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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 17:35

Dans les années 50, nous faisons la connaissance d'une jeune américaine, Eliza Donneley, qui vient d'arriver à Paris. Elle se sent traquée et prend des précautions pour passer inaperçue. Elle se fait appeler Violet Lee.

Dans une situation précaire, elle trouve un travail alimentaire de baby sitter qui lui permet de continuer à pratiquer sa passion pour la photographie. La jeune femme se fait des amies et tombe folle amoureuse d'un américain qui séjourne dans la capitale. Une autre rencontre marque son "époque parisienne", celle d'un musicien aveugle, dont elle gardera la fille et avec lequel elle s'installera. 

Nous découvrons, au fil du roman, le passé de la jeune femme et les raisons de sa fuite. Eliza a laissé derrière elle mari et enfant. Tiraillée entre l'insouciance du climat d'après-guerre et son lourd secret, la jeune femme apprend à vivre sans son fils. Cette première partie se déroule à dans la capitale française, dans une ambiance "à la Robert Doisneau". 

Le bouquet de jonquille - Paris 1950 - Robert Doisneau

La seconde partie offre un tout autre décor. Nous voyageons jusqu'à Chicago, dans les années 70, en plein mouvement des droits civiques et d’opposition à la guerre du Vietnam. En arrivant sur place, Eliza fait quelques recherches pour retrouver son fils et trouve sans peine sa trace. Le jeune homme ne l'attend pas à bras ouverts, ne connaissant pas les causes véritables du départ de sa mère, il y a vingt ans. Leurs idées politiques communes créeront toutefois, au fil du temps, une forme de complicité.

Émeutes raciales à Chicago en 1968

La période "Chicago" est intéressante mais je l'ai trouvée un peu artificielle, comme si l'autrice avait voulu raccrocher deux thèmes qui lui tenaient à coeur : le Paris des années 50 et le Chicago ségrégationniste des années 70. Cette impression s'est confirmée quand j'ai écouté l'interview de l'autrice qui nous est offerte à la fin du livre-audio. Les deux parties du roman sont si distinctes que j'ai eu un peu de mal à passer d'un univers à un autre, à raccrocher les deux histoires entre elles. Que s'est-il passé entre les deux périodes pour Eliza/Violet ? Nous ne le savons pas vraiment.

Je n'ai pas été convaincue par l'interprétation de la lectrice. J'aurais préféré une voix plus assurée, moins "fleur bleue".  C'est assez rare que je fasse ce constat, mais ce décalage entre la voix de la conteuse et l'idée que je me fais du personnage m'a gênée du début à la fin.

Gaelle Nohant est une autrice dont j'ai aimé les précédents romans mais je dois reconnaître que je suis restée à distance de celui-ci.

Lu dans le cadre du  Prix Audiolib 2020 .

Le billet d'Enna

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 14:12

 Dérive des âmes et des continents - Shubhangi Swarup 

Editions Métaillé- mars 2020 - 362 pages - Traduit de l'anglais (Inde) par Céline Schwaller

J'avais recueilli des avis très positifs sur Goodreads (voir ici) avant de sélectionner cet ouvrage dans la liste  proposée par Babelio lors de sa dernière opération "Masse critique". Que s'est-il passé pour que je jette l'éponge à la 99ème page alors que j'aime découvrir des univers variés et que j'abandonne rarement un livre, trouvant toujours un intérêt à continuer ma lecture ? 

Il faut reconnaître que l'univers de cet auteur est assez éloigné de mes lectures habituelles. Nous suivons deux jeunes mariés qui viennent de s'installer sur les îles Adaman. Girija est un scientifique qui étudie les phénomènes naturels de l'archipel. Sa femme, Chanda, parle aux arbres et aux fantômes. Elle est fortement impactée par ces conversations pour le moins surprenantes.

Une grande partie du roman est consacrée à la découverte de l'île : son histoire, sa flore et sa faune. J'ai bien aimé me faire une idée des lieux mais ce côté très descriptif du roman m'a éloignée de l'histoire. Je n'ai pas compris où nous conduisait l'auteur et ne suis pas parvenue à me mettre dans la peau des personnages. Lassée de bailler à chaque page, je suis passée à autre chose.  

Je crois que c'est la première fois que j'abandonne un livre choisi dans une opération Masse Critique de Babelio. Je suis vraiment déçue de ne pas être parvenue à m'intéresser à ce roman indien pourtant prometteur.

 

Une semaine et un jour - Marijosé Alie

Editions HC Chopin - 1er trim 2020 - 345 pages 

Autre abandon :

Nous suivons parallèlement deux jeunes femmes tout juste "débarquées" à Paris : l'une en 1788 et l'autre à notre époque. Nous savons qu'un lien de parenté unit ces deux personnes et que toutes deux ont quitté les Antilles.

Je dois avouer qu'aucune des deux femmes ne m'a donné l'envie de dépasser les cent premières pages. Je les ai donc abandonnées à leur destin, l'une dans un quartier mal famé d'un Paris pré-révolutionnaire et l'autre dans une errance physique et psychologique inquiétante.

Voilà un autre roman pour lequel je ne saurai jamais si j'ai eu raison ou pas de déclarer forfait. Le risque, quand on cumule les abandons, c'est qu'une "panne de lecture" s'installe. Fort heureusement, j'avais au même moment une lecture-audio prenante qui compensait mes déboires "papier".

On peut trouver sur Babelio des avis plus enthousiastes que le mien (voir ici)

Ces deux romans auront, je l'espère, plus de chance dans une deuxième vie. Je les ai déposés dans une boite à livres. 

 

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12 octobre 2019 6 12 /10 /octobre /2019 23:18

431 pages - Calmann Levy août 2019

L'histoire est celle d'un jeune garçon né à Tunis, dont le destin bascule le jour où son père se fait lyncher sous ses yeux, victime d'une émeute visant la communauté juive dont il fait partie. Le jeune Darius, traumatisé, gardera comme séquelles une boiterie et un mutisme dont il ne guérira jamais. Sa mère, s'investissant corps et âme dans l'éducation de son fils, vise pour lui une destinée hors du commun alors que le jeune garçon ne semble jouir d'aucun talent particulier, du moins jusqu'à ce qu'il découvre la musique. Sa passion pour le jazz sera le fil rouge de sa vie.

De Tunis à New York en passant par la Sicile, Darius mise tout sur sa passion. Il a tourné le dos aux études et à la possibilité d’exercer un des métiers auxquels sa mère songeait pour lui.  Arrivé à New York où il s'imagine vivre de sa musique, la déception est de taille pour le jeune homme. Sa peau blanche est un obstacle pour trouver une place dans un orchestre de jazz. On sait pourtant qu'il y parviendra car la première scène du livre s'ouvre sur son dernier concert. 

Voilà quelques semaines que j'ai lu ce roman, sans trouver l'envie de rédiger mon billet. "Ou bat le coeur du monde" jouit de très bonnes critiques. J'ai même lu que certains lui trouvaient un petit air de "la promesse de l'aube", le chef-d'oeuvre de Romain Gary. Je pensais le dévorer mais cela n'a pas été le cas, d'où ma déception. Si le  premier quart m'a paru très prometteur, j'ai trouvé le temps long par la suite, ne parvenant plus à me passionner pour le destin de Darius et de sa mère, peu crédibles à mes yeux. Quand la mère de Darius entre dans une banque comme femme de ménage et accède au poste de directrice au bout de quelques années,  j'ai du mal à y croire. J'ai trouvé par ailleurs que la période des Etats Unis était assez artificielle. Tous ces grands musiciens qui surgissent dans l'histoire comme par magie : Charlie Parker, Billie Holiday, Miles Davis... Surprenant ! Je dois dire pour finir que le jazz n'est pas un genre musical auquel je suis sensible, ce qui ne m'a pas aidée à relever les points positifs du roman qui en a pourtant, objectivement. Le contexte historique est intéressant et l'ouvrage très documenté sur le volet musical .

Je suis suis malheureusement restée en retrait de cette fresque romanesque. A conseiller plutôt aux amateurs de jazz.

L'avis de Jostein, plus enthousiaste que moi

6/6

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 23:22

Audiolib 2019 (Albin Michel 2018) - Lu par Julien Defaye

Autant le dire tout de suite, mon écoute de ce roman a été laborieuse. Je partais confiante après avoir beaucoup aimé "trois mille chevaux vapeurs" du même auteur mais les deux ouvrages ne sont pas, selon moi, de qualité égale.

L'histoire, avec pour cadre l'exposition universelle de Paris en 1900, aurait pu m'intéresser. Le personnage central du roman, une jeune journaliste tout juste débarquée en France après avoir vécu dans les plaines du Névada, avait tout pour me plaire également. Aileen Bowman est une féministe avant l'heure qui porte des pantalons, vit sa bi-sexualité sans complexes et cultive son originalité. Cette célibataire de trente-cinq ans ne manque pas de piquant.

Alors pourquoi suis-je rester en dehors de l'histoire, ré-écoutant plusieurs fois les mêmes passages, oubliant les noms des personnages et les confondant ? Il y a plusieurs raisons. La première est que des personnages, justement, il y en a de trop ! Parfois fictifs, parfois réels, j'avoue ne pas avoir toujours fait la différence (en dehors de noms très connus comme celui de Monsieur Diesel). L'ouvrage est aussi un peu trop didactique  à mon goût (bien que l'auteur ne s'en défende dans l'entretien proposé à la fin de l'ouvrage). 

carte postale représentant la porte monumentale de l'exposition

La dernière partie du roman m'a davantage captivée mais pas suffisamment pour me faire changer d'avis sur le roman. L'histoire prend soudainement une tournure inattendue. Nous quittons Paris et la multitude de personnages secondaires qu'on y croisait pour nous concentrer sur la jeune journaliste et une autre femme, qu'elle va prendre sous son aile et qui aura désormais une place toute particulière à ses côtés. 

Un avis global assez mitigé.

 

Lu dans le cadre du Prix audiolib 2019

Et dans le cadre du challenge "Écoutons un livre"

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 19:38

Audiolib 2019 (Seuil) - 

"On habite une petite ville, genre quinze mille habitants, à cheval entre la banlieue et la campagne. Chez nous, il y a trop de bitume pour qu'on soit de vrais campagnards, mais aussi trop de verdure pour qu'on soit de vraies cailleras".

Ce roman n'est pas simple à résumer dans la mesure où il ne s'agit pas vraiment d'une histoire mais plutôt de tranches de vie qui se succèdent. Les héros de cette vie ordinaire sont Jonas et sa bande de copains. Dans une banlieue quelconque, entre ville et campagne, ils tuent le temps en jouant aux cartes, en fumant, en faisant pousser de l'herbe... Ce ne sont pas des enfants de cœur mais pas des voyous non plus. La caméra est le plus souvent braquée sur Jonas qui zone un peu et se cherche beaucoup. Il aime la boxe sans s'y donner à fond (à l'image de tout ce qu'il entreprend).

J'ai relevé quelques passages très sympas dans ce livre (je pense à une dictée mémorable) mais je dois avouer que tous les chapitres ne m'ont pas passionnée de la même manière. Les journées de ces jeunes ne présentent pas grand intérêt bien qu'elles soient ponctuées d'instants de grâce, savoureux mais trop peu nombreux pour empêcher mon esprit de vagabonder. Je salue toutefois le travail d'écriture et l'utilisation d'une langue orale et imagée qui colle bien avec les personnages.

Quelques mots sur l'interprétation : David Lopez lit son texte en faisant ressortir la musicalité de son texte. J'aurais sans doute abandonné une lecture "papier". 

Voilà ce que cela donne à l'écrit :

"Ixe, le teuchi que tu m’as fait la dernière fois il tabasse de ouf, j’te jure, gros, celui-là, j’le fume à midi ma journée elle est finie, j’m’endors à 14 heures j’me réveille à 20 heures, ah ouais, j’te jure. Il parle fort. Il parle fort et puis il s’arrête. Il se tourne vers moi avec un air dépité. Il me dit Jonas, t’as perdu ? et je réponds wesh, tu m’avais déjà vu avec une gueule pareille, en montrant mon œil gauche. Il dit non, je dis bah voilà. Tu devrais mettre de la glace, dit Sucré, et Ixe dit que Sucré a raison, et Poto dit ouais c’est clair, et je leur dis venez on joue aux cartes".

A noter que l'entretien avec l'auteur, à la fin du CD, est très intéressant. David Lopez parle très bien de sa démarche d'écriture et du style (oral) de son roman.

Je ne pense pas que ce livre ne sera pas dans mon top 5 pour le Prix Audiolib.

Une écoute en demi-teinte...

Ce livre a obtenu le Prix Inter 2018

L'avis de Sandrine et de Enna

LU DANS LE CADRE DU PRIX AUDIOLIB 2019
Challenge écoutons un livre

 

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 00:43

Juliard 2019 - 192 pages

"Mon bébé ne réclame jamais. Mon bébé ne dit rien. Mon bébé dort toute la journée, épuisé par ce monde trop grand pour lui, trop sonore, trop tranchant. Jamais il ne pleure, même pas besoin de tétine, n’est-il pas parfait ce bébé-là ?"

Quand j'ai trouvé ce roman dans un vide-grenier, je n'ai pas hésité. Il me semblait me rappeler que les avis était bons et la couverture me donnait vraiment envie de m'y plonger. Je me demande si je n'aurais pas dû en choisir un autre...

L'histoire est celle d'un couple confronté à la naissance prématurée de leur premier enfant. Le choc est grand pour ces jeunes parents qui n'avaient pas imaginé un tel scénario et se trouvent pris au dépourvu. Ils n'avaient même pas choisi de prénoms. Dans leur chemin de croix (c'est ainsi que j'ai ressenti leur parcours), ils sont bien seuls, incompris de tous. La maman, qui ne parvient pas d'emblée à éprouver de sentiments pour son enfant, est démunie. Dépourvue d'instinct maternel, du moins pendant les premiers mois, elle sombre peu à peu dans une sorte de dépression.

J'ai compris l'inquiétude et la déception de ce ces parents mais curieusement (j'en suis un peu honteuse), je n'ai pas réussi à éprouver d'empathie pour eux. J'ai eu du mal à partager leur détresse et je suis restée au bord du récit, en dehors de leur malheur. Le récit est froid et assez clinique, surtout dans la première partie. Peut-être est-ce pour cela qu'il n'a pas réussi à me toucher autant que je l'aurais imaginé ?

Le livre parlera peut-être plus à des parents qui ont vécu une situation similaire ou à des mères qui d'emblée n'ont pas ressenti d'amour pour leur bébé et se retrouveront dans le personnage de la maman.

Un avis mitigé.

D'autres avis :

Leiloona a beaucoup aimé ce livre -

Laure se rapproche plus de mon ressenti

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 23:14

Viviane Hamy - aout 2018 - 304 pages 

Le narrateur du roman, Jeff Valeda, passait ses vacances à Davos avec sa tante, dans les années 70. C'est une période de sa vie qu'il avait plus ou moins oubliée jusqu'au jour où il reçoit, dans sa boite aux lettres, une carte postale de l'hôtel, puis une deuxième. On peut lire, au dos des cartes, quelques phrases laconiques en mauvais français, qui intriguent suffisamment le destinataire pour qu'il ait envie de rencontrer l'expéditeur. La rencontre a lieu dans un lieu neutre. C'est une belle femme d'environ 45 ans, allemande, qui se présente à lui. Elle lui reproche d'avoir été mêlé à une histoire ancienne, en lien avec son père. Ce dernier, docteur en histoire, avait fui l’Allemagne de l'Est pendant la guerre froide puis il s'était engagé dans un réseau visant à faire sortir secrètement des confrères de la RDA.

Le début du roman raconte les vacances (plus ou moins insipides) de Jeff Valeda à Davos.  Nous découvrons les les clients de l'hôtel et les interactions entre eux . Le narrateur fait appel à sa mémoire, forcément sélective. Il a retenu les faits qui pouvaient intéresser un adolescent de l'époque mais il est complètement passé à côté de ce qui se tramait dans l'hôtel.

J'abandonne environ un livre par an. Je suis une coriace, je mets un point d'honneur à persévérer, me persuadant que l'histoire va finir par décoller.  Avec "Hotel Waldheim" j'ai tenu 120 pages (plus d'un tiers du livre) et j'ai déclaré forfait. Je m'ennuyais à mourir. L'aspect historique du roman aurait dû m'accrocher mais il arrive tard et se trouve délayé dans une intrigue que j'ai trouvé confuse et inintéressante. Je suis sans doute passée à côté des subtilités de l'histoire et surtout de la façon de la raconter. Le seul élément qui ma intéressée est relatif à la Stasi. Je ne savais pas que leurs archives avaient été déchirées en petit morceaux et qu'ils constituaient encore aujourd'hui un  puzzle géant. Quelques recherches sur internet m'ont permis d'en savoir plus sur cette affaire  (notamment cet article).

J'ai, dans ma Pile à Lire, un autre roman de l'auteur : Les soeurs Brelan". Il y a fort à parier que je ne le sortirai pas de sitôt...

J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération Masse Critique organisée  par Babelio. Il est en lice pour le Goncourt. Je serais surprise qu'il l'obtienne...

Un rendez-vous manqué.

Babelio
11 / 12

 

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 23:29

Audiolib 2018 - traduit de l'allemand par C. Tresca - lu par Thilbault de Montalembert - 7 h 06

Une fois n'est pas coutume, voici la quatrième de couverture :

Dans ce livre plein de grâce, acclamé dans le monde entier, le forestier Peter Wohlleben nous apprend comment s'organise la société des arbres. Les forêts ressemblent à des communautés humaines. Les parents vivent avec leurs enfants, et les aident à grandir. Les arbres répondent avec ingéniosité aux dangers. Leur système radiculaire, semblable à un réseau internet végétal, leur permet de partager des nutriments avec les arbres malades mais aussi de communiquer entre eux. Et leurs racines peuvent perdurer plus de dix mille ans… Prodigieux conteur, Wohlleben s'appuie sur les dernières connaissances scientifiques et multiplie les anecdotes fascinantes pour nous faire partager sa passion des arbres.

Après avoir découvert les secrets de ces géants terrestres, par bien des côtés plus résistants et plus inventifs que les humains, votre promenade dans les bois ne sera plus jamais la même.Peter Wohlleben a été forestier plus de vingt ans en Allemagne. Il dirige maintenant une forêt écologique. Son livre a été numéro un des ventes en Allemagne et est devenu un étonnant best-seller aux États-Unis, et maintenant en France.

 

Mon avis :
 

Si une balade en forêt avec un connaisseur peut me passionner, parcourir (ou écouter) un livre sur le sujet ne m'attire pas. J'ai essayé plusieurs fois d'écouter ce texte mais mon esprit vagabondait très vite, s'envolant vers d'autres cimes. J'avais pourtant une prédisposition pour aimer ce titre. Mon prénom (Sylvie) vient du latin Silvia, féminin de Silvius, dérivé du mot silva qui veut dire "forêt".

J'aime beaucoup la voix de Thibault de Montalembert, ce qui me rend doublement triste de ne pas avoir réussi à me passionner pour cet ouvrage.

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 23:50

Audiolib 2018 - 10 h 58 - Traduit pas C. Berg - Lu par Odile Cohen

L'histoire commence par la découverte des restes d'un homme dans la panse d'un ours. Nous sommes en pleine forêt de la Laponie suédoise. Même s'il est rare qu'un ours s'attaque à un homme, cette mort est considérée comme accidentelle . Elle deviendra suspecte quand, plusieurs mois plus tard, le rapprochement sera fait entre plusieurs morts violentes d'une même famille. La dernière en date étant la mort d'une femme à coups de fourche. 

Le procureur qui prend en main l'affaire à ses débuts s'appelle Rebecka Martinsson. Elle est très perspicace mais se fait voler l'affaire par un collègue qui flaire un retentissement médiatique dont il pourrait tirer profit. Nettement moins futé que sa collègue, il massacre l'enquête. Rebecka, qui n'a pas dit son dernier mot, continue à s'intéresser à l'affaire clandestinement, avec l'accord tacite de ses collègues de la police. Comme vous pouvez l'imaginer, c'est Rebecka qui dénouera l'affaire...

Le roman se déroule sur deux époques. Nous suivons alternativement l'enquête en cours et l'histoire d'Elena, dans les années 1914. Cette dernière, institutrice, va tomber amoureuse d'un riche industriel et maire de la ville où elle enseigne. Ce retour-arrière est l'occasion pour l'auteur de nous présenter la vie économique et sociale de l'époque. 

Je ne suis pas une grande adepte de polars, je suis même extrêmement difficile en la matière. "En sacrifice à Moloch" ne fera pas partie de ceux qui me resteront en mémoire. Je me suis ennuyée durant la première partie du roman, que j'ai trouvée assez lente au niveau du déroulement de l'intrigue. La deuxième partie m'a davantage tenue en haleine. Le deuxième reproche que j'aurai à formuler concerne les personnages, que j'ai trouvés assez caricaturaux. 

Pour ce qui est de version audio, j'ai été un peu déçue par la lectrice. Je connaissais la voix d'Odile Cohen que j'avais appréciée dans "la liste de mes envies" et dans "les apparences".J'ai aimé l'interprétation de la partie actuelle mais beaucoup moins celle se déroulant au siècle dernier. Odile Cohen adopte un ton un peu "nunuche" quand il est question de l'histoire de l'institutrice, j'aurais aimé plus de sobriété dans l'interprétation.

Je suis sans doute un peu sévère avec ce roman. Mes co-jurés le sont nettement moins. Allez-donc lire les avis de Sandrine et Enna, avec lesquelles je partage une lecture commune aujourd’hui-même.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2018

 

 

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 23:58

Glénat -  192 pages - septembre 2017

Lubin est un jeune artiste d'une vingtaine d'années plutôt bien dans sa peau jusqu'au jour où il chute sur la tête lors d'une acrobatie. Il se relève mais constate de curieux troubles les jours suivants. En effet, il n'est désormais lui-même qu'un jour sur deux. Très perturbé par la situation (pas étonnant !), il cherche à comprendre ce qu'il advient de son corps quand il n'est pas "présent". ll découvre qu'une autre personnalité habite son enveloppe charnelle. Il essaye de communiquer avec cet "autre lui" via une caméra. Il y parvient mais tous deux ne s'entendent pas et finissent par se fâcher. Leur cohabitation est très scabreuse. Ils ont tous deux une petite amie, par exemple (vous imaginez la situation...). Malheureusement pour Lubin, "l'autre" prend le dessus et finit par être présent deux jours sur trois et plus on avance dans le temps plus Lubin s'efface... 

La lecture est fluide, j'ai été prise par l'histoire immédiatement et j'ai parcouru cette BD sans déplaisir bien que le graphisme, assez simple, ne m'ait pas emballée outre mesure. Je ne peux  pas dire que je sois sortie vraiment enthousiaste de cette aventure. J'ai choisi ce livre dans la sélection proposée par Price Minister en me fiant aux bonnes critiques lues ici ou là. Le mot "fantastique", cité sur la quatrième de couverture, aurait dû m'alerter. Ce n'est pas un genre que j'affectionne. 

Si l'ouvrage peut être considéré comme fantastique, Il existe plusieurs niveaux de lecture. Il se pourrait que le jeune homme soit atteint de schizophrénie. On peut aussi voir dans cette dualité une sorte de lutte entre deux facettes d'une même personnalité. A vrai dire, je ne sais pas vraiment où a voulu nous conduire l'auteur. Je suis peut-être passée à côté de quelque chose. Reste une belle histoire d'amour qui traverse les années et n'a pas souffert de la monotonie du quotidien. C'est ce qui m'a le plus touchée dans l'histoire, avec l'idée qu'il faut profiter du moment présent.

Je ne suis pas totalement convaincue (mais je fais bande à part, il y a beaucoup de très bons avis sur cette BD). Je remercie Price Minister

Note : 13/20

Je profite de l'occasion pour participer à la BD de la semaine, cette semaine chez Moka

 

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