Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 23:33

La boite à Bulles - 176 pages

J'ai lu et vu un grand nombre de documentaires sur Simone Veil et je ne crois pas avoir encore beaucoup à apprendre sur son histoire. Je me suis toutefois intéressée à cet album, qui se propose d'évoquer Simone sous un autre angle, celui des relations entre les sœurs Jacob. L'album s'ouvre sur un échange entre les deux dernières survivantes, Simone et Denise, qui se remémorent leurs souvenirs.

Dans la famille Jacob, nous avons le père, la mère et quatre enfants : un garçon et trois filles, dont Simone. Avant le cataclysme de la guerre, c'est une famille unie dans laquelle les enfants peuvent profiter de leur jeunesse de façon insouciante. Le dessin, plus que les mots, permet de se représenter ce bonheur dont nul n'imagine qu'il vit ses dernières heures. 

Les premières rafles ont lieu en 1942. La famille n'échappera pas aux rafles. Simone sera déportée en 1944 à à Auschwitz-Birkenau avec sa mère et sa sœur ainée, Milou. Les deux sœurs survivront mais pas la mère, Yvonne.

Simone et Denise, les deux survivantes, ont un parcours très différent, bien que toutes deux aient été déportées. Simone l'a été en tant que juive, tandis que Denise l'a été pour des faits de résistance. Au lendemain de la guerre, Denise a le statut d'héroïne, alors que Simone, en tant que victime, a bien du mal à raconter l'indicible, car la population française veut tourner la page. C'est l'un des thèmes forts de l'album : la confrontation des vécus et ressentis de chacune des sœurs.

Bien que l'album soit centré sur la vie familiale de Simone Veil, je ne peux passer sous silence les pages évoquant sa carrière politique. On la retrouve telle que l'a connue, intègre et pugnace.

Le style de dessin, sans être exceptionnel, est agréable à regarder et s'accorde parfaitement avec le texte. C'est un album touchant qui permet de revisiter l'histoire de Simone Veil sous un angle un peu inhabituel.

Participation à la BD de la semaine, aujourd'hui chez Moka

 

Partager cet article
Repost0
9 septembre 2025 2 09 /09 /septembre /2025 23:29

Noctambules - 135 pages - 2012

Cette BD est l'adaptation du roman d'aventures éponyme de Jack London, publié aux États-Unis en 1904.

Un homme de lettres, Humphrey Van Weyden, prend un ferry pour traverser la baie de San Francisco. En raison d'une brume épaisse, le ferry entre en collision avec un autre bateau et fait naufrage. Humphrey est secouru par l'équipage d'une goélette qui refuse de le ramener à terre. Le voilà donc embarqué pour une chasse aux phoques, en direction du Japon.

Le capitaine du bateau, Loup Larsen, voit en lui un adversaire intéressant pour des joutes verbales. Après avoir été employé à des basses besognes, Humphrey se voit contraint d'accepter le poste de second, bien qu'écœuré par le manque d'humanité du capitaine. Quand la goélette recueille à son bord une jeune femme rescapée d'un naufrage, Humphrey se sent dans l'obligation de la protéger de Loup Larsen. Ils décident de fuir en bateau...

Les dessins, très travaillés, sont saisissants de réalisme. Les couleurs des chapitres sont en lien avec leur ambiance : par exemple rouges lorsque les scènes de violences prédominent. Les visages sont particulièrement expressifs.

J'ai passé un très bon moment avec cette BD qui nous fait découvrir les conditions de vie dans un bateau au début du 20ème siècle. Le portrait de Loup Larsen est saisissant. C'est un homme impitoyable, cruel et amoral qui utilise son intelligence à mauvais escient, contrairement à l'homme de lettres, très attaché à la morale religieuse. La tension, au détour de chaque page, tient le lecteur en haleine.

Une très bonne BD !

Participation à la BD de la semaine, aujourd'hui chez Fanny

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2025 3 19 /03 /mars /2025 00:29

D'après le livre de Thomas Piketty - 2022 - 176 pages

Cet ouvrage est inspiré de l'essai éponyme de l'économiste et écrivain français Thomas Piketti, spécialisé dans l'étude des inégalités économiques. L'ouvrage de Thomas Piketty fait 1197 pages, c'était donc un gros challenge de l'adapter en bande dessinée !

Pour rendre le propos plus digeste, Claire Alet et Benjamin Adam ont imaginé une saga familiale qui retrace l'évolution dans le temps de la répartition des richesses et modèles sociaux, sur une période qui s'étale de la Révolution à nos jours. Nous voyons comment la fortune de cette famille évolue au fil du temps. Plus on est riche et plus on s'enrichit ! Il est question du droit de propriété, de l'impact des impôts (l'impôt proportionnel étant plus favorable aux riches que l'impôt progressif), du rôle de l'esclavage puis de la colonisation dans l'acquisition des fortunes. 

La famille que nous suivons vit de ses rentes jusqu'à 1914 puis peu à peu voit sa fortune diminuer en raison de la mise en place de l'impôt progressif et de l'effort demandé aux riches pour la reconstruction de la France. A partir de 1945, cette tendance s'accentue en raison de la nouvelle guerre, de l'inflation et crise de l'immobilier. Les membres de la famille se mettent à travailler, ne pouvant plus vivre de leurs rentes. 

Durant les trente glorieuses, une société plus égalitaire voit le jour. Pour autant, des inégalités subsistent. Elles vont repartir à la hausse au cours des dernières décennies. Thomas Picketti, auteur engagé, ne croit pas à la théorie du ruissellement et pense qu'un autre modèle que celui de l'ultra-capitalisme est possible. Il donne quelques pistes de féflexion, certaines plus réalistes que d'autres.

J'ai trouvé cet ouvrage dense mais abordable et pédagogique. Il nous permet d'aborder l'histoire de notre pays sous un angle inhabituel. Je n'aurais pas le courage de lire un des essais de Thomas Piketti, je suis donc satisfaite d'avoir eu cette BD entre les mains (je remercie au passage mon voisin :-)). Le sujet n'est pas léger mais le format de la BD rend le propos plus accessible. Des petites pointes d'humour de temps en temps sont sont les bienvenues.

Il est difficile de restituer la lecture d'un ouvrage qui en résume déjà un autre. J'espère ne pas avoir été trop simpliste dans ma façon de le présenter. 

Je conseille cette BD !

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Cette semaine chez Moka

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2024 3 06 /11 /novembre /2024 00:05

Casterman 2020 - 192 pages

Anaïs Nin est une écrivaine des années 30 dont je connaissais la vie dans les grandes lignes, avant de parcourir cette BD. J'ai lu, il y a très longtemps, une sélection de ses journaux intimes. J'étais curieuse de découvrir comment Léonie Bischoff allait s'y prendre pour rendre compte, par le dessin, de la complexité de cette femme. 

 

Anaïs Nin est une femme peu conventionnelle, surtout pour l'époque. Elle laisse libre cours à sa sexualité, aimant autant les femmes que les hommes. Mariée, elle mène plusieurs relations en parallèle. Léonie Bischoff évoque notamment la relation à la fois charnelle et intellectuelle qu'elle entretient avec Henry Miller, dont elle était très amoureuse.

La dessinatrice dessine ses fantasmes, ses états d'âmes et le côté obscur de sa personnalité.  Les dessins sont très recherchés, il ne s'agit pas seulement de décrire des lieux, des personnages et des situations mais aussi de sonder les âmes torturées, notamment celle de Anaïs Nin. Cette dernière ne se débarrasse pas du jour au lendemain de la morale qu'on lui a inculquée. C'est tout un cheminement, qui passe notamment par la psychanalyse. 

L'utilisation des couleurs plus ou moins lumineuses selon les situations nous permet de capter les ambiances. Une des scènes particulièrement dérangeante est dessinée sur fond noir, par exemple. J'ai lu que cet album était le fruit d'un travail de longue haleine qui avait demandé à son autrice des années de réflexion et d'essais avant d'arriver à trouver la bonne approche. Le résultat est époustoufflant.

C'est un album vraiment très abouti que nous propose Léonie Bischoff !

Participation à la BD de la semaine (liens chez Fanny cette semaine)

 

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2024 3 11 /09 /septembre /2024 07:52

Dupuis 2024 - 140 pages 

Anna et son petit frère Noa, en désobéissant à leurs parents, atterrissent dans un monde parallèle peuplé de personnages inquiétants. Certains sont dangereux, d'autres moins mais comment distinguer les uns des autres ?

Terrible est un conte initiatique d'inspiration slave dans lequel un enfant et une adolescente sont confrontés à différentes épreuves. L'album contient des scènes de sexe et de violence. Il n'est donc pas à mettre dans toutes les mains bien qu'on y trouve également des scènes plus douces et plus naïves. 

Je me suis laissé embarquer par cet album, curieuse de parcourir aux côtés du frère et de la sœur, ce monde à la fois merveilleux et inquiétant. La particularité de l'album est de s'inspirer de contes pour enfants tout en s'adressant aux adultes. Le dessin ne me plaisait pas plus que cela au départ mais au final, je trouve qu'il s'accorde bien à l'esprit du conte. A noter également une très belle qualité de papier qui en fait un bel objet.

Un conte original, à mi-chemin entre l'univers des adultes et celui des enfants. 

Pour vous faire une idée du dessin :

Participation à la BD de la semaine (liens chez Fanny cette semaine)

Partenariat non rémunéré : j'ai reçu ce livre gratuitement mais je ne suis pas rémunérée pour en parler.

Partager cet article
Repost0
9 février 2024 5 09 /02 /février /2024 16:24

 Editions Steinkis - 109 pages - octobre 2024

Les matins doux fait partie de la collection "Dyade", publiée chez chez Steinkis. Cette collection propose des histoires d'amour dans lesquelles deux êtres s'inspirent dans leur vie créative. Dans le cas présent, il s'agit de Simone de Beauvoir et de Nelson Algren. Je dois avouer que ce dernier m'était complètement inconnu. Il s'agit d'un écrivain américain qui vivait à Chicago et dont les œuvres sont le reflet de la vie américaine de l'époque. Simone de Beauvoir m'intimide et, si j'ai l'impression de la connaitre un peu, je ne suis pas certaine de l'avoir déjà lue. En savoir un peu plus sur elle par l'intermédiaire d'une BD m'a semblé une bonne approche. 

 

En visite aux Etats Unis pour une série de conférences, Simone rencontre Nelson à Chicago. C'est le coup de foudre mais leur relation est assez houleuse car la liberté que s'octroie Simone de Beauvoir ne convient pas à Nelson, qui souffre de devoir la partager avec Jean-Paul Sartre. Sur le plan intellectuel, l'entente est parfaite. Les années durant lesquelles ils se fréquentent sont fructueuses.  Nelson ouvre les yeux de Simone de Beauvoir sur les opprimés de ce monde, parmi lesquels figurent les femmes. Les amoureux se voient de temps en temps, quand Simone fait le voyage pour le retrouver. Ils entretiennent une relation épistolaire, dont quelques extraits sont insérés dans la BD. Leur liaison démarre en 1947 et s'achève en 1964.

J'ai passé un très bon moment en compagnie de Nelson et de Simone, avec en toile de fond le Chicago de l'époque. Je suis admirative de l'incroyable avance de Simone de Beauvoir sur son temps. Elle voyage seule, s'autorise une double vie amoureuse et défend sa liberté coûte que coûte. Les dessins m'ont beaucoup plu. Les visages sont expressifs et les scènes d'amour (bien qu'explicites) ne sont jamais vulgaires. J'aurais bien aimé quelques dizaines de pages supplémentaires, ce sera mon seul bémol.

Une jolie découverte que je dois à l'opération "Masse critique" de Babelio

Partager cet article
Repost0
29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 23:05

La boite à bulles - 96 pages 

Après nous avoir proposé une incursion dans l'enfance de Mozart puis dans celle Léonard de Vinci, William Augel s'intéresse à Agatha Christie. De façon ludique, l'auteur propose au jeune lecteur de pénétrer dans l'univers de la reine du crime par de courtes histoires et saynètes mettant en scène l'enfance d'Agatha Christie. Nous découvrons une petite fille vive et malicieuse qui voit dans sa vie quotidienne des tas d'enquêtes à mener. La fillette revisite également des contes pour enfants en imaginant des variantes. Il ne faut pas s'attendre à lire une biographie. En effet, seules quelques informations sur l'autrice sont livrées à la fin de l'album. 

VOILA COMMENT EST NE LE CLUEDO...

L'ouvrage suscitera peut-être des vocations et donnera certainement à quelques enfants l'envie d'aller plus loin dans la découverte d'Agatha Christie. Au niveau de l'esthétisme de l'album, j'ai aimé la palette de couleurs utilisée mais moins le dessin, qui tend vers la caricature. Cette bande-dessinée est destiné à un public assez jeune. J'avoue que je m'attendais à un ouvrage plus documenté. 

A conseiller à de petits enquêteurs en herbe.

Lu dans le cadre d'une opération "Masse critique" de Babelio

La BD de la semaine, c'est chez Noukette

Et le mois anglais chez  Lou, Titine et Cryssilda

Partager cet article
Repost0
22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 23:36

Casterman 2021 - 181 pages

Cette superbe BD raconte la rencontre entre deux femmes, Mona et Monika. La première est une réfugiée syrienne qui vit dans une tente près de l'aéroport désaffecté d'Héraklion. La seconde est la sage-femme qui lui annonce qu'elle est enceinte. Entre les deux femmes nait immédiatement une forte complicité.
Nous les suivons toutes les deux dans leur quotidien. Mona la syrienne cherche un pays d'accueil pour élever son futur enfant pendant que Monika rêve d'une vie où elle et son mari auraient les moyens de prendre leur autonomie. En raison de la crise économique grecque, l'époux de la sage-femme n'a pas de travail. Incapables de subvenir à leurs propres besoins, ils sont contraints de vivre chez les beaux-parents,

Ce roman graphique a vu le jour suite à la participation de Sandrine Martin au projet ERC, une initiative qui a pour but de vulgariser en images les recherches scientifiques. La dessinatrice a suivi Vanessa Grotti, une anthropologue qui étudie la maternité des migrantes enceintes dans les régions frontalières de l'Europe. 
Le personnage de Mona, fictionnel, reprend les caractéristiques et expériences de différentes femmes suivies par l'anthropologue. Il en est de même pour Monika, qui symbolise la sage-femme confrontée à la précarité des femmes migrantes alors qu'elle-même peine à vivre décemment dans son pays en pleine crise économique. 

 


Je qualifierai cet ouvrage de docu-BD, un genre que j'affectionne tout particulièrement. le dessin fait passer beaucoup de messages et en dit plus long que n'importe quel discours. Nous suivons des femmes dans leur quotidien. Elles ont des noms et ne font plus partie de la foule anonyme dont nous déplorons le sort dans les journaux télévisés.


Sandrine Martin fait ressortir de son dessin, en bichromie bleu et rouge, beaucoup d'humanité. J'ai été touchée par la bienveillance de la sage-femme envers sa patiente. C'est une très belle profession qu'elle met en lumière et si importante pour toutes les femmes du monde ! Le dessin, très précis, porte un soin tout particulier aux décors, qui en disent beaucoup sur ce que vivent les personnages.

J'ai eu coup de cœur pour cette BD que j'ai déjà envie de relire.

La BD de le semaine c'est chez Moka

Lu dans le cadre d'une opération Masse critique de Babelio

Partager cet article
Repost0
11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 23:44

Delcourt 142 pages - 2017

L'album s'ouvre par un échange entre Rose, devenue âgée et sa petite fille Virginie. Ce jour-là, Virginie est venue confier ses émois amoureux à sa grand-mère, qui à son tour lui raconte ceux de sa jeunesse. Nous remontons en 1940 dans l'immeuble où vivait Rose. La France est occupée par les allemands et la situation des juifs est préoccupante. Sarah Ansburg et son jeune fils vivent dans la crainte quotidienne d'être découverts. Rose fait son possible pour leur venir en aide. Quand un jeune soldat allemand frappe à la porte des Ansburg c'est Rose qui ouvre et détourne l'attention du soldat. Le soldat n'est pas dupe mais il ferme les yeux. Il a un véritable coup de foudre pour la jeune femme et c'est réciproque...

Nous suivons le quotidien des autres habitants : privation de liberté, rationnement alimentaire, actes de bravoure mais aussi magouilles en tous genre, délation et collaboration avec l'ennemi.  Quand arrive la fin de la guerre, c'est l'heure des règlements de compte. Hélas, ceux qui sont punis ne sont pas forcément ceux qui le méritent le plus. 

Voilà un livre que j'ai offert à l'un de mes enfants (il l'a beaucoup aimé). Je l'ai lu à mon tour me demandant, encore une fois, pourquoi je ne lis pas plus de BD ! Je ne vous cacherai pas toutefois que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, confondant au départ les personnages féminins. Il y a pourtant des blondes et des brunes, des jeunes et moins jeunes. Passé ce temps d'adaptation, où j'ai dû revenir en arrière, j'ai été happée par l'histoire et la vie des habitants de l'immeuble.

On retrouve dans l'album des tonalités de vert et de beige. Le rouge symbolise la vie et l'amour : les tenues de Rose, les coeurs qui battent... A la fin de l'album, le rouge change de camp pour devenir la couleur de la haine et de la violence. Carole Maurel et Navie sont parvenues l'une par les dessins, l'autre par le texte à restituer l'ambiance d'une époque. 

A découvrir !

Cette semaine chez Moka

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 00:58

La boite à bulles - 133 pages - Sept 2020

Hyppolyte, acteur fauché d'une troupe de théâtre, tombe amoureux d'une jeune fille appartenant à une ethnie voisine. Cette dernière lui demande une somme astronomique en échange de sa main. Elle ne le prend absolument pas au sérieux.

Rien n'arrête le jeune homme, qui a sept jours pour relever le défi. Il fait preuve d'imagination et fait fonctionner ses réseaux pour tenter de réunir la somme. Une de ses astuces est d'ouvrir un lieu de vie qu'il va nommer le Ting Tang Sap Sap. Il s'agira ensuite de le faire vivre et fructifier...

 

L'auteure (Anaële Hermans) fait la part belle au conte, par l'intermédiaire d'une "histoire dans l'histoire" particulièrement truculente (une des premières astuces d'Hyppolyte pour gagner de l'argent).

J'ai particulièrement apprécié l'humour qui se dégage de l'album. Il est fait référence, notamment, à une particularité africaine dont j'avais déjà entendu parler : "les parents à plaisanterie". La coutume veut qu'on se balance des noms d'oiseaux si l'on est "parents à plaisanterie". Ce véritable "sport national" ne manque pas de piquant.

Le lieu est fort bien restitué par des planches colorées qui décrivent avec moultes détails les décors. Nous sommes plongés dans l'ambiance d'un village africain dont les habitants, un peu nonchalants, sont toujours prêts à se rendre service. Les mœurs et le rythme de ce village sont si différents de ce que nous connaissons chez nous, que le dépaysement est complet.

Une lecture anti-morosité !

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" de Babelio

La bd de la semaine, c'est chez Noukette

Partager cet article
Repost0