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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 14:02
11 h 09 - lu par Jacques Frantz
11 h 09 - lu par Jacques Frantz

Quatrième de couverture :

"QUI EST VERNON SUBUTEX ?
Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d’un secret.
Le dernier témoin d’un monde disparu.
L’ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.
LE RETOUR DE VIRGINIE DESPENTES"

Que dire de plus de cette quatrième de couverture concernant Vernon, sinon qu'il est le principal personnage de ce roman (mais pas le seul, loin de là), que l'on assiste à sa dégringolade sociale et qu'il est plutôt attachant. Que s'est-il passé pour qu'il en arrive-là ? Il était disquaire, un métier disparu. Quand il a dû fermer boutique, il n'a pas eu l'énergie de se reclasser et s'est fait payer son loyer par un de ses amis, Alex Bleach, une star du rock. Par manque de chance, Bleach est mort d'une overdose et Vernon s'est retrouvé assez vite à la rue.

J'aurais pu aimer ce livre si l'histoire était restée concentrée sur Vernon mais les nombreuses digressions sur son entourage ont fini par me lasser, d'autant que ces personnages évoluent tous dans un milieu plus ou moins glauque. Pour résumé, ils constituent le bas de gamme du show-biz. J'ai réussi à aller jusqu'au bout du roman grâce à Vernon et quelques passages qui m'ont fait sourire mais je me suis beaucoup ennuyée. Vernon continuera donc sa route sans moi, je ne lirai pas le tome 2. J'irai toutefois demander de ses nouvelles aux copines qui liront les tomes suivants.

Je ne sais pas si je relirai Virginie Despentes, j'avais plutôt aimé "Apocalypse bébé" (avec quelques réserves) mais j'avoue avoir été refroidie par celui-ci. Il y a tant à lire que je préfère me tourner vers les auteurs avec lesquels j'ai plus d'affinités, même si de temps en temps, j'aime sortir de ma zone de confort.

Allez, bye bye Vernon et bon vent à toi, je sens que tu vas t'en sortir.

Les avis de Enna - Sandrine - A propos de livres

Vernon Subutex - Virginie Despentes (audio)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2016

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 00:20
Le rayon vert - Jules Verne (audio)

La présentation de l'éditeur (une fois n'est pas coutume) :

Helena Campbell, jeune fille fantasque issue d’un des meilleurs clans écossais, déclare à ses oncles qu’elle n’envisagera le mariage qu’après avoir contemplé le rayon vert. Selon une vieille tradition, celui qui l’a vu "ne peut plus se tromper dans les choses des sentiments". Au cours de cette quête, elle pourra juger les qualités et les sentiments du jeune pédant Aristobulus Ursiclos ainsi que l’âme d’un jeune peintre qu’elle sauvera d’un naufrage.
Jules Verne (1828 - 1905) compose ainsi, mêlant les connaissances scientifiques de son temps aux descriptions des coutumes et des splendides paysages d’Ecosse, un de ses meilleur
s romans d’amour.

Autant le dire tout de suite, ce livre ce m'a pas vraiment emballée. Si je l'ai écouté jusqu'au bout, c'est grâce à l'interprétation très vivante de la lectrice. La première partie, que je considère comme sorte de guide touristique des îles écossaises m'a un peu barbée, pour être sincère. j'aime pourtant voyager mais l’énumération des noms de lieux (et leur brève description) ne m'a guère passionnée. La deuxième partie est un peu plus vivante, en particulier la fin qui met un peu de piment à l'histoire. L'histoire d'amour est un peu gentillette et les personnages manquent de consistance. Bref, à lire si vous voulez découvrir une facette un peu différente de l'oeuvre de Jules Verne mais ne vous attendez pas à un chef-d'oeuvre.

Le rayon vert - Jules Verne (audio)

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre", tous les 16 du mois.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 23:13
Audiolib 2015 (Seuil 1998) - 1 h 39
Audiolib 2015 (Seuil 1998) - 1 h 39

Du narrateur, nous ne saurons pas grand-chose sinon qu'il a connu, autrefois, un dénommé Jansen, photographe professionnel. Admiratif de son talent, le narrateur avait trié et recensé, sur des cahiers, les innombrables clichés du photographe, rangés en vrac dans des valises. Mais le travail à peine fini, Jansen avait pris ses cliques et ses claques avec les photos, et n'était jamais réapparu. Des années plus tard, le souvenir du photographe revient le hanter. Il mène alors une sorte d'enquête et fouille dans sa mémoire pour tenter de voir plus clair sur ce personnage qui est resté, à ses yeux, profondément énigmatique.

J'avoue ne pas avoir bien compris l'obsession subite du narrateur pour un homme qui n'a fait que passer dans sa vie et qu'il a oublié pendant trente ans. Les souvenirs liés à ce photographe sont assez anecdotiques : des gens rencontrés chez lui fugitivement, quelques conversations sans grand intérêt, des lieux visités ensemble, à Paris. La première phrase du roman donne bien le ton "J'ai connu Francis Jansen quand j'avais dix-neuf ans, au printemps de 1964, et je veux dire aujourd'hui le peu de choses que je sais de lui".

De Modiano, j'ai lu il y a quelques mois un autre roman : "Une jeunesse". Dans les deux cas, il s'agit de romans d'atmosphère mais "une jeunesse" m'avait tout de même semblé plus consistant. J'avais bien cerné les personnages et appréhendé leur jeunesse. Dans "chien de printemps", on ne fait que survoler brièvement quelques instantanés de vie. Dans les deux romans, la fin est très énigmatique. Voici celle de "Chien de printemps", que j'avoue ne pas avoir bien saisie : "Il m'a dit qu'au bout d'un certain nombre d'années nous acceptons une vérité que nous pressentions mais que nous nous cachions à nous-même par insouciance ou lâcheté : un frère, un double est mort à notre place à une date et dans un lieu inconnus et son ombre finit par se confondre avec nous".

La petite musique de l'écrivain Prix Nobel sonne juste dans la bouche d'Edouard Baer" mais je dois avouer que j'ai été déçue par ce texte. Ce n'est sans doute pas le meilleur Modiano.

Chien de printemps - Patrick Modiano (audio)

Lu dans le cadre d'une opération "Masse critique" de Babelio

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 23:49
Audiolib 2015 (Albin Michel) - 8 h 51 - lu par Olivier Cuvellier
Audiolib 2015 (Albin Michel) - 8 h 51 - lu par Olivier Cuvellier

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Henry est un auteur de Best-sellers. C'est du moins ce qui est écrit sur sa carte de visite. En réalité, c'est un usurpateur. C'est son épouse qui écrit les romans et cette dernière n'aime pas l'idée d'être célèbre. Si Henry a quelques sentiments pour son épouse, cela ne l’empêche pas de batifoler avec son éditrice. Lorsque cette dernière lui annonce sa grossesse, il craint que sa vie ne s'écroule comme un château de cartes. Il décide donc purement et simplement de supprimer la mère et le futur enfant. Mais son plan machiavélique foire totalement, et c'est peu dire...

Participer à un jury littéraire permet de varier ses lectures et de partir à l'aventure. Dans ce prix audiolib 2015, environ la moitié de la sélection est constituée de romans vers lesquels je ne serais pas allée spontanément. J'ai eu quelques bonnes surprises mais "la vérité et autres mensonges" n'en fait pas vraiment partie. L'histoire est bien trop rocambolesque à mon goût. Le personnage d'Henri est assez intéressant et bien campé mais l'histoire n'offre pas le suspens que j'attends de ce genre d'ouvrages. Un bon point toutefois pour le lecteur, qui a su adopter un ton désinvolte et machiavélique qui va parfaitement au personnage principal.

Une écoute plutôt agréable mais qui ne me restera pas longtemps en mémoire.

Allons voir ce qu'en pensent Stephie et Enna qui publient également leur avis aujourd'hui.

L'avis de Saxaoul et Clara

La Vérité et autres mensonges - Sascha Arango

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 23:17
Audiolib 2015 (Zulma 2014) - 12 h 36 - lu par Thibault De Montalembert
Audiolib 2015 (Zulma 2014) - 12 h 36 - lu par Thibault De Montalembert

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Une fois n'est pas coutume, (vous allez comprendre pourquoi), je vous livre la quatrième de couverture :

"Martial Canterel, richissime opiomane, se laisse interrompre dans sa reconstitution de la fameuse bataille de Gaugamèles par son vieil ami Holmes (John Shylock). Un fabuleux diamant, l’Anankè, a été dérobé à Lady MacRae. Voilà donc Holmes et l’aristocratique dandy embarqués dans la poursuite du dangereux criminel. Par une mise en abyme jubilatoire, cette poursuite vient s’entrecroiser avec les aléas d’une fabrique de cigares du Périgord où, comme aux Caraïbes, se perpétue la tradition de la lecture, à voix haute, des aventures de Jean Valjean ou de Monte-Cristo. Mais la fabrique est bientôt reprise par le fondateur de B@bil Books, une usine de liseuses électroniques…

Cette folle équipée romanesque est aussi une réflexion sur l’art littéraire, doublée d’une critique radicale de la gouvernance anonyme qui nous aliène jusque dans nos bonheurs les plus intimes."

Mon humble avis :

Je vais être honnête avec vous, je n'ai pas compris grand-chose à cette histoire au point qu'il m'est difficile de la résumer. J'ai tenté de m'accrocher jusqu'à la moitié de l'écoute, luttant pour empêcher mon esprit de vagabonder, mais sans succès. Je crois que je n'ai jamais eu d'écoute aussi laborieuse. Je ne vous dirai pas que je n'ai pas réussi à me concentrer de temps en temps mais à la moindre digression, mon esprit s'échappait pour voguer vers d'autres aventures.

En échangeant avec d'autres blogueuses qui participent à ce prix, je me suis rendu compte que je n'étais pas la seule dans ce cas, ce qui m'a un peu consolée. C'est très perturbant d'être hermétique à un texte à ce point. Par curiosité, j'ai écouté les deux derniers chapitres, qui m'ont éclairée sur le lien entre les deux histoires du livre à savoir une enquête autour de la perte d'un diamant et l'histoire d'une fabrique de cigares où on lit à voix haute, aux ouvriers, des œuvres littéraires. Cette deuxième histoire aurait pu me captiver mais quand je commençais à me concentrer sur cette histoire, il était temps de passer à la seconde.

J'ai tout de même réussi à rire un peu durant mon écoute, ceux qui ont lu le livre me comprendront, il s'agit des moments où Madame Dieumerci tente de trouver des solutions à l'impuissance de son mari. Vous allez me dire : mais quel est le lien entre l'histoire de ce couple et les deux autres histoires ? On ne le saisi qu'à la fin du roman...

Je tiens à préciser que le lecteur Thibault De Montalembert n'y ait pour rien, sa prestation est parfaite, comme d'habitude.

Mon billet est un peu décousu ? Oui, sans doute, mais bien moins que ma lecture, je vous assure !

L'avis de Papillon sur la version papier qui me fait rager de ne pas avoir pu entrer dans ce livre :

"Un roman brillantissime et vertigineux que se doit de lire tout amoureux des livres".

Keisha a beaucoup aimé aussi la version papier

Lu dans le cadre du prix audiolib 2015
Lu dans le cadre du prix audiolib 2015

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Challenge rentrée littéraire 2014 (18ème)
Challenge rentrée littéraire 2014 (18ème)

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 23:30
 Audiolib 2014 (Albin Michel)- 6 h 53 - lu par Gregori Baquet et Georgia Scalliet
Audiolib 2014 (Albin Michel)- 6 h 53 - lu par Gregori Baquet et Georgia Scalliet

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« Quand votre vie privée est foutue, quand votre famille s’est délitée et que votre vie sociale est en train de disparaître, vous savez que vous entrez dans le noir. L’indiscutable. Celui où on ne se retrouve plus. Alors, oui. Peut-être que ça a été le déclencheur »

Antoine, la quarantaine, est un expert en assurance chargé de détecter les fausses déclarations. Il est marié à Nathalie, avec laquelle il a eu deux enfants, Léon et Joséphine. Le roman commence par une longue lettre à Léon dans laquelle il raconte notamment son enfance, marquée par un drame qui a brisé sa famille. Mal dans sa peau, il est fragile psychologiquement. La suite des évènements nous montrera à quel point il est perturbé. Dans la seconde partie, nous sommes au Mexique,  Antoine a changé de vie, contraint et forcé. La troisième et dernière partie est constituée du journal de Joséphine (la fille d'Antoine). Elle tente de se reconstruire après le traumatisme qu'elle a subi.

J'avais déjà lu ce livre en version papier avant d'apprendre qu'il serait dans la sélection du prix Audiolib. Je n'avais pas rédigé de billet, incapable de me déterminer sur cette histoire qui m'avait mise mal à l'aise plutôt qu'autre chose. Je me suis dit qu'une relecture audio me permettrait peut-être de mieux la cerner. Hélas, j'ai eu exactement le même ressenti que la première fois. 

J'ai trouvé le personnage principal geignard et pleurnichard et à aucun moment je n'ai eu de l'empathie pour lui. Je sais qu'on ne se remet pas toujours des blessures de l'enfance mais j'ai trouvé que l'auteur en rajoutait, entrainant ses lecteurs dans une histoire glauque et presque malsaine. J'ai bien aimé toutefois la relation entre Antoine et sa jeune soeur Anna, empreinte de douceur et de tendresse. 

Je n'ai pas apprécié le style de l'auteur et notamment les phrases courtes et hachées de la première partie. Une autre particularité du livre m'a agacée, le fait de scander des prix à longueur de récit : la valeur d'une vie, le prix d'une consultation chez le psy, celui d'un costume...  J'ai trouvé le procédé lourd et répétitif. Autre bémol, la fin de l'histoire, que j'ai trouvée irréaliste. Le retournement de situation est bien trop soudain pour être crédible

L'interprétation audio ne m'a pas fait apprécier davantage le roman que la version papier. La voix masculine m'a agacée, à l'image du texte. J'ai trouvé la voix féminine assez surprenante au départ, mais au final je trouve qu'elle sonne assez juste. C'est d'ailleurs la partie du roman que j'ai préférée.

"On ne voyait que le bonheur" est sans nul doute un texte percutant, qui a trouvé son public, mais je n'en fais pas partie.

 

Sur la version audio

les avis de Sandrine et Sophie (avec lesquelles je partage une lecture commune)

Ceux de Enna - Estelle - Bladelor - Laure

 

L'avis de Gambadou (version papier)

 

lu dans le cadre du Prix Audiolib

On ne voyait que le bonheur - Grégoire Delacourt (audio)

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On ne voyait que le bonheur - Grégoire Delacourt (audio)

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:57

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J'ai lu - 380 pages - 2014

Les trois premières parties de cet ouvrage se présentent comme des nouvelles. La première histoire est l'extrait du journal intime d'une jeune fille de bonne famille, dans les années 80, qui rejette son environnement familial. Elle fait la connaissance d'un homme avec lequel elle noue une relation fugitive. La seconde partie nous transporte à New York dans les années 60 en compagnie d'un homme qui vient de perdre sa jeune femme enceinte. Peu à peu, nous le voyons se reconstruire et retrouver goût à la vie. 

 J'ai assez bien accroché avec les deux premières histoires, nettement moins avec la troisième. Il s'agit de la correspondance entre deux résistants de sexes opposés durant la seconde guerre mondiale. Au fil des lettres, nous les voyons tomber amoureux l'un de l'autre. Ils ne rencontreront physiquement qu'une seule fois. J'avoue que cette correspondance, assez répétitive, m'a plutôt ennuyée.

Je me doutais que les différents personnages finiraient par se croiser, la quatrième de couverture le laissait supposer, ainsi que l'arbre généalogique placé au début de l'ouvrage. J'imaginais entre ces personnages des liens plutôt ténus mais ce n'est pas le cas. Mises bout à bout, ces histoires n'en forment qu'une, à laquelle j'ai eu beaucoup de mal à croire. La vie est une suite de hasards, certes, mais à ce point... C'est dommage car l'idée de base était intéressante et j'ai aimé guetter les liens entre les personnages.

Une petite déception...

Je partage cette lecture commune avec d'autres blogueurs : Enna - Fleur - Tiphaine

Je remercie Sylvana et les Editions "J'ai lu" pour la découverte.

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                                                     7/12

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:29

 

Robert Laffont - Avril 2014 - 224 pages

Quelques mots d'un petit roman lu pendant les vacances :

Deux amis d'enfance se retrouvent par hasard et décident de s'offrir une escapade de quelques jours pour remonter le fil du temps et se raconter leurs vies. Leur chemin les mène tout d'abord, par le plus grand des hasards, dans le château d'une vieille dame excentrique qui leur donne une petite leçon de vie. Puis ils reprennent la route où d'autres surprises les attendent. Au terme d'un périple rocambolesque, après avoir accepté de lâcher prise et de prendre la vie comme elle vient, chacun va trouver la voie du bonheur.

De l'auteur, je gardais un bon souvenir de "l'homme de septembre" et j'attendais l'occasion de retrouver sa plume mais j'avoue que cette fois, j'ai été déçue. J'aime bien la philosophie de vie que nous propose l'auteur, empreinte d'optimisme et de de sagesse, les personnages sont chaleureux et sympathiques, mais l'histoire est vraiment trop gentillette à mon goût. 

Vite lu et trop vite oublié.

Les avis de Leiloona et Aifelle (plus enthousiastes que le mien)

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Mercure de France - 2014 - 131 pages

 

L'histoire se passe à Venise, vous l'auriez deviné. Le personnage principal vient de prendre un poste de professeur de violon dans une famille fortunée. Son travail consiste à donner des cours particuliers au garçon de la famille. Ce professeur est quelqu'un de tourmenté, porteur d'une histoire familiale très lourde, que sa grand-mère lui a racontée pour qu'il la transmette lui-même. Malheureusement, les détails du récit se sont peu à peu envolés de sa mémoire. Par le dépaysement que lui apporte Venise, le professeur tente d'apaiser sa culpabilité, en se promenant dans la ville, en s'intéressant à d'autres histoires que la sienne.

Anne Revah décrit de façon assez subtile les déambulations de son personnage dans la ville. C'est cet aspect du roman que j'ai le plus apprécié. J'ai visité Venise il y a dix ans et j'avais adoré me perdre dans ses ruelles colorées pour déboucher sur des petites places pleines de charme. Depuis, je ne résiste pas aux romans qui se passent à Venise. Sur une chaise longue, dans le jardin, j'étais à Venise...

C'est un roman sur la mémoire, sur la culpabilité qui ronge un individu de l'intérieur, sur sa reconstruction. Malheureusement ces thèmes sont un peu survolés, tout comme celui de la shoah, qui supporte difficilement de passer au second plan s'il n'y a pas une histoire forte au premier plan. Dans "Quitter Venise", les personnages se croisent mais il ne se passe pas grand-chose entre eux.

La fin est ouverte, la dernière phrase est étonnante. D'une certaine façon, elle m'a déstabilisée. J'ai re-feuilleté l'ouvrage, étonnée d'avoir mis de côté si facilement un de mes questionnements du début. J'ai bien aimé me faire surprendre mais j'ai déploré une certaine lourdeur dans l'écriture, que j'ai attribué (ai-je raison ?) à cet exercice stylistique. Je ne peux pas en dire plus à ce sujet sous peine de spoiler. Par ailleurs, bien que le procédé soit intéressant, il ne constitue pas la raison d'être du roman.

Au final, mon avis est donc mitigé. J'ai aimé retrouver Venise mais je suis restée sur ma faim et je n'ai pas trouvé l'écriture aussi aboutie que dans les précédents romans de l'auteure, notamment Manhattan, son premier roman.

Les avis de Géraldine et de Leiloona (assez proches du mien)

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Mercure de France, que je remercie pour l'envoi.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 23:46

Au diable Vauvert - mars 2014 - 218 pages

 

Guylain Vignolle (et non vilain Guignol comme on le surnomme depuis l'enfance) travaille dans une usine qui pilonne les livres invendus. Pour cet amoureux des mots, voilà un bien triste métier. Fort heureusement, quelques moments de grâce s'offrent à lui durant la journée, notamment le RER de 6 h 27, où Guylain lit aux passagers intéressés quelques pages volées du pilon. L'homme fait parfois de belles rencontres, comme ces deux vieilles dames qui l'invitent à venir faire la lecture dans leur maison de retraite. Un jour, Guylain découvre une clé USB sur laquelle se trouve le journal d'une mystérieuse "dame-pipi". Guylain tombe sous le charme de la mystérieuse inconnue et ne pense plus qu'à une chose, la retrouver...

Je n'ai pas pu résister à l'engouement de la blogosphère pour ce petit roman. Mais j'en attendais de trop, sans doute, car je n'ai pas eu le coup de coeur attendu. C'est une histoire sympathique, remplie de bons sentiments et de personnages attachants mais un peu trop gentillette à mon sens. Je n'ai rien contre une lecture légère de temps en temps mais je m'attendais à plus de profondeur dans cette histoire, d'où ma déception. Par ailleurs la lecture par Guylain des pages sauvées du pilon m'a un peu ennuyée, je l'avoue. Tout comme celle de la lecture du journal de "dame pipi", d'ailleurs.

Un avis plutôt mitigé, donc...

Voyons ce qu'en pense Valérie avec qui je partage une lecture commune.

Des tas d'avis sur Babelio

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