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Gallimard - août 2026 - 180 pages
Parmi les livres de cette rentrée littéraire, Le Pays des étés est l'un de ceux qui ont le plus attiré mon attention. En effet, j'avais eu un coup de cœur pour Que reviennent ceux qui sont loin, dans lequel l'auteur évoquait avec beaucoup de nostalgie ses vacances en Bretagne dans la maison familiale. En commençant Le Pays des étés, j'ai eu l'impression, dans un premier temps, de relire le livre précédent. Nous sommes dans la maison de vacances bretonne, et Pierre Adrian se remémore les étés dans ce petit village de bord de mer. C'est lorsque la maison est vendue (à la page 72) que le thème de ce nouveau roman se déploie véritablement. Nous découvrons alors ce que devient la bâtisse et comment s'organise, dans le village, la cohabitation avec les nouveaux occupants. Il est question également de l'impact de la vente de la maison sur les membres de la famille.
L'auteur évoque aussi l'évolution de certains villages bretons qui, victimes de leur succès, perdent en authenticité. Les vacanciers d'hier se fondaient dans le décor, ce qui n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui. Certaines maisons ont « l'affront » de se doter d'une piscine (les Bretons nagent dans la mer !) et leurs occupants se pavanent en jet-ski, comme sur la Côte d'Azur. J'ai la chance d'habiter un village de bord de mer très préservé pour l'instant, mais cette possible évolution m'inquiète. L'auteur aborde par ailleurs un problème qui touche certains lieux : la pollution agricole.
J'ai retrouvé avec grand plaisir la plume élégante de Pierre Adrian et ses superbes descriptions de la Bretagne. Le jeune auteur sait retranscrire avec beaucoup de justesse la nostalgie de ce qui n'est plus. Le hasard a fait que j'ai lu ce roman au moment où nous venions de vider la maison de ma belle-mère décédée, il y a quelques mois. Ce lieu était « le pays des étés » de mes enfants, et je crois que mon état d'esprit du moment a décuplé l'émotion que m'a procuré le livre de Pierre Adrian.
Je dois toutefois admettre que j'ai une préférence pour Que reviennent ceux qui sont loin. Les redites du début sont un peu superflues pour qui a déjà lu le premier roman. Par ailleurs, la fin (que bien sûr je ne dévoilerai pas) m'a paru un peu exagérée. En dépit de ces bémols, je conseille cette lecture qui m'a fait passer un bon moment.
Une très belle plume.
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