
Philippe Rey - septembre 2017 - 427 pages

Je suis une inconditionnelle de Joyce Maynard. Il était donc impossible pour moi de passer à côté de ce récit autobiographique, qui sort le 7 septembre. J'ai choisi de présenter ce titre aujourd'hui car le blogoclub met à l'honneur Joyce Maynard. Le titre sélectionné était "l'homme de la montagne" mais je l'ai déjà lu à sa sortie (lien vers mon billet) .
Dans le prologue de "Un jour tu raconteras cette histoire", l'auteure nous dit ceci : "Il y a trois ans, le week-end du 4 juillet, à l'âge de 59 ans, j'ai épousé le premier vrai compagnon de ma vie".
La romancière nous raconte cette liaison qui l'a transportée de bonheur mais qui s'est terminée bien tristement. Son compagnon est tombé malade peu de temps après leur mariage. Il est mort d'un cancer du pancréas. Le récit est divisé en Deux parties "avant" et "après". Une postface qu'elle aurait pu intituler "la vie continue" conclut le roman.
La première partie est celle que j'ai préférée. Elle y raconte son coup de foudre pour l'homme qu'elle n'espérait plus, un compagnon qui correspond enfin à son idéal de vie. Après un divorce à 35 ans, Joyce Maynard s'est consacrée à ses enfants et à l'écriture, enchaînant des histoires sans lendemain avec des hommes parfois gentils, mais qui ne lui convenaient pas. Quand elle rencontre Jim, une seconde jeunesse s'offre à elle mais surtout, elle découvre le bonheur de vivre à deux dans une relation saine et équilibrée. Elle apprend l'entraide, la complicité, le partage des bons et des mauvais moments.
La seconde partie du roman est très éprouvante et j'avoue avoir fait l'impasse sur certains passages. Joyce Maynard décrit la progression du cancer de son mari, les traitements et la vie à l'hôpital. J'ai sauté pas mal de pages, je m'en excuse auprès de l'auteure. Cette partie du roman parlera peut-être davantage aux personnes qui se sont trouvées un jour dans la position de l'accompagnant.
Après cette lecture, j'admire encore plus qu'avant la femme indépendante et pleine d'énergie qu'est Joyce Maynard. J'aime sa fantaisie, sa simplicité. J'aime beaucoup sa vision du couple et notamment celle du couple mature. Joyce Maynard n'essaye pas de se montrer parfaite aux yeux de ses lecteurs. Elle raconte ses failles, ses doutes. Elle évoque notamment l'épisode désastreux de l'adoption de deux fillettes éthiopiennes.
Ce roman peut faire peur mais les inconditionnels de l'auteure y trouveront leur compte. Je leur conseillerai, s'ils ne sentent pas capables d'affronter les chapitres médicaux, de ne pas les lire, tout simplement. Pour une première approche de l'auteure, je conseillerai un autre titre, sauf pour les personnes qui ont accompagné un proche dans la maladie et qui trouverons peut-être, dans cette lecture, une forme de réconfort et de partage.
Un récit autobiographique très touchant.
Je remercie l'agence Anne et Arnaud et les Editions Philippe Rey

Lu dans le cadre du Blogoclub

Je participe en septembre, au mois américain organisé par Titine

Je contribue à mon petit défi : couvrir en 50 romans, les 50 états des Etats-Unis. Ici le New Hampshire car l'auteur est y née. Une petite partie du roman s'y déroule).

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