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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 00:32

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Editions Gallimard 2009 - 316 pages


  

Un extrait :

Au vrai, elle ne regretterait rien, immergée toute entière dans la réalité d'un présent atroce mais qu'elle pouvait se représenter avec clarté, auquel elle appliquait une réflexion pleine à la fois de pragmatisme et d'orgueil (elle n'éprouverait jamais de vaine honte, elle n'oublierait jamais la valeur de l'être humain qu'elle était, Khady Demba, honnête et vaillante) et que, surtout, elle imaginait transitoire, persuadée que ce temps de souffrance aurait une fin et qu'elle n'en serait certainement pas récompensée (elle ne pouvait penser qu'on lui devait quoi que ce fût pour avoir souffert) mais qu'elle passerait simplement à autre chose qu'elle ignorait encore mais qu'elle avait la curiosité de connaître.

 

Marie Ndiaye nous offre trois portraits de femmes absolument saisissants.  En toile de fond, le Sénégal….

 

A la demande de son père, Norah se rend au Sénégal, laissant en France sa fille et son compagnon. En arrivant sur place, elle ne retrouve pas le père qu’elle a connu. Il a perdu son arrogance dautrefois. Très vite elle comprend que la maison ne tourne pas rond. La découverte de ce qui s’est passé est une épreuve à laquelle elle ne s’attendait pas

 

Dans La seconde histoire, c’est à travers son compagnon, Rudy, que nous abordons Fanta, jeune sénégalaise. Le couple vivait en Afrique où ils enseignaient tous deux. Par la faute de Rudy, ils ont dû quitter l’Afrique avec leur enfant. Rudy n'a trouvé qu'un travail alimentaire et Fanta ne peut plus exercer son métier. Peu à peu nous découvrons les failles de la personnalité de Rudy qui ont amené le couple dans cette situation.

 

Le troisième portait est celui d’une jeune femme chassée du domicile de sa belle-famille après le décès de son mari. Contrainte à l’exil, la jeune Khady connaît une série de galères absolument terrifiantes, sans jamais se plaindre ni perdre confiance en elle… Elle ne parviendra pas à rejoindre la France. Cette dernière histoire est particulièrement poignante.

 

Les trois parties n’ont pas de lien entre elles mais on trouve dans chaque partie une femme dans une situation difficile qui se bat contre l’adversité et garde la tête haute. Les hommes n’ont pas la part belle : lâches, faibles ou malhonnêtes. Les trois histoires sont construites de façon à créer un suspense qui tient le lecteur en haleine. L’écriture est envoûtante, poétique, avec une touche de fantastique suffisamment légère pour ne pas mettre en péril la crédibilité des histoires. Un contrepoint réconfortant vient conclure chaque histoire, offrant un peu d’espoir et d’humanité là où on n’en voyait guère. J’ai beaucoup aimé cette façon originale de rebondir sur une note réconfortante.

 

Une très belle plume 

Les avis de :    Lily - Papillon -  Cathulu -

Lu dans le cadre du Goncourt des Lycéens
Challenge du 1% littéraire 2009

 




6/7 (j'approche du but...)

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 16:59

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   Le livre de poche (Phébus 2006) - 380 pages
 

Nous sommes en 1898. Un jeune professeur de dessin est embauché dans une superbe propriété de la campagne anglaise pour y enseigner la pratique de son art à deux jeunes filles de bonne famille : Juliana et Marianne Farrow. Très vite il est alerté par le comportement étrange de la plus jeune des sœurs, Marianne. Cette dernière est obnubilée par une série de sculptures réalisées par un artiste qui a quitté précipitamment la demeure, laissant son travail inachevé. Il faudra peu de temps à Samuel pour comprendre que la maison dans laquelle il a mis les pieds recèle des secrets bien cachés par ses habitants. L’histoire est racontée alternativement par le peintre et par la gouvernante des jeunes filles, Charlotte. 

Ecrit par une romancière contemporaine dans la tradition des romans victoriens, ce livre est une très agréable détente. En toile de fond, une superbe campagne anglaise que l’on découvre à toutes les saisons. Les secrets révélés sont lourds et assez surprenants, je ne m’attendais pas à cela. Les pages se tournent toutes seules. On suit avec grand intérêt les enquêtes parallèles de Charlotte et Samuel qui dévoilent peu à peu la nature du scandale et son initiateur. Un épilogue nous projette 20 ans plus tard, les personnages ont fait du chemin et nous découvrons avec plaisir ce qu’ils sont devenus. A noter que le début du roman ressemble étrangement à la
dame en blanc de Wilkie Collins.
 


   Les avis de :

     Lilly -Malice - Géraldine
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 23:04

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Actes Sud - Mai 2009
 


C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai abordé la lecture du blogoclub pour cette session de septembre. Une belle occasion pour moi de revenir vers Jacques Poulin que j’avais découvert grâce à la tournée d’automne. Vous trouverez mon billet ICI et constaterez que ce fut un coup de cœur.

"L’anglais n’est pas une langue magique" s’est présenté à moi comme par magie, peu de temps après le vote du blogoclub. Il m’a été très gentiment offert par une blogueuse (Merci C... !) qui savait nul doute que je serais charmée.

Je l’ai été…

 

Le narrateur, Francis, exerce le métier de lecteur sur demande : «C'est une appellation que j'aime bien, parce que les initiales font LSD: pour moi, la lecture est une drogue.»  Ce n’est pas le seul lien que notre lecteur ait avec les livres puisqu’il est le petit frère d’un écrivain dont nous suivons, de loin, l’écriture du nouveau roman. Francis, personnage très attachant, a beaucoup d’admiration pour ce grand frère dont il vit un peu dans l’ombre.

 

L’histoire commence par la rencontre manquée entre Francis et une mystérieuse dame qui l’a sollicité pour une séance de lecture. Curieusement, elle n’était pas chez elle à l’heure du rendez-vous. Le suspense persiste tout au long du roman. L’intrigue est accessoire, ce qui compte c’est l’ambiance, les anecdotes, les digressions. Les passages où Francis relate son enfance sont par exemple très beaux.

 

Francis exerce son travail avec sérieux, convaincu des vertus thérapeutiques de la lecture. Il se documente, anticipe les questions et les réactions de ses auditeurs. Nous le suivons dans les séances de lecture, sa cliente principale étant la jeune et fragile Limoilou. De nombreux clins d’œil avec les précédents romans pimentent la lecture. Un exemple : Francis est le neveu du « chauffeur », le bibliothécaire ambulant de la tournée d’automne. Le jeune homme tient d’une tournée avec son oncle, sa passion des livres.
 

Cette fois encore j’ai plongé avec délice dans l’univers de l'auteur Quebecois : son écriture toute simple, sa passion des livres et de la langue française. A noter toutefois que « L’anglais n’est pas une langue magique » s’adresse davantage à des lecteurs qui connaissent déjà le petit monde de Jacques Poulin. C'est un livre que je relirai quand j'aurai découvert d'autres titres.
 

L’anglais n’est pas une langue magique pour Jacques Poulin, mais il se pourrait bien que le français le soit…

L'avis de
Allie - Cuné - Frisette

LES BILLETS DES BLOGOPARTICIPANTS :

SUR LA TOURNEE D'AUTOMNE :
Papillon Grominou - Keisha - Lisa - Lou - Antigone - Ori - Kattylou - Celsmoon, Thracinee, La fée Aril - Marie - Annie - Denis - Laconteuse - Lucy - Nina - Armande - Lapinoursinette - Midola - Chaplum - Autourdupuit Thalia - Del -Mimi - Soie


SUR D'AUTRES OEUVRES DE J. POULIN
Wolkswagen bleues : Cathe -
Mon vieux chagrin - Karine -
L'anglais n'est pas une langue magique : Malice - Arlette -
Les grandes marées : Jules
La traduction est une histoire d'amour : Yvon

SUR D'AUTRES ECRIVAINS (thème de la littérature canadienne francophone)
L'empreinte de l'ange - Nancy Huston : Stephie
Le premier quartier de la lune - Michel Tremblay : Kalistina 
Fugitives - Alice Muno : Tinine
Lignes de failles - Nancy Huston : Nanne
PROCHAINE SESSION DU BLOGOCLUB :
Le 1er novembre. Lecture libre de Boris Vian

DENIS PROPOSE LA TOURNEE D'AUTOMNE EN LIVRE VOYAGEUR

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 17:24

 

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Buchet Chastel - Mai 2009 - 464 pages

 

Ce roman que l’on peut qualifier d’historique nous ramène au 17ème siècle, d’abord en Afrique puis au Brésil. Certains personnages sont imaginaires, d’autres ont existé. C’est le cas de Zumbi, qui donne son nom au roman  (Zumbi Dos Palmares fut le chef d’un groupe d’esclaves insurgés qui créa le royaume autonome des Palmares vers 1670.)

 

Au tout début de l’histoire, Semba, le  héros du roman, est fait prisonnier par un négrier portugais installé au Brésil. Au terme d’un trajet en bateau absolument terrifiant il arrive à Rio, où l’attend sa vie d’esclave (est-ce une vie ?). Commence alors un véritable enfer pour Semba et ses compagnons d’infortune : battus, humiliés, travaillant sans relâche à des travaux exténuants, ils sont moins bien considérés que les animaux par l'aristocratie bresilienne. Le jeune Semba ne rêve que de liberté. Au péril de sa vie, il s’échappe pour tenter de rejoindre la forêt de la Barriga où se cache le royaume créé par le célèbre Zumbi…

 

Jean-Paul Delfino ne nous épargne rien du traitement réservé aux esclaves. Certains passages m’ont terriblement coûté, la cruauté humaine ne cessera jamais de m’horrifier. Mais il ne faudrait pas que cela vous dissuade de découvrir ce livre, qui se lit comme un roman d’aventure (on y parle d’amour et d'amitié, aussi). On tremble avec Samba, on souffre avec lui. On partage sa révolte et son euphorie quand il parvient s’enfuir pour rejoindre le royaume créé par Zumbi. Je n’avais jamais entendu parler de cette expérience communautaire vécue par ces esclaves insurgés. Cela m’a beaucoup intéressée.

 

C'est la quatrième fiction que Jean-Paul Delfino consacre au Brésil et je ne serais pas surprise qu’il y en ait une cinquième, la fin de Zumbi le laisse entrevoir. Je n’ai pas lu les deux premiers opus mais j’avais lu et beaucoup apprécié le troisième : « Samba triste ». Il me reste à lire « Dans l’ombre du Condor » et « Corcovado »...

 

A l’heure de la rentrée littéraire, il serait dommage d’oublier les livres parus au cours du 1er semestre 2009 et qui risquent de voir leur vie écourtée si personne n’en parle. Celui-ci en fait partie

L'avis de DDA de biblioblog, qui partage mon avis sur la qualité de ce roman

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 23:59


Jamais de la vie


Ce livre fait partie de mes acquisitions au dernier salon du livre de Carhaix. Il a obtenu en 2008 le prix de la ville de Carhaix. Je connaissais l’auteur pour avoir lu son petit livre « des gourmandises sur l’étagère ». En échangeant quelques mots avec la romancière, j'ai eu envie de découvrir « Jamais de la vie ».

 

Un homme se promène dans les rues d’une ville appelée Mansuétude. Au hasard des rues il tombe sur une boutique « le boudoir » sorte de brocante où un portrait attire son attention : celui d’une petite fille boudeuse, dans un fauteuil. Nous remontons le temps pour découvrir qui se cache derrière ce visage.

 

L’histoire est construite en trois actes correspondant à trois âges de la vie de Blanche, la petite boudeuse. A dix ans, Blanche est une petite fille refermée sur elle-même. Non désirée par une mère qui finira par quitter le domicile, elle se réfugie dans une bulle imaginaire dont elle aura le plus grand mal à sortir. Quand on lui demande ce qu’elle veut faire plus tard, elle répond « être contente ». A vingt-cinq ans, les blessures de l’enfance sont toujours présentes, mais des décès dans la famille l’ont fait grandir un peu. Quand nous la retrouvons à 50 ans, elle est bien plus sereine mais a gardé ce côté fantasque qui fait tout son charme...
 

Mon impression générale sur ce livre est très positif bien que j’aie eu quelques difficultés à rentrer dans l’histoire, qui oscille entre fantasme et réalité. Je l’ai lu une seconde fois. J'ai mieux apprécié ma deuxième lecture, sachant cette fois ce qui m’attendait. Le personnage de Blanche est très intéressant et cette histoire de famille m'a vraiment séduite. Françoise Moreau décrit à merveille les rivalités entre frères et sœurs, les repas de famille où l’hypocrisie transpire… 

  

Un extrait donne bien le ton :


« La comédie très ordinaire des repas de famille unies et convenables peut commencer. Chacun entre dans le rôle qui lui est tacitement assigné par le clan et par lui-même ». Comme dans une scène de Feydeau, obéit aux discrets repères à la craie, pose sa voix, rythme son débit, retrouve les répliques attendues de lui et de la circonstance… »

La cité de Mansuétude mérite d'être visitée...

L'avis de Valérianne

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 08:42






















COOP BREIZ 2007 - Réédition d'un poche d'un livre paru chez Juliard en 2001

c'est en discutant avec Yvon, spécialiste de la littérature bretonne, que j'ai eu envie de découvrir cette romancière bretonne qu'il connaît bien.

 

La cabane d’Hippolyte raconte l’émancipation d’une jeune femme, Joséphine, jusqu’ici sous l’emprise d’une mère tyrannique et alcoolique. Le père n’a pas grande autorité dans la famille et passe ses journées à accomplir un travail monotone. La seule activité de Joséphine est de trier des légumes. Sa mère ne lui laisse pas la possibilité de faire autre chose pendant son temps libre. Elle a choisi pour la jeune fille le métier d’enseignante, que cette dernière étudie par correspondance. Mais Joséphine échoue, incapable de gérer une classe. Son administration ne sachant que faire d’elle, l’envoie en mission dans un petit village de bord de mer en Bretagne, où elle est chargée d'observer les habitants dans le but de rédiger un rapport sur la querelle scolaire (privé-public). Quand elle arrive là-bas, elle se rend compte que ce qui préoccupe les gens, ce n’est pas tant l'école qu'une cabane menacée de destruction. Joséphine écoute les habitants, les confidences des femmes la ramènent à sa propre histoire…  

 

Le ton est ironique et faussement enjoué, Joséphine a de l'humour. Mais elle manque terriblement de confiance en elle. Sa souffrance est parfois terrible et se matérialise par des crises de panique auxquelles elle fait face comme elle peut. La jeune femme se montre parfaitement consciente de ses faiblesses. L' emprise maternelle qu'elle subit est forte mais nous constatons, au fil du roman, qu'elle est en bonne voie pour couper ce cordon destructeur qui l'empêche de vivre sa propre vie.

« Ce matin, au 11, rue des Hortentias, mon réveil n’est pas délicat. Il est étrange. Pour la première fois de ma vie, sans doute, j’ignore de quoi sera composée ma journée. Ma mère organisait dès la veille mes heures de tri. Elle n’a pas dormi ici, au 11, rue des Hortentias, et j’ignore tout de mes heures à venir ».

Un portrait de jeune femme  très touchant.

Le billet d'
Yvon et le blog de Marie Le Drian (réalisé avec l'aide d'Yvon, si je ne m'abuse...)


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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 19:50

Jacques Andre Editeur - 2009 - 71 pages

Mary Dollinger a pour habitude d’écrire des textes courts et fantaisistes. Le visiteur de Saoû est de la même veine. Il s’agit cette fois d’une petite pièce de théâtre, écrite à l’occasion du 20ème anniversaire du Festival de Saoû, dans la drôme.

 

Quelques mots de présentation de ce festival, extraits de la préface (signée Mary Dollinger) :

« Voici vingt ans que Mozart se promène dans la Drôme. De théâtre en église, de château en cathédrale, sous les étoiles, entre les murs, le passage des années n’a en rien émoussé la magie de ce festival unique et le publique, bariolé et décontracté, se presse toujours aussi fidèle…. »

 

Mary a eu l’idée incongrue (mais c’est tout elle !) de mêler à la réunion de préparation du 20ème anniversaire, Mozart lui-même (mais est-ce bien lui ?). Le visiteur inattendu ne manque pas d’arguments pour attester de sa bonne foi…

 

J’ai passé un bon moment en compagnie des mélomanes de Mary Dollinger. Une nouvelle fois, l’imagination débridée de la romancière m’a amusée. Si d’aventure je passe du côté de Saoû au mois de juillet, je ne manquerai pas de goûter à l’ambiance de ce festival bien alléchant.

 

Pour en savoir plus sur le festival :

http://www.saouchantemozart.com/pages/programmation0.html

Les avis de Lily - Géraldine - Martine

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 23:02

http://image.evene.fr/img/livres/g/9782874950360.jpg   André Versaille Editeur - 123 pages  -2009  (1ère édition 1884)

Plusieurs blogueurs ont présenté récemment des ouvrages de la collection « à s’offrir en partage » publiée chez André Versaille éditeur. A mon tour de vous proposer un titre.

 

Il s’agit d’une nouvelle de Maupassant publiée en 1884. Un employé modeste du ministère de la marine se met en tête de marier sa fille à un jeune collègue que l'ambition prédestine à une brillante carrière. La jeune fille doit d'hériter d'une vieille tante. Le plan fonctionne et le mariage se fait. Le hic, c’est que la vieille tante a inséré une clause qui s’avère fort embêtante : le jeune couple doit avoir un enfant dans les trois ans qui suivent le mariage pour toucher l’héritage. L’échéance approche et le bébé se fait désirer. La solution pour remédier à ce fâcheux problème sera trouvée au sein du ministère. La chute de l’histoire est surprenante et assez cruelle, je dois dire…

 

J’ai relevé dans ce texte des comportements que l’on observe encore aujourd’hui dans les bureaux, comme celui de partir le plus tard possible pour se faire bien voir du chef par exemple. Les moyens pour fayoter n’ont pas beaucoup évolué ! Une postface (écrite par B. Dubois) précise la genèse de l’œuvre : Maupassant a eu l’occasion de travailler comme modeste employé dans les ministères. Ecoeuré par le comportement mesquin de ses collègues, il a écrit plusieurs fois sur le sujet.

 

Cette collection est un excellent moyen de renouer avec les classiques et (ou) de découvrir un auteur. Le format du livre et le nombre de pages ne sont pas décourageants, les préfaces et postfaces instructives (Dans celui-ci, la préface a été écrite par Pierre Assouline). Un effort particulier a été apporté à l'esthétisme des ouvrages qui constituent la collection.
 

Une histoire truculente et fort bien construite (ce qui ne m'a pas étonnée, vu son auteur !)

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 15:43

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Michel Lafon - 2009 - traduit de l'anglais (Etats-Unis) - 304 pages


Quand on m’a proposé ce livre, j’ai quelque peu hésité à accepter, l’histoire me paraissant un peu « nucuche ». Mais la perspective des vacances (envie de lectures plus légères) et l’avis de Clarabel m’ont incitée à accepter l’offre. Bien m’en a pris car ce fut une lecture parfaite pour flemmarder au bord d’une piscine, en Tunisie.

 

Lila, jeune new-yorkaise travaillant dans la pub voit son destin basculer grâce à l’achat d’une plante exotique sur un marché. Elle nous entraîne dans de folles aventures qui nous mènent de Manhattan au Yucatan (Mexique), région dans laquelle j’ai eu la chance de passer quelques jours il y presque 20 ans. Mais contrairement à Lila, je n’ai pas eu l’opportunité de déambuler seule en pleine jungle, à la recherche de plantes magiques sensées m’apporter le bonheur absolu pour le restant de mes jours.  C’est sans doute mieux ainsi car je ne suis pas certaine d’être armée pour faire face à une panthère noire, des serpents venimeux ou autre charmante bestiole qui fréquentent les lieux. Tandis que Lila…

 

Il n’est pas indispensable d’être un passionné de plantes pour apprécier cette lecture (mais si c’est le cas, vous serez comblé !). Si vous avez envie de vous vider la tête, de voir la vie en rose l’espace de quelques heures, ce livre est pour vous. Rien à voir toutefois avec les halequinades du défi bloguesque de cet été ! C'est plus subtil et mieux écrit. A noter que Julia Roberts a acheté les droits du livre, en partenariat avec la compagnie Columbia Pictures et qu’elle interprètera le rôle de Lila. A suivre … 


Les avis enthousiastes de Lily - Cathulu

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 18:18



Editions stock 2009 -170 pages

Emma vit seule à la campagne. Elle est vétérinaire et se dévoue corps et âme à son métier. Sa solitude, elle ne l’a pas vraiment choisie. Une déception amoureuse suivie de la mort de ses parents l’ont profondément meurtrie. Elle se raccroche à cette nature qu’elle aime, aux animaux qui nécessitent ses soins. Les années ont passé. Elle a quarante-trois ans, un âge où on est ni jeune, ni vieille. Quand débarque chez elle à l’improviste le jeune fils de son amour d’autrefois, elle fond littéralement. Giovanni s’approche de ses quinze ans, c’est presque qu’un homme. Entre eux, on le sait dès le départ, vont se nouer des liens inavouables mais qui pourtant seront dévoilés au grand jour…

 

Il me faut tout d’abord préciser que j’ai un peu de mal à comprendre que l’on tombe amoureuse d’un si jeune homme quand on a l’âge d’Emma. Je ne juge pas, je ne condamne pas non plus. Ce qui m’a un peu dérangée, c’est que Simonetta Greggio ne s’étende pas un peu plus cette relation  pour qu’on puisse la comprendre. C’est un peu dommage car cette liaison hors norme, par défaut de développement, manque à mon sens de crédibilité.

 

J’ai toutefois passé un bon moment avec Emma, dans ce cadre de vie proche de la nature. Le ton intimiste m’a séduite dès les premières lignes. J’ai ressenti de la compassion pour cette femme lorsque son village l’a jugée et rejetée.  J’ai aimé recueillir ses confidences : la perte de ses parents, son amitié avec le vieux vétérinaire qui lui a appris son métier mais aussi la perte de l’être cher, pour une autre. Je relirai volontiers d’autres romans de Simonetta  Greggio. J’ai cru lire ici ou là que celui-ci n’était pas son meilleur.


 L'avis de Calepin ; Clarabel ; Alice ; Papillon ; Fashion


J’ai fini la lecture du prix Landerneau. Samedi, je vous livre mon palmarès...

Lu pour          

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