Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 20:50

Le livre de poche  - 217 pages (Albin Michel 2003)

Après un accident de voiture qui le plonge dans le coma, Martin Harris se retrouve à l’hôpital.  Son état s’améliorant rapidement, il est autorisé à rentrer chez lui, vaguement surpris que sa femme ne se soit pas inquiétée de son sort. Arrivant à son domicile, ne retrouvant pas ses clefs, il sonne. Là, stupéfaction, son épouse ne le reconnaît pas. Et comble de l’horreur, un autre homme, installé à sa place,  prétend lui aussi s’appeler Martin Harris… Une seule solution : prouver qu’il est bien lui-même. Pas si simple…

 

"J'ai tout perdu sauf la mémoire. Il m'a volé ma femme, mon travail et mon nom. Je suis le seul à savoir qu'il n'est pas moi : j'en suis la preuve vivante. Mais pour combien de temps ? Et qui va me croire ?"

 

Martin est-il l’éminent botaniste qu’il prétend être ? Tout parait l’indiquer ! Le hic, c’est que l’autre Martin, est lui aussi très convaincant, connaissant de sa vie les moindres détails.
Martin lui-même finit par se poser des questions... 
 


Cette histoire rocambolesque est difficilement classable (policier, science-fiction ?). Sans être inoubliable, c’est un livre divertissant qui m’a fait passer un bon moment. Intriguée par la situation de cet homme qui perd soudainement son identité, j'ai tourné les pages à toute vitesse pour tenter de comprendre. Le dénouement est assez surprenant…

Je ne connaissais pas la plume de Didier Van Cauwelaert, voilà qui est fait 
!


    Les avis de : Stéphie ; Hilde

     Lecture en partenariat avec :
 et  "le livre et poche"

Partager cet article
Repost0
24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 21:17



Le livre de poche 2009 - 249 pages (Editions Lattès en 2007)

Quand on est adulte, on se montre trop souvent résigné et impuissant face à certaines situations, comme celles des sans-abri. Leurs conditions de vie sont inacceptables et pourtant… bien au chaud dans nos maisons, nous arrivons à oublier ce qui se passe dehors. Les enfants et adolescents n’ont pas notre regard blasé. Leur incompréhension, leurs questionnements nous interpellent et nous bousculent, et c’est tant mieux.

 

Lou Bertignac fait partie de des adolescents qui ne veulent pas se résigner. Quand on lui demande en classe de proposer un thème pour un exposé, elle répond sans réfléchir « les sans-abri ». Cet exposé sera le point de départ de la rencontre avec No, jeune fille qui vit dans la rue et qu’elle voudra à tout prix sortir de là. Un garçon de la classe qu'elle aime beaucoup la suivra dans cette aventure.

 

Surdouée, Lou possède une capacité d’analyse hors du commun, tout en possédant la naïveté propre à son jeune âge. J’ai été surprise que ses parents la soutiennent à ce point dans son projet, même si la situation familiale  peut l’expliquer. Quand aux parents du jeune garçon, leur "quasi-inexistence" est assez étrange. Ces quelques invraisemblances à mes yeux, constituent le petit bémol que je mettrai à l’histoire.

C’est une belle histoire d’amitié qui se lit d’une traite. On voudrait tant que No s’en sorte. On voudrait aussi que la vie soit plus gaie pour Lou, dont la maman va très mal depuis la perte d’un enfant, il y a de cela plusieurs années. L'une des deux jeunes filles sortira de l'aventure plus mûre et plus sûre d’elle. Pour l'autre les choses ne sont pas si simples...

 

Une lecture qui bouscule les adultes blasés que nous sommes et qui plaira sans nul doute aux adolescents.

 Les avis de :

Alice (qui n'a pas aimé du tout); Joëlle ; Clarabel ;Lily; Anne ; Alain ; Gambadou



Partager cet article
Repost0
21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 23:29


Les éditions Noir sur Blanc - 2008 - Traduit du Tchèque - 143 pages


















Quelques mots sur l’auteur
 : Agée de 82 ans au moment de la publication,
Kvéta Legàtovà  a obtenu un vif succès dans son pays (La république Tchèque) avec ce premier roman.

 

Nous sommes en Tchécoslovaquie durant la seconde guerre mondiale. Eliska a pris des risques en s’impliquant dans le mouvement d’opposition au nazisme. Il lui faut fuir rapidement. La solution trouvée est en lien avec Joza, patient un peu simple d’esprit qu’elle a soigné (elle est médecin). Désormais guéri, il s’apprête à rejoindre son village, situé dans les montagnes reculées de Moravie. Eliska accepte de le suivre et de l’épouser pour écarter tout soupçon sur elle.

 

Les premières semaines sont éprouvantes pour la jeune femme, qui découvre dans ce village loin de tout, des mentalités d’un autre temps. Il lui est par ailleurs difficile de trouver la relation adéquate avec Joza, pour lequel elle éprouve de l’amitié, mais aucune attirance physique. Le contraste avec sa vie « d’avant » lui parait insurmontable.  Pourtant,  peu à peu elle prend goût à cette vie simple et proche de la nature et trouve bonheur et sérénité auprès de Joza…

 

Seuls des évènements exceptionnels peuvent réunir dans une vie de couple des êtres si différents. Contre toute attente leur union fonctionne. Une union peu conventionnelle, platonique, mais  merveilleuse par le respect que chacun porte à l’autre. Nous n’avons que le point de vue de la jeune femme mais tout porte à croire que Joza y trouve son compte, lui aussi. Un tel amour est il possible ? Je ne sais pas. Que chacun s’accommode de cette situation un peu « contre nature » me parait difficile, mais beau.

 

Outre l’histoire, originale, j’ai aimé l’immersion dans le village de Moldavie, la description des paysages majestueux… Un bémol toutefois pour l’écriture. Le texte manque de fluidité et la traduction m’a souvent semblée maladroite.

L'avis de Yvon - Yves - Joelle
J’ai lu ce livre dans le cadre du le Prix-Inter CE (Cézam).

 

Partager cet article
Repost0
17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 23:10


Michel Lafon - 2009 - traduit de de l'anglais (Etats-Unis) - 416 pages


A Cap Cod (Côte Est des Etats-Unis), dans une demeure familiale,  les McKotch et leurs enfants passent leurs vacances au bord de la mer, comme chaque été. En dépit de quelques tensions, le climat est relativement serein entre les différentes familles réunies. Une ombre se dessine au tableau du dernier été passé ensemble en ce lieu. La fille cadette des McKotch semble anormalement petite pour son âge. Durant l’hiver qui suit, le verdict tombera : elle est atteinte du syndrome de Turner.  

 

Vingt ans plus tard, on retrouve la famille Mckotch, qui a explosé peu de temps après ce dernier été à Cap Cod. Les parents ont divorcé et leurs enfants se sont éloignés d'eux, pour des raisons propres à chacun. Gwen, mal dans sa tête et dans sa peau, supporte mal l’hyper protection de sa mère. Son frère aîné, cardialogue,  veut camoufler son homosexualité, la considérant "inavouable". Le plus jeune frère fait "tâche" dans le standing familial. Il a souffert d'hyperactivité étant enfant et ne parvient pas à mener une vie qui le satisfait.

Des questions essentielles sur la famille sont posées : Comment garder une distance "de sécurité" sans se priver de la valeur refuge que constitue la famille ? Jusqu’où faut-il aller pour aider ses enfants une fois qu'ils sont devenus adultes (notamment s'ils nous paraissent insuffisamment armés pour voler de leurs propres ailes) ? Comment aider l’enfant qui semble le plus vulnérable, sans défavoriser les autres ? 
 

Voilà une saga familiale intéressante, bien qu’un peu caricaturale : Les enfants que l’on met au monde ne sont pas forcément ceux dont on a rêvés, mais sur trois enfants, un fils homosexuel,  une fille handicapée et letroisième enfant qui souffre d’instabilité, c’est peut-être un peu "too much" pour la même famille... J’ai toutefois apprécié l’analyse psychologique assez fine des personnages et de leur comportement face au handicap de Gwen, personnage auquel on s’attache au fil des pages. L’écriture n’offre pas d’originalité particulière mais la lecture est fluide et plaisante.

 

Les avis de Lily - Cuné -Cathulu - Géraldine


 

Partager cet article
Repost0
17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 00:37



Editions Absalon - traduit de l'allemand - 2009 - 122 pages
  

Je ne suis pas une adepte des nouvelles, pourtant il m’arrive de temps à autre d’en lire, et de les apprécier. C’est le cas de « Murs de papier ». J’ai lu cet étonnant recueil la semaine dernière, une à deux nouvelles chaque soir. Je suis incapable d’en lire plusieurs à suivre, j’ai trop de mal à quitter une histoire pour me plonger dans une autre. 
 

Chaque histoire (sauf une) évoque la relation d’un enfant avec ses parents. L’enfant est chaque fois un être surdoué, capable d’analyser finement et froidement le comportement de ses parents. Les géniteurs, quant à eux, entretiennent avec leur enfant une relation extrême. Dans « Expérience », par exemple, ils poussent leur rôle d’éducateur à l’absurde, considérant leur rejeton comme un sujet d’étude. Dans « Jours ouvrables », des parents dont le fils a été renvoyé de l’école, laissent l’enfant quitter le domicile le matin pour revenir le soir, histoire de ne pas perdre la face vis-à-vis des voisins…

 

Les nouvelles sont toutes surprenantes. Leur chute est inattendue et souvent cocasse, parfois affligeante. Un mot aussi sur la seule nouvelle qui donne la parole à un adulte : un monsieur est poursuivi dans un grand magasin par un enfant obsédé sexuel, situation assez surréaliste… Ces nouvelles sont intéressantes par leur originalité, mais aussi parce qu’elles font  réfléchir au comportement parental, absurde parfois (mais moins que dans les histoires de Millesi, du moins je l'espère ! ).

L'avis de Cuné et Lily

Partager cet article
Repost0
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:59

Gallimard - 2007

Il s'appelle Jean, il a six ans et sa maman est en voyage, depuis un bon moment déjà. Sans être vraiment malheureux de la situation (il ne se rappelle plus trop d'elle), il souffre du regard des autres. Pas facile à l'école de justifier une absence aussi longue…et la pitié des adultes l'insupporte. Son papa est "patron" et rentre tard le soir, ta tête pleine de soucis. C'est une jeune fille qui s'occupe de lui et de son jeune frère. Un jour une carte de sa maman arrive chez sa jeune voisine à son attention, puis une deuxième…

 

Chaque chapitre est consacré à une personne de l'entourage du jeune garçon. L'histoire de la maman se devine peu à peu. Le dernier chapitre lui est consacré. C'est un livre à la fois drôle, tendre et cruel qui évoque merveilleusement bien le petit monde de l'enfance avec ses rêves et ses désillusions. Tout comme ma fille de onze ans, j'ai beaucoup aimé cette BD que je conseille aux grands comme aux moins grands. Le graphisme est agréable et la police de caractère très plaisante à lire, c'est un élément auquel je suis sensible dans les BD.



Les avis unanimes de : Clochette - Laure - Philippe
Partager cet article
Repost0
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 00:30

Jacques André Editeur (19 octobre 2007) - Collection : En attendant le bus – 75 pages

Voilà un petit livre tout plein de charme. Mais pour l'apprécier à sa juste valeur, il est préférable de connaître un minimum les grands auteurs du XIXième.


Un chapitre sur deux est consacré au premier contact d'une romancière (Mary ?) avec un éditeur. Elle nous raconte sa joie de départ… et sa déconvenue, peu de temps après ! Les autres chapitres sont des petites saynètes amusantes dans lesquelles elle imagine des entrevues entre des éditeurs contemporains et des auteurs classiques. On y retrouve entre autres Flaubert et Sand. Ces auteurs se voient refuser un manuscrit pour des raisons bassement commerciales. Les manuscrits en question sont "Madame Bovary"; "La mare au diable"…  

On ne sent pas d'aigreur chez Mary Dollinger, juste une légère ironie… bien envoyée.


 Les avis de BelleSahi, Cathulu, Valdebaz, Saxaoul, Antigone Joelle.Géraldine

Félicitations à Mary pour sa parfaite maîtrise de la langue française (elle est anglaise).
Merci cette découverte, Monsieur Dollinger !

Partager cet article
Repost0
19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 22:00

 Gallimard - 2009 - 233 pages
NOUVEAUTE 2009

Francis, écrivain à succès, a vu mourir sous ses yeux sa femme et sa fille aînée. Les années qui ont suivi le drame ont été particulièrement pénibles, on peut s'en douter. Alice, sa plus jeune fille, ne lui a pas facilité la vie, usant et abusant des paradis articifiels. Après avoir touché le fond, elle a fini par se ressaisir, menant parallèlement une vie d'actrice et de mère de famille. Francis s'est remarié,  tout va donc à peu près bien pour lui, jusqu'au jour où Alice disparaît mystérieusement, le plongeant dans une angoisse terrible. Après de longues semaines sans nouvelles, Francis découvre la vérité sur la disparition de sa fille…

 

J'ai trouvé presque attachant le personnage de Francis, sexagénaire meurtri par la vie, sans être aigri pour autant. Ce qui le sauve, sans nul doute, c'est une pratique de l'autodérision qui lui permet de garder le recul nécessaire pour ne pas plonger. Il n'est pas parfait, Francis : nombriliste, souvent nonchalant, jaloux et rancunier de surcroît (sur ce dernier point, on le comprend) mais j'ai bien aimé son regard ironique sur le couple vieillissant, sur le poids de la famille que l'on traîne toute une vie, pour le meilleur et pour le pire… J'ai un peu moins aimé les états d'âme de l'écrivain en quête d'inspiration, peut être parce que l'on sent un peu trop Djian derrière lui ? On peut imaginer que Francis, c'est un peu (beaucoup ?) Philippe.

 

L'histoire m'a accrochée dès le début et j'ai aimé l'ambiance, avec en toile de fond le Pays Basque en hiver. Je n'avais jamais lu Philippe Djian. J'ai apprécié son style "brut de décoffrage" ainsi que les non-dits qui permettent au lecteur de faire un bout de chemin sans tout comprendre immédiatement. C'est un roman noir, qui laisse pas indifférent. Une semaine après avoir fini ma lecture, j'y pense encore, je me pose des questions sur  la psychologie de Francis. J'imagine bien une adaptation pour le cinéma.

Les avis de Monsieur Bellesahi  - Cuné - Amanda -  Thom  -  Lily

Si vous voulez lire une critique assassine (et à mon sens ridicule) de ce livre, c'est là.  (en bas de la page)

 Je remercie Véronique Laury .

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 00:01

Editions du Masque -2001 476 pages - traduit de l'anglais

Wilkie Collins est le précurseur du roman policier anglais (l'ouvrage a été écrit en 1859). Pour créer le personnage de "la dame en blanc" il s'est inspiré d'un événement qui a bouleversé sa propre vie. Un soir, il rencontre dans la rue une femme étrange, toute de blanc vêtue, qui le supplie de lui porter secours. Cette femme est séquestrée par son mari. Wilkie Collins lui apporte son aide et tombe amoureux d'elle. Il restera son amant toute sa vie durant...

 

Tout comme Wilkie Collins, le personnage central de ce roman, Walter Hartright, rencontre une "dame en blanc" au comportement bizarre, un soir, à Londres. Il ne tombe pas amoureux d'elle mais de son sosie, Laura Fairlie, dont il fait la connaissance quelque temps après dans une propriété de la campagne anglaise où il vient de décrocher un poste de professeur de dessin. Chose étrange, les deux femmes sont liées par un secret dont nous perçons le mystère au fil du roman.

 

Tour à tour, les protagonistes racontent leur version de l'histoire. Nous découvrons un complot machiavélique monté par le prétendant officiel de la jeune Laura, Sir Percival,  aidé par l'un de ses amis, le comte Fosco. Fort heureusement pour Laura Failie, principale victime du complot, sa demi-sœur Marian Halcombe, dynamique et pleine de bon sens, est à ses côtés pour lui apporter une aide précieuse. Vient également à son secours l'amoureux éperdu, Walter Hartright.

 

L'intrigue m'a paru longue à se mettre en place mais vers la moitié du roman les évènements s'accélèrent et le suspense monte en puissance. J'ai trouvé beaucoup de points communs entre ce livre et celui de Dumas "Pauline" que nous avons lu dans le cadre du blogoclub pour le 1er mai : Approximativement la même époque, un complot machiavélique dont la principale victime se trouve être une jeune femme un peu fragile et un "happy end" que l'on doit à l'opiniâtreté d'un jeune homme qui tombe amoureux de la belle.

 

Plus que l'histoire elle-même, peu crédible et un peu "nunuche", c'est la construction du roman sous forme de témoignages successifs qui m'a bien plue. J'ai apprécié également l'élégance de l'écriture ainsi que l'étude assez fine de la psychologie des personnages. Bien que j'aie eu un peu de mal au démarrage, je garderai plutôt un bon souvenir de cette lecture, qui m'a plongée dans l'ambiance de l'Angleterre victorienne. J'apprécie de temps à autre le dépaysement que procure ce genre littéraire au charme suranné et totalement décalé par rapport à ce que je lis habituellement.

Les avis de : Soie , Florinette , Nina , Denis, Armande, Clochette, KatellJulesJulien, Chimère, Antigone, WakinasimbaGeorge, ArletteOri , Emilie , Lune de pluie, Taylor, Lisa ; Mirontaine ; Martine ; Karine ; Sandrounetta ;Pimpi et Catherine ; Thracinee ; Belledenuit ;


Ils ont lu un autre "Collins" : Keisha Pierre de Lune, Kathel Passion et repentir, Praline Basil, Yvon L'hôtel hanté Kalistina Voie sans issue (écrit avec Dickens)
Sur le thème de cette cession du 1er janvier, Lou a lu un roman de Anne Perry

Bonne année à tous !

La prochaine lecture sera un peu différente des précédentes. Nous avons en effet choisi de proposer la lecture d'une oeuvre au choix du prix nobel de littérature JMG LE CLEZIO.

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 16:47
Anne Carrière - 2008 - 335 pages

Ondine Khayat aborde ici un sujet qui me touche beaucoup : la maltraitance des enfants. Elle est inadmissible mais hélas  très répandue : 21 000 enfants en sont victimes chaque année en France. Dans ce livre, point de chiffres ni de statistiques mais des mots sensibles et percutants, ceux qu'Ondine Khayat met dans la bouche d'un enfant de 11 ans, Slimane, victime de la violence d'un papa alcoolique.

 

Comment ne pas être envahi par une grande tristesse face à la  terrible vie de Simane et de son grand frère, Maxence ? Leur père, ils l'appellent "le démon" et ce titre lui va à ravir puisqu'il fait régner la terreur dans la famille. A la moindre contrariété, il "tabasse" tout le monde : les enfants mais aussi leur mère, complètement dépassée par la situation et incapable de réagir. Maxence a de plus en plus de mal à supporter son père et finit par faire le choix de partir au "pays sans adultes" laissant Slimane seul et complètement désemparé… Heureusement, son chemin va croiser ceux de Valentine et Hugo, aussi malheureux que lui, mais pour d'autres raisons. Grâce à l'amitié qu'il leur porte, il trouvera la force de cheminer vers un avenir plus souriant.

 

C'est un livre poétique et très touchant, qui fait penser au "Petit prince" par ses répliques pleines de bon sens (le chef d'œuvre de St Exupéry est d'ailleurs la "bible" de Maxence). Le petit Slimane est un ange qui nous fait regarder en face notre monde d'adultes, bien injuste aux yeux des enfants malchanceux comme lui.  Le petit garçon dit d'ailleurs cette phrase terrible : "la vie, c'est pas fait pour les enfants"... 
Merci à Ondine Khayat d'avoir créé Simane et Maxence, petits personnages intelligents et attendrissants dont le message ne peut aller que droit au cœur…

 

Un extrait de dialogue entre les deux frères : 

- Et maman, elle nous aime ?

- Oui, mais elle est complètement paumée

- Tu crois qu'elle a perdu son chemin ?

- C'est cela. Elle a pris la mauvaise route. Elle aurait dû revenir sur ses pas il y a longtemps.

- Pourquoi elle ne l'a pas fait ?

- Les adultes, c'est comme cela qu'ils vivent. Ils font des erreurs, et après ils ont plus la force de tout recommencer.

- Les enfants, c'est pas pareil ?

- Non parce que les enfants n'ont pas encore mis de barreaux autour de leur vie.

Je n'ai lu que des avis positifs sur la blogosphère : Lily - Saxaoul - Praline - Ecaterina - Armande ...


Merci à "Chez les filles" et aux Editions Anne Carrière pour cette émouvante lecture.

Partager cet article
Repost0