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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

2 septembre 2026 3 02 /09 /septembre /2026 09:04

Futuropolis 2017 - 96 pages

Cette bande dessinée a pour personnage principal le phare d’Ar-Men, construit en pleine mer, sur un rocher, entre 1867 et 1881. Il est situé à la pointe ouest de la Bretagne, en mer d’Iroise. Les conditions de vie y étaient si extrêmes qu’il était surnommé « L’enfer des enfers ».

Ar-Men n’est pas une BD facile à aborder. Il m’a fallu deux lectures pour me retrouver parmi les différents personnages et leurs histoires. Il faut dire qu’à la première lecture, j’ai surtout été happé par la beauté des dessins.

Emmanuel Lepage retrace les quinze années de la construction du phare, marquées par d’énormes défis techniques. L’album met aussi en lumière le quotidien des gardiens qui y ont vécu. Le personnage principal est Germain, le gardien qui arrive au phare en 1962 pour remplacer un collègue décédé. C’est par son intermédiaire que nous découvrons l’histoire du phare. Lepage nourrit notre imaginaire en faisant référence aux légendes locales, notamment celle de la ville d’Ys.

Ce qui me marque avant tout dans cette lecture, c’est le plaisir visuel. Les dessins sont tout simplement magnifiques. La mer est représentée dans toutes ses nuances, avec des dégradés de bleu qui alternent avec des tons ocre évoquant le passé. Lepage restitue avec brio les scènes de tempête et le bruit des vagues sur les rochers. Se plonger dans cette BD, c’est se couper du monde le temps de la lecture.

En conclusion, Ar-Men est un livre-objet de toute beauté qu’il faut prendre le temps de savourer.

 

Participation à la BD de la semaine chez Blandine

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31 août 2026 1 31 /08 /août /2026 15:47

Voici le récapitulatif des écoutes des participants au challenge "Ecoutons un livre" pour le mois d'août :

Géraldine :

Une pension en Italie - Philippe Besson
N'avoue jamais - Lisa Gardner

Manou : 

Ilos (tome 1) - Marion Brunet

Sylire :

Je voulais vivre - Adélaide de Clermont-Tonnerre

Merci aux participantes !

Si vous souhaitez participer, vous pouvez déposer les liens ici ou m'envoyer un mail à sylir@orange.fr.

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29 août 2026 6 29 /08 /août /2026 10:26

Lu par Claire Cahen - 12 heures - AUdiolib (Grasset 2025)

« Je voulais vivre » est un roman qui ne manque pas d’originalité. L’autrice a eu l’idée de réhabiliter le personnage de Milady de Winter, issu du roman d’Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires. Dans l’œuvre de Dumas, Milady n’a pas le beau rôle : c’est une espionne et l’ennemie jurée des mousquetaires, qui finit exécutée par un tribunal improvisé. En relisant Dumas, Adélaïde de Clermont-Tonnerre a été frappée par le portrait uniquement à charge de cette jeune femme, dont l’auteur n’évoque ni le passé ni la psychologie. Sa mort est particulièrement violente et cruelle, d’autant plus qu’elle ne dispose d’aucun avocat et que ce pseudo-tribunal est exclusivement composé d’hommes, dont certains ont été ses amants.

« Je voulais vivre » est autant un roman d’aventures qu’un roman féministe. On y découvre à quel point cette jeune femme a été brisée par des hommes dès sa plus tendre enfance. Sans excuser tous ses actes, l’autrice nous permet de comprendre comment Milady en est venue à endosser ce rôle d’espionne auprès du cardinal de Richelieu, et pourquoi elle a dû parfois trahir les hommes qu’elle a aimés.

J’ai passé un très bon moment avec cette lecture audio. J’avais plaisir à retrouver Milady et j’ai éprouvé beaucoup d’empathie pour elle. Si ce n’est pas toujours simple d’être une femme en 2026, notre quotidien n’a rien à voir avec celui des femmes du XVIIᵉ siècle : ce qui était reproché à Milady, c’était tout simplement d’être une femme qui se comportait comme un homme.

Une lecture que j’ai vraiment beaucoup appréciée.

Challenge écoutons un livre

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7 août 2026 5 07 /08 /août /2026 23:02

Voici quelques livres lus il y a quelque temps et non commentés. Ils ont pour point commun de raconter des vies. Si je ne devais en conseiller qu'un, ce serait le dernier.

Le livre de Kells - Sorj Chalandon

Dans ce récit, Sorj Chalandon relate sa jeunesse. Après une enfance malheureuse marquée par la tyrannie d'un père violent, le jeune homme se retrouve livré à lui-même, sans le sou. Il mènera une existence de SDF avant de faire une rencontre qui le sortira de la misère. Militant d'extrême gauche, il entre à Libération et embrasse une carrière de journaliste.

Sorj Chalandon est un auteur que j'apprécie. Ce n'est pas son premier roman d'inspiration autobiographique, et peu à peu nous reconstituons le roman de sa vie. Je dois dire toutefois que je me suis parfois ennuyée dans cet opus, très centré sur l'histoire du militantisme de l'après-Mai 68. Les grandes lignes m'auraient suffi.

Tant mieux - Amélie Nothomb

Amélie Nothomb est une autrice que je ne lis plus, en dehors des romans autobiographiques dans lesquels je trouve qu'elle excelle. Ici, il est question de sa mère, dont elle nous raconte l'enfance dans un style romanesque.

Élevée par une famille dysfonctionnelle, Adrienne (la mère d'Amélie) a développé une forte capacité d'adaptation. Sa grand-mère maternelle, qui l'accueillait contre son gré durant les vacances, n'arrangeait rien au tableau. Elle était cruelle et maltraitante. L'enfant s'évadait par l'imagination, cultivant une forme de résilience. 

On sent dans ce livre tout l'amour de l'écrivaine pour sa mère, à laquelle elle consacre un portrait original et attachant.

Premier sang - Amélie Nothomb

Cette fois, c'est du père d'Amélie qu'il s'agit. Sous forme de conte, écrit à la première personne, le livre retrace les vacances d'un petit garçon très attachant. Orphelin de père, avec une mère figée dans le chagrin, l'enfant est élevé par ses grands-parents maternels. Pendant les vacances, il est confié à son grand-père paternel, aristocrate fauché remarié à une femme plus jeune que lui avec laquelle il a eu des enfants. Dans un château délabré, les enfants sont livrés à eux-mêmes, vivant en sauvageons.

Le garçon, bien que bousculé, apprécie de retrouver à chaque période de vacances cette tribu bruyante dans laquelle il doit batailler pour se faire une place. Cette adaptation forcée lui sera fort utile dans sa vie d'adulte.

On retrouve, comme dans Tant mieux, toute la fantaisie dont sait faire preuve Amélie Nothomb. J'ai beaucoup aimé ces deux opus.

Laëtitia ou la fin des hommes - Ivan Jablonka
L'auteur, un historien, s'est emparé d'un fait divers qui l'a révolté. Il s'agit de l'affaire « Laëtitia » qui a défrayé la chronique en 2011 pendant deux mois. Je m'intéresse assez peu aux faits divers, mais je me souviens de l'histoire sordide de cette jeune fille de Pornic qu'on a retrouvée morte après avoir été violentée.
L'auteur nous propose un ouvrage qui se situe entre l'enquête et la biographie. Il s'intéresse à ce qui s'est passé et nous offre le portrait attachant de Laëtitia. Nous découvrons une jeune fille d'origine défavorisée qui, malgré l'adversité, se construisait un avenir.
J'ai beaucoup aimé la forme de ce récit, mais aussi sa portée sociologique et historique. En effet, l'auteur restitue également l'exploitation politique et médiatique de cette affaire. J'ai lu cet ouvrage en pleine affaire Lyhanna et je n'ai pas pu ne pas faire le rapprochement entre les deux affaires.

Avez-vous lu certains de ces livres ?

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4 août 2026 2 04 /08 /août /2026 16:13

Babel - traduit de l'Arabe (Egypte) par France Meyer

Ce court roman, publié en 1974, a été écrit par l'Égyptien Naguib Mahfouz, qui a obtenu le prix Nobel de littérature en 1988. L'histoire se déroule en Égypte, avant et après la guerre des Six Jours.

Le narrateur, comme d'autres habitués, fréquente le Karnak Café. Il s'y positionne en tant qu'observateur. Il s'intéresse tout particulièrement à trois jeunes gens, dont l'un est l'amant de la gérante, une ancienne danseuse. Dans ce café, les habitués parlent de politique en toute confiance. Un jour, les trois jeunes gens disparaissent mystérieusement. Ce n'est que plusieurs années plus tard qu'il apprendra ce qui est arrivé à chacun d'entre eux.

L'objectif de ce roman, à sa publication, était de dénoncer la répression du gouvernement mis en place après la révolution de 1952. Aucune dissidence, qu'elle soit politique ou religieuse, n'était tolérée. Les suspects étaient incarcérés et torturés.

C'est un roman intéressant pour qui s'intéresse à l'Égypte et plus généralement au Moyen-Orient. L'écriture, fluide, permet une lecture agréable de l'ouvrage. J'ai particulièrement apprécié la seconde partie, qui nous permet de connaître de manière plus approfondie chacun de ces jeunes dont le destin est lié.

Une lecture intéressante.

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4 août 2026 2 04 /08 /août /2026 16:03

Voici le récapitulatif des écoutes pour le mois de juillet. Toujours pas de billets pour moi mais cela ne saurait tarder !

Géraldine :
Les extraordinaires - Julien Sandrel

Enna : 
La disparue de la cabine n°10 : Ruth Ware

Les roses de la nuit - Arnaldur Indridason 

Merci à Enna et Géraldine ! Rendez-vous dans un mois pour le récapitulatif du mois d'août.

Si vous souhaitez participer, vous pouvez déposer les liens ici ou m'envoyer un mail à sylir@orange.fr

 

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7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 13:41

Voici le récapitulatif des écoutes pour le mois de juin. Désolée pour le retard. Le temps passe si vite ! J'ai lu audio mais je n'ai pas pris le temps de rédiger des billets. Ce sera pour la prochaine fois.

Géraldine :

Louisiane - Julia Malye 

Le liseur - Bernhard Schlink

 L'inconnue du portrait - Camille de Peretti

Sombre dimanche - Alice de Zeniter

Enna :

Une colonne de feu (Les piliers de la terre T3) - Ken Follett

Nous - David Nicholls

Oxygène - M.J. Arlidge 


Manika :

Appel à l'amour - Anthony De Mello 

Le naufrage de Venise - Isabelle Autissier 

Rhapsodie Italienne - Jean Pierre Cabanes 

Ame de sorcière de Odile Chabrillac

Merci pour vos participations ! On se retrouve fin juillet. 

Si vous souhaitez participer, vous pouvez déposer les liens ici ou m'envoyer un mail à sylir@orange.fr

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6 juin 2026 6 06 /06 /juin /2026 13:21

Comme vous avez pu le constater, je ne suis pas très assidue dans la rédaction de mes billets de lecture. Ne pouvant pas rattraper tout le retard accumulé, voici quelques lignes sur des lectures qui commencent à dater, mais que je ne voulais pas passer sous silence.

Mahmoud ou la montée des eaux d'Antoine Wauters 

 

Dans une Syrie martyrisée par la guerre, Mahmoud se remémore son passé. Le vieil homme passe ses journées à ramer sur le lac artificiel qui a englouti le village de son enfance. Les moments heureux défilent dans sa mémoire mais surtout les longues années gâchées par la barbarie de la dictature de Bachar el-Assad. Antoine Wauters a choisi d'écrire son texte en vers libre, renforçant la portée poétique du récit.

 

 

Aussi riche que le roi d'Abigail Assor

 

Dans le Casablanca des années 1990, la société est organisée en castes qui ne se fréquentent pas. Sarah en a décidé autrement. Française, elle est reléguée dans les quartiers périphériques car sa mère n'a pas d'argent. Elle n'hésite pas, pour arriver à ses fins, à séduire un jeune homme laid mais qui fait partie de la haute bourgeoisie marocaine. J'ai eu un coup de cœur pour ce roman très prenant et passionnant par sa portée historique et sociologique. »

 

Espèces dangereuses de Sergueï Shikalov

 

Dans ce "docu-roman", l'auteur fait un focus sur les années 90 en Russie, marquées par plus de tolérance et d'ouverture d'esprit qu'auparavant vis-à-vis des homosexuels. Ces derniers ont cru à une libération progressive des mœurs, mais cette décennie de bienveillance s'est conclue par une douche froide. Sergueï Shikalov nous offre une immersion intéressante dans une Russie intolérante et cruelle pour ceux qui ne sont pas dans la norme.

Arcadie d'Emmanuelle Bayamack-Tam

 

Dans une communauté libertaire et écologiste, la jeune Farah grandit protégée des turpitudes du monde moderne, mais sous l'influence d'un gourou. La jeune fille a des relations sexuelles avec cet homme, ce qui est parfaitement admis par la communauté. On y prône en effet l'amour libre. Dans ce lieu où vivent une trentaine d'originaux, on vit plutôt heureux avant que la situation ne commence à déraper. L'autrice ne fait pas l'apologie de cette façon de vivre, mais je ne cache pas que j'ai parfois été assez mal à l'aise par la fausse légèreté du roman.

Impact - Olivier Norek

 

Virgil Solal est un ancien militaire qu'une tragédie personnelle liée à la pollution conduit à mener une action d'éco-terrorisme. Le roman fait cohabiter deux genres : le thriller et le documentaire. C'est un procédé qui me va bien car je ne suis pas assez courageuse pour lire des essais. J'ai bien aimé ce roman, sans que ce soit un coup de cœur, peut-être parce que je connaissais déjà le sujet traité.

 

Je ne suis pas sortie de ma nuit - Annie Ernaux

 

Annie Ernaux a le don pour écrire sur sa vie. Elle reprend ici les notes écrites durant la période où elle a accompagné sa mère âgée, atteinte de la maladie d'Alzheimer. C'est un récit à la fois intime et universel, absolument poignant. Annie Ernaux aborde avec beaucoup de sincérité la difficulté de cette période de la vie où l'on voit, impuissants, ses parents décliner, sachant que notre société ne favorise pas la prise en charge de ses anciens.

 

Avez-vous lu certains de ces livres ?

 

 

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3 juin 2026 3 03 /06 /juin /2026 15:21

Folio - 248 pages - traduit de l'espagnol (Mexique) par Eduardo Jimenez et Jacques Rémy-Zéphir

Tita était née en pleurant. Peut-être qu’elle se doutait que son sort était fixé, que, dans cette vie, le mariage lui serait refusé. Voilà comment Nacha racontait l’irruption de Tita sur terre : elle fut projetée par un torrent de larmes formidable qui inonda le sol de la cuisine.
L’après-midi, la frayeur était passée et l’eau évaporée par les rayons de soleil. Nacha ramassa le résidu de larmes sur le carrelage rouge. Avec ce sel, elle remplit un sac de cinq kilos qu’on utilisa longtemps pour cuisiner.   

Le sous-titre du roman, « Roman-feuilleton où l'on trouve des recettes, des histoires d'amour et des remèdes de bonne femme », laisse imaginer une bluette. Il n'en est rien. S'il contient bel et bien des recettes et des remèdes, les histoires d'amour sont loin de ressembler à celles des feuilletons traditionnels.

Le roman nous transporte au début du XXe siècle, dans un Mexique en pleine révolution. Tita et Pedro sont amoureux, mais la mère de la jeune femme refuse leur union pour des motifs égoïstes. Elle se réfugie en effet derrière une tradition qui veut que la plus jeune des filles reste célibataire pour s'occuper de ses parents âgés. Pedro décide alors d'épouser l'une des sœurs de Tita afin de rester près d'elle. Comme on peut l'imaginer, personne ne trouve son bonheur dans cet arrangement.

Nous suivons cette famille sur plusieurs décennies, marquées par les soubresauts de la révolution mais aussi par les événements, heureux ou tragiques, qui jalonnent leur quotidien. Il est difficile de résumer ce roman tant il contient d'éléments oniriques, sans toutefois basculer dans le fantastique.

Tita est un personnage particulièrement attachant. D'une grande fantaisie, amoureuse de la vie et d'une sensualité débordante, elle alterne grands élans d'énergie et profonds abattements. Son amour de la cuisine l'aide à surmonter les épreuves, mais ne suffit pas à combler ses attentes. J'ai eu plus de mal à m'attacher à Pedro, qui ne se montre pas toujours à la hauteur de la femme qu'il aime.

Chocolat amer est une lecture divertissante et sensuelle, qui réserve des rebondissements apportant du piment au texte. J'ai beaucoup aimé la plume fantaisiste de Laura Esquivel, qui n'hésite pas à passer de l'humour à la tragédie au détour d'une page.

En bref, une jolie plume et une lecture très distrayante !

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2 juin 2026 2 02 /06 /juin /2026 21:36

Voici le récapitulatif des écoutes pour le mois de mai :

Enna :

Les ailes collées : Sophie de Baere

Rêves oubliés : Léonor de Récondo 

La peste : Albert Camus

Géraldine :

Les diables et des saints - Jean Baptiste Andrea

Poussière blonde - Tatiana de Rosnay

Sylire :

Histoire de la violence - Edouard Louis

Merci aux participantes !

Si vous souhaitez participer, vous pouvez déposer les liens ici ou m'envoyer un mail à sylir@orange.fr

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