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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 12:50
Roman jeunesse - Editions Magnier 2005 
 
Suite à la visite d'une romancière dans sa classe, Arthur, élève de collège, a soudainement envie d'écrire un livre. Il s'entoure de ses deux meilleurs amis, une fille du genre "intello" et un garçon bourré d'imagination.
On suit pas à pas l'écriture du roman : la recherche d'une idée (originale si possible), la documentation (importante surtout quand le choix se porte sur un roman historique), le style…. Il faut aussi apprendre à travailler en équipe!
 
J'ai trouvé ce livre original et intelligent. Il donne l'occasion aux enfants de réfléchir à la conception des ouvrages qu'ils lisent, à la démarche préalable d'un auteur.
Il a toutes les chances de plaire aux enfants qui aiment l'histoire.  On y parle des rois maudits, par exemple. A titre personnel, j'ai appris qui était Jean 1er Le Posthume, héros du roman d'Arthur.
Des thèmes qui concernent les enfants d'aujourd'hui y sont abordés : l'utilisation d'Internet, la famille recomposée, les relations garçons-filles chez les pré-ados… L'humour n'est pas absent, les dialogues entre les enfants sont assez savoureux.
Ce livre convient à mon avis à des enfants à partir de 11-12 ans (ma fille de 10 ans, par exemple, ne comprendrait pas toutes les subtilités)
 
Un livre qui, peut-être, suscitera des vocations...
 
De Fabrice Vigne, que ma bibliothèque va reçevoir la semaine prochaine, j'ai déjà lu et beaucoup aimé TS et Les Giètes.
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 00:18
Editeur : Sabine Wespieser - 2007

David vit seul dans une ferme isolée, en pleine montagne. D'habitude, il déneige les routes communales. Mais ce jour-là, il doit y renoncer car son tracteur est en panne.
Le soir venu il part à pied à la rencontre de David, son "fils de rechange". Il est inquiet pour lui, car les conditions météo sont difficiles. Pour tenir le coup, il s'occupe l'esprit, songeant à ses proches, ceux qui sont en vie et les autres…
 
Au chaud sous la couette, j'ai trouvé plutôt plaisante cette balade nocturne pleine de péripéties. L'écriture est belle et la montagne est belle, même la nuit. J'aime beaucoup le titre, très poétique et que l'on peut interpréter de différentes façons ...
 
Toutefois, je ne pense pas qu'il ne me restera grand chose de ce court roman car j'ai survolé la vie de David sans vraiment y entrer, un peu en retrait, je ne sais pas pourquoi.  C'est un peu dommage car j'ai vraiment aimé l'ambiance.
 
-
Si cela vous tente de déneiger le ciel...
Laurent, Cuné et Anne-Sophie ont aimé.
Joelle  et Chiffonnette n'ont pas aimé.
J'ai lu ce livre dans le cadre du Prix Inter-Ce
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 00:01
Je connaissais cet auteur pour avoir lu  La maison des célibataires. C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé l'univers de Jorn Riel, grâce au choix du club des blogueuses pour cette session de janvier.
 
Il s'agit ici de racontars qui mettent en scène des chasseurs du Groenland. Jorn Riel a passé seize ans de sa vie sur la banquise comme esquimaulogue et ethnographe. Ce sont les années au contact de la population esquimaude qui lui ont inspiré ces histoires aussi improbables que truculentes.
 
De braves chasseurs vivent seuls ou à deux dans des cabanes en bois. Leur vie quotidienne est rude mais ils ne s'en plaignent pas, sachant rendre positive chaque situation. Dotés d'un humour à toute épreuve, ils dégagent une sympathie immédiate. Bons vivants, ils ne ratent jamais une occasion de faire la fête. Ils sont également farceurs et toujours prêts à jouer un bon tour à celui qui n'accepte pas les règles de vie qu'ils ont mises en place.
 
Il m'a semblé que les nouvelles allaient "crescendo" dans la drôlerie et l'exagération. Ce sont celles de la fin, que j'ai préférées et notamment :
 
-                        Les joyeuses funérailles : Les chasseurs se réunissent pour fêter les funérailles de l'un des leurs. Pour que le mort participe à la fête, on l'installe sur une chaise en bout de table, complètement congelé, avec sa pipe à la bouche. De temps en temps, on le met dehors pour qu'il re-congèle. Mais en fin de repas, après avoir trop bu, tout le monde se retrouve sous la table, y compris le mort, qu'on a oublié de re-congeler ! La fin de la nouvelle, assez inattendue, est vraiment irrésistible. 
 
Je relirai certainement Jorn Riel dont l'univers, très riche, m'attire bien. Il me semble qu'on a beaucoup à apprendre de l'art de vivre des esquimaux, comme le souligne Jorn Riel dans une interview accordée à LIRE en 2003 :
 
Lire : Jean Malaurie a déclaré que, de son séjour dans le Grand Nord, il était revenu «esquimauisé». Est-ce votre cas aussi?
 J.R. Oui, moi aussi, je le suis.
 Lire : En quoi cela consiste-t-il précisément?
 J.R. Cela signifie que l'on a adopté les formes de vie des Esquimaux, que l'on a appris la tolérance et à ne jamais s'attarder sur ce qui va mal ou a été mal mais, au contraire, sur ce qui fait plaisir, ce qui apporte de la joie. Que l'on a appris aussi à mettre la nature au-dessus de tout.
 
Pour lire l'intégralité de l'interview, c'est ICI
 
Des personnages pittoresques et attachants, un lieu inhabituel et dépaysant et de la bonne humeur  ! Tout est réuni pour un bon moment de détente tout en prenant, mine de rien, une leçon de vie.
 
Elles ont aimé :
 
Il a aimé (premier homme à participer au club, ça se souligne, surtout que pour être accepté il s'est teint en blond et s'est engagé à porter le kilt  !) : YVON
Ont lu autre chose en rapport avec le titre :
 
Ont moins aimé ou pas du tout (et c'est bien leur droit !) :
L'avis d'Antonia :
J'ai bien apprécié ces petites histoires, entre la nouvelle et le récit. C'est tantôt drôle, tantôt étonnant et même parfois effrayant (bien qu'un ours polaire ne leur fasse pas peur) ; de toute façon dépaysant.Quand à ce groupe d'individus dans des conditions extrêmes qui sont à la fois : tolérents, vantards, jaloux, généreux, colériques et surtout philosophes.
Bref ce livre est un très bon moment de détente et très rafraîchissant !!!!!!
Si j'ai oublié quelqu'un, qu'il n'hésite pas à se manifester.
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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 23:08
Récit - Seuil - 2007
J'ai passé près de quinze jours sur ce récit, parce qu'il m'était impossible de lire plus de deux chapitres de suite.
Il s'agit de témoignages de Rwandais des deux ethnies, recueillis plus de dix ans après le génocide qui a fait plus de 800 000 morts dans le pays. C'est le dernier opus d'une trilogie qui a commencé par "Dans le nu de la vie" (témoignages de rescapés du génocide) suivi de "Une saison de machettes" (témoignages de tueurs). Dans ce troisième volet, on retrouve les protagonistes des deux premiers.
 
La genèse de ce livre est une décision du gouvernement rwandais de libérer 40 000 détenus Hutus, condamnés en grande majorité pour leur participation au génocide de 1994. Jean Hatzfeld a éprouvé le besoin de retourner voir comment était vécue cette décision.
On peut imaginer l'émoi qu'a pu susciter la libération des tueurs au sein de  la population Tutsie ! Une politique de réconciliation a été mise en place par le gouvernement mais à quel prix cette cohabitation est-elle possible ? Ces témoignages montrent à quel point il est compliqué et douloureux pour les rescapés de croiser dans la rue ou d'avoir pour voisins leurs anciens persécuteurs. Les blessures ne sont pas refermées mais il faut bien vivre ensemble ou du moins côte à côte.
 
Le livre évoque cette cohabitation mais revient aussi sur les massacres. Le point de vue des deux ethnies est exposé. On ne peut qu'être sidéré et écoeuré par ce qui s'est passé. Les survivants parlent des victimes en employant constamment le mot "coupé". C'est effrayant de lire dans un témoignage : "ma voisine et son bébé ont été coupés" ou "ils ont coupé ma soeur".
 
C'est une lecture certes éprouvante mais utile pour comprendre ce qu'a pu être le dernier grand génocide du XX e siècle. Il est également intéressant d'entendre les témoignages de l'après : la reconstruction et la réconciliation à la fois obligatoires et impossibles.
 
Ce n'est pas une lecture très gaie en cette période de Noël. En cours de lecture, je me suis demandée pourquoi je m'imposais cela. Je crois que si je suis allée jusqu'au bout, c'est parce je ne me sentais pas le droit d'abandonner ces rescapés. Je pouvais bien faire cet effort, comme celui d'écouter le témoignage des tueurs, pour essayer de comprendre comment une telle abomination avait été possible.
 
Un recueil de témoignages sur le génocide au Rwanda, éprouvant mais instructif.
 
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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 00:59
 
Editions Zulma - 60 pages
Traduit du Russe
 
Huit femmes tadjiks évoquent tour à tour leur vie, qui n'est pas forcément toute rose : Il y en a une, par exemple, qui s'est fait "piquer" son mari par une jeunette. Une autre, chef d'entreprise, se plaint d'avoir tout sacrifié pour sa carrière. Une femme en situation très précaire avoue qu'elle utilise ses enfants pour faire la manche…
Ces femmes sont très franches, souvent drôles et assez battantes malgré un certain fatalisme, ce qui peut paraître paradoxal. Elles vivent toutes en ville  mais sont de conditions sociales différentes.
Le Tadjikistan est né du démantèlement de l'Urss. Il se situe à la frontière de l'Afghanistan et de l'Ouzbékistan. C'est un pays ravagé par l'intégrisme religieux, j'ai donc été surprise par la liberté de ton que donne l'auteur aux femmes de son pays. On pourrait entendre des propos similaires dans la bouche de femmes occidentales.
Ce recueil d'une soixantaine de pages a été écrit pour le théâtre et perd sans doute de son piquant à la lecture mais on passe un bon moment en compagnie de ses femmes.
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Huit femmes qui n'ont pas la langue dans la poche...
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 23:08
L'histoire :
Le personnage principal est, au début de l'histoire, un petit garçon qui a perdu la mémoire à l'âge de cinq ans. Il vit dans une famille allemande, pendant la guerre 39-45. Plus tard, il prendra le nom de son ours en peluche à l'oreille roussie, seul témoin d'un passé douloureux qu'il découvrira peu à peu.  Difficile d'en dire plus...
 
Mon avis :
J'ai bien aimé cette histoire. Je me suis vite attachée à l'enfant que j'ai vu grandir avec émotion dans un contexte familial éprouvant. Sa quête d'identité est bouleversante et son destin à la fois cruel et passionnant. J'aurais bien aimé l'accompagner jusqu'au bout de sa vie. La fin du roman m'a un peu déçue. Quel dommage de ne pas avoir écrit quelques chapitres supplémentaires, Madame Sylvie Germain !
Du même auteur, j'avais lu "le livre des nuits". J'ai trouvé beaucoup de points communs entre les deux livres : Les deux évoquent la folie meurtrière des hommes et l'atrocité de la guerre. Il est question aussi de la complexité des liens familiaux, de vies que l'on croit finies et qui offrent encore des surprises…
J'ai retrouvé avec plaisir le style très original et poétique de Sylvie Germain.
Un bémol tout de même : des poèmes, extraits musicaux et biographies de personnalités viennent s'intercaler dans l'histoire. A titre personnel, cela m'a  gênée car j'ai eu la sensation d'être coupée dans ma lecture. 
 
Une histoire émouvante.
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Moustafette / Yueyin   / Bellesahi / Malice / Emeraude / Florinette / YUEYIN / Alice ont aimé, voire beaucoup aimé.
Sophie / Laure n'ont pas accroché.
 
 
 
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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 23:00
Editions P.O.L. 2007 357 pagesL'histoire :
Ce livre n'est pas un roman, comme on pourrait le croire, mais un récit autobiographique. Emmanuel Carrère nous livre une période de sa vie pendant laquelle il mène une sorte d'enquête sur un tabou familial : la disparition soudaine, en 1944, de son grand-père maternel, soupçonné d'avoir collaboré avec l'occupant. Ce grand-père, d'origine russe, était un être extrêmement tourmenté.
 
Pour approcher un peu l'âme de ses ancêtres, il décide d'aller en Russie tourner un reportage sur un sujet qui n'est pas en lien direct avec le grand-père, mais s'en approche. Un hongrois, disparu pour les siens, vient d'être identifié 56 ans après avoir été fait prisonnier par les Russes. Il croupit dans l' hôpital psychiatrique de la ville de Kotelnitch. Cette ville a tout pour déplaire : pauvre, sale, voire glauque. Pourtant Emmanuel éprouvera le besoin d'y retourner, pour y filmer les habitants. Le film s'appelle : Retour à Kotelnitch. Un évènement tragique le fera revenir, une troisième fois, à Kotelnitch
Parallèlement à cette quête des origines, Emmanuel Carrère nous fait vivre la relation passionnelle qu'il vit avec une jeune et jolie femme, Sophie.
Il aborde également les relations qu'il entretient avec sa mère, Hélène Carrère D'Encausse, historienne réputée et secrétaire perpétuelle de l'Académie française. Cette dernière lui a demandé avec insistance de ne pas écrire sur ce grand-père avant sa mort.
 
Mon avis :
Je dois vous dire que ce livre m'a bousculée. J'ai aimé cette lecture tout autant qu'elle m'a dérangée. 
Je n'ai pas été choquée par le fait que l'auteur ne respecte pas la demande de sa mère, car il me semble qu'à partir du moment ou ce pseudo-secret pesait sur sa vie au point de l'empêcher d'être heureux, il était en droit de le briser. Après tout, cette histoire est autant la sienne que celle de sa mère.
Je crois que ce qui m'a dérangée le plus, c'est la façon d'être et de penser de l'écrivain, égocentrique et déconnecté de la vraie vie, celle des gens qui se lèvent tôt le matin pour aller travailler. Je l'ai souvent trouvé horripilant, notamment quand il évoque sa vie sexuelle en long, en large et en travers et de façon assez crue.
En dépit de ce que je viens de vous dire, j'éprouve une certaine admiration pour cet homme car il faut du courage pour se mettre ainsi à nu. Il ne cherche aucunement à cacher ses défauts et ses faiblesses et se montre tour à tour dépressif, égoïste, manipulateur…
Je dois dire aussi que j'ai trouvé assez passionnante cette quête des origines ainsi que l'histoire de ce grand-père un peu fou, dont l'ombre plane sur la famille. Les voyages en Russie, qui montent le pays sous un angle inhabituel, m'ont également intéressée.

Pour résumer, c'est une lecture qui m'a plu, même si l'écrivain m'a sérieusement agacée..
-
Plusieurs blogueurs ont lu ce livre :
Anne-Sophie   Katell   Pascal  ….
 
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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 23:04
*
Ce  bel album propose une histoire de la lecture féminine, illustrée par des peintures ou photos de toutes les époques. Il est plaisant pour nous lectrices de traverser le temps avec des oeuvres qui mettent en scène des femmes, un livre à la main.
(sur la couverture du livre : Rêves de Vittorio Matteo Corcos)
 
Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici quelques oeuvres :
* 
 
Jeune fille au livre (1934) Alexander Alexandrowitsch Dreinaka
 
 *
D'abord il y a les mains, repliées sur elles-mêmes portant l'objet comme s'il était sacré. On sent le corps tout entier concentré, les muscles mais aussi l'intérieur, ce qu'il y a derrière la surface de la peau, ce qui passe à l'intérieur de nous, ce qui ne peut pas, ne veut pas forcément se dire. (extrait de la préface de Laure Adler)
*
*
 
 
 
       Après le bal (1895)Ramon Casa y Carbo
 
  
Elles paraissent bien inoffensives, ces femmes qui lisent et pourtant... il fut un temps où elles faisaient peur aux hommes. Est-ce encore le cas ?
*
Un livre à se faire offrir.
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 06:27
                                     
Vous avez déjà pu voir ce recueil chez quelques blogueurs bretons comme Joëlle ou

Katell mais également chez Bellesahi (et sûrement d'autres).

Il a été publié à partir d'un appel à candidatures lancé par le Centre régional du livre en Bretagne auprès des éditeurs de la région. Le thème imposé à tous était Librairies, Librairies.

Sur les huit nouvelles sélectionnées, sept ont été rédigées en langue française et une en breton. Je n'ai pas lu celle en breton, étant incapable de déchiffrer la langue maternelle de ma mère !

Le thème de la librairie m'a intéressée, bien entendu, mais certaines histoires m'ont davantage captivées que d'autres.

Voici quelques passages des deux nouvelles que j'ai préférées.   

 

 

 

 
Mort à Denise (Patrick Pommier) :
Denise est la femme de Frédéric Lanrivain, un libraire spécialisé en littérature policière et passionné par ce genre littéraire.  Mais volià, Denise ne partage pas la passion de son mari...
Jadis aimante, naguère indifférente, il la trouvait depuis quelques temps de plus en plus encombrante. Denise Lanrivain ne partageait en effet nullement l'intérêt de son mari pour la littérature policière. Pire, elle semblait prendre un malin plaisir à déranger ses fiches, à déplacer ses livres sous le futile prétexte que ceux-ci la gênaient pour l'accomplissement de divers travaux domestiques, auxquelles elle semblait consacrer tout son temps.
...
A l'issue de toutes ces années consacrées au roman policier, Lanrivain était donc arrivé à la conclusion que le crime parfait existait."
...
 
Le stagiaire (Sylvie Le Bras) :
Une femme libraire, qui vient tout juste de monter sa propre librairie, se voit proposer un jeune stagiaire tout juste sorti d'un centre de rééducation. Elle n'ose refuser et c'est le choc des cultures.  Pourtant un jour...
Le lundi matin, il était là : pantalon kaki déchiré sous les genoux, des baskets vert fluo avec des lacets qui traînent par terre, et un tee-shirt imprimé "Pisse and Love". Exactement ce qu'il faut pour mettre en valeur la déco rose et grise et le caractère culturel du magasin.
......
Je lui passais les livres qu'il rangeait dans un ordre plus ou moins alphabétique. Je caressais au passage un Shakespeare, lisais quelques lignes du résumé d'un Dietrich. Lui, rangeait les bouquins comme il aurait empilé des pommes dans un cageot
...
Mais quand je rejoins ma place, j'ai la surprise de trouver Didier plongé dans "les Fleurs du mal"
...
 
Une initiative intéressante  !
  
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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 23:23
Le livre, écrit sous la forme épistolaire, est centré sur la personne de Lady Susan, jeune veuve un peu "olé-olé" (enfin pour l'époque !) et surtout, particulièrement manipulatrice. Comme dans tous les romans de Jane Austen, l'histoire se déroule dans la bourgeoisie provinciale anglaise de la fin XVIII-début XIX s.
A court d'argent, Lady Susan est reçue pour la première fois chez son frère et sa belle-sœur. Bien entendu, elle ne se montre pas tout de suite sous son vrai jour, histoire d'amadouer les uns et les autres et d'attirer dans ses filets le pauvre Reginald, jeune frère de sa belle-sœur.
Arrive alors la fille de Lady Susan, présentée par sa mère comme têtue et mal éduquée. Les plans de Lady Susan se trouvent quelque peu perturbés...
Il est assez plaisant de découvrir au fil des lettres, les intrigues de la sulfureuse Lady, notamment au travers des lettres qu'elle écrit à son amie intime et dans lesquelles elle se dévoile. 
De nombreuses bloggeuses sont tombées sous le charme de la plume de Jane Austen. Tout récemment, Lamousmé lui a consacré deux excellents billets que je vous conseille d'aller consulter, si ce n'est déjà fait( ICI et LA).
A celles (et ceux ?) qui voudraient découvrir la romancière, "Lady Susan" me paraît assez adapté. Il permet de se faire une idée de la plume de la romancière sans s'attaquer d'emblée à ses œuvres plus conséquentes.
 
Une plume incomparable !
 
Vous pouvez trouver Lady Susan chez les bloggeuses suivantes :
 Lady Lilly , LadyTamara , Lady Gachucha et bien d'autres  !….
 
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