membres vient de décéder à accepter une demande particulière. Nous leur apprenons sa mort et, dans le même temps ou presque, nous tentons d'obtenir l'autorisation de prélever sur son corps de multiples organes. »

Fragilisé par la mort de sa femme, situation qui le laisse seul avec un jeune enfant, l'homme ne supporte plus ce travail auquel il peine à trouver un sens. Il travaille en duo avec un collègue qui a pris tellement de recul par rapport à ce métier qu'il enchaîne les blagues vaseuses dès lors qu'ils sont seuls. Au bord du suicide, l'homme tente de garder la tête hors de l'eau pour ne pas abandonner sa petite fille, mais il est au bord du burn-out professionnel et nous sentons que tout est possible...

Philippe Claudel a pour habitude d'écrire des histoires sombres, mais je dois dire qu'avec ce roman, il « met le paquet ». Le métier du narrateur m'a fait penser à "Réparer les vivants" de Maylis de Kerangal, qui avait pour sujet le don d'organes. La comparaison s'arrête là car, autant l'ouvrage de Maylis est plein d'espoir, autant celui de Claudel est plombant. La fin de "J'abandonne" est un peu plus optimiste que le reste du roman, mais n'a pas réussi à me réconforter. Malgré la noirceur du roman, je dois reconnaître qu'il se lit aisément grâce à la plume impeccable de Claudel.

Un avis mitigé.

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15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 16:48

Audiolib 2025 - 9 h 10 - lu par Constance Dollé

Lu en 2025

Vanessa Springora est l'autrice du roman Le Consentement, dans lequel elle évoque la relation qu'elle a eue, adolescente, avec un écrivain d'âge mûr. Il y est question du phénomène d'emprise et des répercussions d'une telle relation sur le long terme. Avec Patronyme, elle nous propose de nouveau un récit autobiographique, conçu cette fois comme une enquête sur ses origines familiales.

Tout commence à la mort de son père, avec lequel elle avait coupé les ponts. Souffrant de troubles psychiatriques, il vivait reclus dans l'appartement de ses propres parents. Outre la découverte d'un pan caché de la vie de son père, Vanessa tombe sur des photos de son grand-père arborant un insigne nazi.

De sa famille paternelle, elle ne connaissait pas grand-chose, hormis ses origines tchèques. Elle relate ainsi des mois d'investigations plus ou moins fructueux, avec pour seul point de départ son nom : « Springora ».

Je ne peux pas dire que j'ai été totalement emballée par ce récit, que j'ai trouvé assez brouillon. L'autrice avance à petits pas et certaines découvertes, parfois minimes, ne me semblaient pas forcément essentielles au récit. En revanche, j'ai aimé les moments où la "petite" et la "grande" Histoire se mêlent. Son voyage à Zábřeh, en Moravie, est particulièrement intéressant, car il met en lumière le destin des Sudètes où vivait sa famille.

Pour conclure, si Patronyme ne m'a pas passionnée, j'ai tout de même apprécié découvrir une autre facette de Vanessa Springora, dont j'avais beaucoup aimé "Le Consentement".

Challenge "Ecoutons un livre"

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 13:26

Audiolib (Albin Michel pour la version papier) - 18h26 - Lu par Jeanne Cherhal/Anne Le Coutour/Patrick Mancini

Agnès, la narratrice, reçoit un appel de la police lui  annonçant que sa tante Colette vient de décéder. Le hic, c'est que la tante dont il est question est morte et enterrée depuis trois ans. Agnès décide de se rendre sur les lieux, qu'elle connait bien pour y avoir passé ses vacances quand elle était enfant. Elle y a encore des connaissances, qui vont l'aider à mener une enquête sur les traces de sa famille.

"Tata" est un roman qui n'est pas inintéressant. L'histoire de cette famille donne à l'écrivaine l'occasion d'explorer le thème de la maternité sous différentes formes.  Le portrait de la "tata" est réussi. C'est un personnage plus subtil qu'il n'y parait au premier abord et dont on a plaisir à découvrir l'histoire au fil du roman. 

Toutefois, je trouve de nombreux défauts à ce livre. L'intrigue, tirée par les cheveux, est peu crédible. Le roman comporte des longueurs en raison d'histoires parallèles qui alourdissent le récit. Trop de thèmes sont abordés : secrets de famille, maternité, maltraitance des femmes et des enfants, pédophilie, shoah... 

De la même écrivaine, j'ai largement préféré "Trois"

Challenges :

"Les pavés de l'été" chez "La petite liste"

"Ecoutons un livre" chez moi

 

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6 décembre 2023 3 06 /12 /décembre /2023 17:44

Flammarion août 2023 - 317 pages

Nous suivons plusieurs personnages dès 7 h 30 du matin. Tous se rendent au lycée. Il y Mo, un élève sans histoire, Candice une professeur de lettres et Paul un écrivain qui vient animer un atelier d'écriture. Plus tard nous ferons la connaissance des personnages secondaires : l'infirmière, la proviseure et d'autres élèves. A cause d'une simple photo prise par Mo, la journée de tous les protagonistes va basculer. Je n'en dirai pas plus pour ménager le suspens.

L'écriture, nerveuse, est en phase avec la tension qui monte au fil du roman. L'histoire est réaliste, si j'en crois les divers reportages sur les écoles en zone d'éducation prioritaire. Quelques moments de grâce montent que les enfants de ces établissements peuvent être constructifs et imaginatifs. Quant au personnel éducatif, je lui tire mon chapeau pour sa patience et son abnégation. 

Ce roman a obtenu de nombreux avis positifs et il a décroché le Prix Landerneau 2023. Je lui reconnais des qualités et pourtant ma lecture a été laborieuse. Je pense que je l'ai entreprise à un mauvais moment. Afin d'avancer dans mes lectures pour le Prix Landerneau, j'ai lu le roman quasiment d'une traite. Ce jour-là, je n'avais pas envie de m'enfermer dans un lycée de banlieue et j'avais hâte d'en sortir. Par ailleurs, je suis peut-être lassée de ce thème après avoir vu plusieurs reportages et écouté diverses émissions sur les établissements scolaires situés en zone défavorisée. 

A découvrir sur le sujet vous inspire !

Lu dans le cadre du Prix Landerneau

 

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8 octobre 2023 7 08 /10 /octobre /2023 20:43

Audiolib - 4 h  33 - Lu par Julie Bouillon

Sœur Anne accepte une mission en Bretagne car une de ses condisciples a rêvé qu'elle y verrait la vierge. Très vite après son arrivée, un adolescent de l'île voisine déclare avoir eu une vision. Il s'agit d'un jeune homme rejeté par les jeunes de son âge. Face au phénomène, les habitants de l'île perdent la raison et certains plus que d'autres. Sœur Anne, qui espérait tant voir la vierge, est, quant à elle, complètement chamboulée.

J'ai choisi de lire ce roman pour deux raisons. L'histoire se passe dans une île assez proche de chez moi, dans le Finistère, et j'avais bien aimé "le bal des folles", premier roman de l'autrice.  Je ressors de ma lecture assez mitigée. Certains personnages sont assez caricaturaux et auraient mérités d'être davantage travaillés. Par ailleurs, je n'ai pas vraiment cru à cette histoire dans le contexte de l'Ile de Batz. Certes, les bretons et notamment le Léon, ont une culture religieuse héritée du passé mais je ne pense pas que, de nos jours, les habitants d'un village breton réagiraient ainsi. La religion a perdu du terrain, comme partout ailleurs. Par ailleurs, les concours de circonstances sont un peu trop nombreux pour que l'histoire soit crédible.

Cela dit, j'ai écouté ce roman sans déplaisir. J'ai trouvé la sœur Anne touchante et humaine, avec ses forces et ses faiblesses. La nature, personnage à part entière, est bien restituée. C'est donc une lecture que je ne regrette pas, malgré tout, d'avoir entreprise. Le thème a le mérite d'être original et ma curiosité pour ce livre a été assouvie.

Globalement, un avis mitigé.

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 12:34

Audiolib 2021 (Actes Sud) - 14 h 57 - lu par Vincent Schmitt

La quatrième de couverture :

"Pour les besoins d’une thèse sur « la vie à la campagne au XXIe siècle », l’apprenti ethnologue David Mazon a quitté Paris et pris ses quartiers dans un modeste village fictif au bord du Marais poitevin. Logé à la ferme, bientôt pourvu d’une mob propice à ses investigations, s’alimentant au Café-Épicerie-Pêche et puisant le savoir local auprès de l’aimable Maire – également fossoyeur –, le nouveau venu entame un journal de terrain, consigne petits faits vrais et moeurs autochtones, bien décidé à circonscrire et quintessencier la ruralité.
Mais déjà le Maire s’active à préparer le Banquet annuel de sa confrérie – gargantuesque ripaille de trois jours durant lesquels la Mort fait trêve pour que se régalent sans scrupule les fossoyeurs – et les lecteurs – dans une fabuleuse opulence de nourriture, de libations et de langage. Car les saveurs de la langue, sa rémanence et sa métamorphose, sont l’épicentre de ce remuement des siècles et de ce roman hors normes, aussi empli de truculence qu’il est épris de culture  populaire, riche de mémoire, fertile en fraternité."

Une fois n'est pas coutume, je vous livre la quatrième de couverture. Ayant abandonné le roman en cours d'écoute, je ne me sens pas capable d'en faire un résumé complet. Mon écoute était pourtant bien partie. Je me suis plongée rapidement dans le roman et suivi avec intérêt l'installation de l'ethnologue dans sa location à la ferme. J'ai aimé recueillir ses premières impressions sur le village et sur ses habitants.  Le lecteur, Vincent Schmitt, utilise un ton enjoué qui donne envie d'en savoir plus. J'avais apprécié sa prestation d'interprète dans "Jeux de miroirs" mais aussi dans "Immortelle randonnée".

Hélas, j'ai déclaré forfait au bout de deux heures environ, écoutant en complément quelques extraits  par-ci, par-là, histoire de ne pas avoir de regrets. Je n'ai pas eu la patience d'écouter la description détaillée du fameux banquet annuel des fossoyeurs "façon Rabelais" ni les nombreuses digressions sur réincarnation des âmes, assez déroutantes. C'est dommage car j'étais curieuse de découvrir la méthode de travail d'un ethnologue et l'étude sur les mœurs rurales aurait pu m'intéresser. Je reconnais que Mathias Enard est érudit mais je le préfère de loin dans un registre moins élitiste. Je pense notamment à "Rue des voleurs" , que j'avais adoré.

Un abandon !  J'avais abandonné également "Boussole", le précédent roman de l'auteur...

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021.

 

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 13:48

Faubourg Marigny - mars 2021 - 524 pages

Traduit de l'américain par Typhaine Ducellier

Lilly a quitté Blackwood Manor de force quand elle était enfant, Julia de son plein gré à l'adolescence. Nous sommes en 1930 quand commence l'histoire et 1950 quand elle se termine. Deux histoires, deux décennies  et un lieu commun :  une propriété dans l'état de New York appelée "Blackwood Manor". Quel est le lien entre les deux histoires ? C'est ce que nous découvrons au fil du roman, sachant qu'un secret de famille nous est dévoilé à la toute fin.

Une grande partie du roman se déroule dans milieu du cirque. Ellen Marie Wiseman nous décrit un univers où la violence envers des animaux est monnaie courante. C'est aussi l'époque où l'on exhibe ceux qui ont le malheur d'être nés différents. Le cirque achète parfois à des parents peu scrupuleux des enfants qu'ils exploitent comme bêtes de cirque. Lilly n'est pas comme les autres enfants. Vous devinez son destin.

Sur l'univers du cirque, j'avais lu et beaucoup aimé, il y a quelques années "De l'eau pour les éléphants" de Sara Gruen. Je ne suis pas aussi enthousiaste sur "La vie qu'on m'a choisie". Les pages de ce pavé se tournent toutes seules mais j'attends plus d'un roman. Quand on lit beaucoup, on devient exigeant tant sur le fond que sur la forme. La construction est très classique. Un chapitre est consacré à l'une des filles, le suivant à l'autre. L'écriture est assez plate et le secret de famille se devine assez vite. Je suis sans doute un peu trop sévère avec ce roman qui a de très bonnes critiques sur Babelio. Il a visiblement trouvé son public. 

Vous trouverez d'autres avis sur ce livre ici

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" organisé par Babelio".

 

 

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 14:15

Editions Héloise D'ormesson - fevrier 2021 -  269 pages

Théophraste Sentiero vit avec sa femme, ses enfants et son horrible belle-mère dans l'appartement de cette dernière. L'homme s'ennuie dans ce foyer dans lequel il se sent, d'une certaine façon, "le maillon faible". Un 25 décembre, ses jambes se mettent à bouger sans qu'il ne parvienne à les maîtriser. La maladie qu'on lui diagnostique quelques jours plus tard lui donne l'occasion de rompre la monotonie de son quotidien. En effet, seule la marche lui rend la maîtrise de ses membres inférieurs. Il se met à arpenter son quartier puis s'aventure de plus en plus loin. Ses déambulations lui permettent de faire la connaissance de quelques marginaux mais aussi d'un libraire qui le prend sous son aile.

Quand Babelio m'a proposé cette lecture dans le cadre d'un "Masse critique" privilégié, j'ai accepté sans trop d'hésitations, ayant lu et aimé plusieurs ouvrages de Jean-Paul Delfino (Zumbi et Samba triste notamment). J'ai eu un petit doute en lisant le résumé, l'histoire paraissant assez éloignée de ce qu'écrit habituellement Delfino, mais je suis passé outre ma légère inquiétude. J'aurais dû écouter ma petite voix intérieure car j'ai eu du mal à finir ce roman, qui ne m'a pas vraiment passionnée.

L'Idée de départ est intéressante mais le personnage de Théophraste ne m'a pas séduite. Je ne l'ai pas senti prendre son destin en main, même après la découverte de sa maladie.  Il continue à se laisser porter par les circonstances de la vie. Quant aux balades dans Paris, elles ne sont pas vraiment détaillées. J'aurais aimé sentir davantage l'ambiance des quartiers traversés. Quelques jours après avoir fini ce roman, je dois faire un effort pour souvenir de ce que contiennent les 270 pages, que j'ai parcourues sans déplaisir mais sans enthousiasme non plus. J'attendais qu'un évènement se produise, rendant la lecture plus addictive mais non, le rythme ne s'accélère pas. J'ai quitté Théophraste sans regret, presque soulagée de me glisser dans une autre histoire.

Un roman qui n'était sans doute pas fait pour moi.

Sur Babelio, vous trouverez d'autres avis, plus enthousiastes que le mien (Ici).

Lu dans le cadre d'une opération Masse critique de Babelio

 

 

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 13:42

Alma Editeur - 217 pages - août 2020

La quatrième de couverture :

"« Odessa. On ne sait pas trop quand. Plus tard, mais pas très tard. Odessa, mais cela aurait pu être ailleurs. Une chose est sûre : là vit Ossip Ossipovitch, le grand écrivain national. Bien qu’il se soit toujours refusé à publier, son œuvre immense circule, on ne sait trop comment, parmi les Odessites qui en récitent, racontent et redisent les mille aventures, les mille exploits.
J’ai longtemps vécu à Odessa. J’ai fréquenté ou cru fréquenter Ossip Ossipovitch et les cercles auxquels il appartenait. J’ai entrepris ici de mettre par écrit certaines des bribes de son œuvre qui m’ont été transmises.
Lectrice, lecteur, il m’a paru important qu’elles arrivent jusqu’à toi qui n’as pas eu la chance de participer au soulèvement puis à la grande insurrection. Puisses-tu tirer grands fruits de son enseignement. »
 
Dans cette fable politique, la fantaisie, le burlesque et la poésie se jouent de la fin du monde.  Face aux cyniques raisons d’Etat, la révolte est possible et désirable, qui redonnerait beauté et sens à la vie. Une variation sur les Nuits debout, à la mode odessite."

 

 

Quand je me suis installée sous la couette pour parcourir les premières pages de ce roman, j'espérais être happée par l'histoire. Je savais qu'Antigone n'avais pas apprécié cette lecture mais qu'en revanche l'irrégulière avait été séduite. De quel côté allais-je pencher et surtout allais-je réussir à me détacher de leurs avis pour constituer le mien ?

Hélas, je ne suis pas parvenue à entrer dans l'univers de ce roman. Je n'ai pas réussi à m'intéresser à Ossip Ossipovitch, grand écrivain national dont les textes circulent sous le manteau mais que personne n'a vu. Je dois pourtant admettre que le style de Marie Baudry est intéressant. Ses phrases sont fluides et la façon dont le narrateur s'adresse au lecteur aurait pu me donner envie d'en savoir plus sur les habitants d'Odessa et sur l'insurrection mentionnée dans la quatrième de couverture. Oui, mais voilà... le côté absurde de cette fable m'a laissée sur le bord de la route et j'ai senti la panne de lecture se profiler à l'horizon. 

Faible que je suis, j'ai lâchement abandonné ce livre pour en commencer un autre...

Antigone a été plus courageuse que moi (mais tout aussi déçue)

l'irréguière , en revanche a aimé sa lecture : "un premier roman plein de charme, très original, très riche du point de vue des questionnements qu’il soulève, et qui ravira les curieux "

Aurez-vous envie de vous faire votre propre avis ?

 

Chez Antigone

 

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 20:50

Audiolib 2020 (Les éditions de Minuit) - 4 h 28 - lu par Dominique Pinon

Au début du confinement, j'avais tenté d'écouter ce roman, espérant qu'un peu de fantaisie me permettrait d'adoucir le climat anxiogène du moment. Je partais plutôt confiante, après avoir lu précédemment deux titres de l'auteur. Hélas, j'ai écouté la première heure du CD deux fois de suite, sans capter grand chose à l'histoire. Je suis passée à un autre titre avec l'idée de reprendre plus tard mon écoute mais la troisième tentative n'a pas été plus concluante. Je n'ai pas réussi à me laisser embarquer par Gérard, ancien steward (raté), qui s'installe comme détective privé pour tenter de gagner sa vie.

Comme compagnon de balade (je lis audio en marchant), Gérard s'est révélé barbant. Je ne dirai pas qu'il ne m'a pas fait sourire de temps en temps, mais je l'ai trouvé le plus souvent creux, à l'image de l'histoire, que je n'ai d'ailleurs pas finie. Je ne saurai pas comment se termine l'enquête foireuse dans laquelle Gérard s'est engagé après qu'une météorite soit tombée dans son quartier (je ne crois pas qu'il y ait de relation de cause à effet). Je doute que Gérard soit un grand détective et qu'il ait fait des miracles mais comme nous ne sommes pas dans la vraie vie, tout est possible !

Ma déception n'est nullement imputable au lecteur, Dominique Pinon, qui est tout à fait à l'aise dans ce type d'interprétation.  Mon abandon n'est pas non plus en lien avec le style de l'auteur, que j'avais découvert et beaucoup apprécié dans "14" .  Je crois tout simplement que la "loufoquerie" me lasse très vite et que ce livre n'était pas fait pour moi.

L'avis de Enna (pas plus enthousiaste que moi)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2020

challenge "Écoutons un livre"

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