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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 13:42

Alma Editeur - 217 pages - août 2020

La quatrième de couverture :

"« Odessa. On ne sait pas trop quand. Plus tard, mais pas très tard. Odessa, mais cela aurait pu être ailleurs. Une chose est sûre : là vit Ossip Ossipovitch, le grand écrivain national. Bien qu’il se soit toujours refusé à publier, son œuvre immense circule, on ne sait trop comment, parmi les Odessites qui en récitent, racontent et redisent les mille aventures, les mille exploits.
J’ai longtemps vécu à Odessa. J’ai fréquenté ou cru fréquenter Ossip Ossipovitch et les cercles auxquels il appartenait. J’ai entrepris ici de mettre par écrit certaines des bribes de son œuvre qui m’ont été transmises.
Lectrice, lecteur, il m’a paru important qu’elles arrivent jusqu’à toi qui n’as pas eu la chance de participer au soulèvement puis à la grande insurrection. Puisses-tu tirer grands fruits de son enseignement. »
 
Dans cette fable politique, la fantaisie, le burlesque et la poésie se jouent de la fin du monde.  Face aux cyniques raisons d’Etat, la révolte est possible et désirable, qui redonnerait beauté et sens à la vie. Une variation sur les Nuits debout, à la mode odessite."

 

 

Quand je me suis installée sous la couette pour parcourir les premières pages de ce roman, j'espérais être happée par l'histoire. Je savais qu'Antigone n'avais pas apprécié cette lecture mais qu'en revanche l'irrégulière avait été séduite. De quel côté allais-je pencher et surtout allais-je réussir à me détacher de leurs avis pour constituer le mien ?

Hélas, je ne suis pas parvenue à entrer dans l'univers de ce roman. Je n'ai pas réussi à m'intéresser à Ossip Ossipovitch, grand écrivain national dont les textes circulent sous le manteau mais que personne n'a vu. Je dois pourtant admettre que le style de Marie Baudry est intéressant. Ses phrases sont fluides et la façon dont le narrateur s'adresse au lecteur aurait pu me donner envie d'en savoir plus sur les habitants d'Odessa et sur l'insurrection mentionnée dans la quatrième de couverture. Oui, mais voilà... le côté absurde de cette fable m'a laissée sur le bord de la route et j'ai senti la panne de lecture se profiler à l'horizon. 

Faible que je suis, j'ai lâchement abandonné ce livre pour en commencer un autre...

Antigone a été plus courageuse que moi (mais tout aussi déçue)

l'irréguière , en revanche a aimé sa lecture : "un premier roman plein de charme, très original, très riche du point de vue des questionnements qu’il soulève, et qui ravira les curieux "

Aurez-vous envie de vous faire votre propre avis ?

 

Chez Antigone

 

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 23:27

Lu par : Rachel Arditi - 9 h et 19 min - Traduit parNathalie Cunnington

 

"Il y a tout un monde offshore Miss Tourneau. Un monde d'argent sale, caché dans des comptes-écrans, qui appartient à des personnes très puissantes et très dangereuses."

Annabel et Marina sont deux femmes qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Pourtant, leurs destins vont se croiser. L'une est journaliste et vit aux Etats Unis, l'autre, mariée à un banquier d'affaires, vit en Suisse...

J'ai plutôt bien aimé ce thriller qui nous plonge de le monde la haute finance. Je dois avouer toutefois qu'un mois après cette écoute, il ne m'en reste pas grand chose. Les personnages sont nombreux et l'histoire assez alambiquée. Côté positif, le thriller a du rythme et la lectrice est à la hauteur.

Je ne connaissais pas Christina Alger. En faisant quelques recherches, j'ai vu qu'elle était issue d'une d’une grande famille de la finance new-yorkaise. Elle semble effectivement bien maîtriser le sujet et nous décrit un monde impitoyable où l'humain passe loin derrière l'argent.

 

Une lecture agréable mais rien de transcendant.

 

Challenge "Ecoutons un livre"
Le mois américain, chez Titine

 

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 23:22

 

Comme chaque année en septembre, entre deux romans de la rentrée, je participe au mois américain organisé par Titine. 2020 ne fera pas exception. J'ai lu quelques titres pendant l'été, il me reste à écrire les billets.

 

Voici, à date, les titres que j'ai prévu de présenter :

- 4/09 (thème ladies first) : "La femme du banquier" de Christina Alger


- 17/09 (thème du polar/roman noir/thriller) : "Dans les angles morts" d'Elisabeth Brundage


- 24/09 "Sauvage" de Jamey Bradbury (une écoute commune avec Enna)


- 26/09 (thème de la famille) : "Quitter le monde" de Douglas Kennedy (en audio)

J'essayerai également de présenter (au moins) une BD et un film.

 

Bon mois américain à tous et à toutes !

 

 

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 14:37

Le passage - août 2020 - 238 pages

Je connais l'histoire d'Helen Keller depuis fort longtemps. Beaucoup de livres (notamment en jeunesse) lui ont été consacré. Angélique Villeneuve reprend le flambeau, d'une façon originale . Elle fait de Kate, la mère d'Helen, le personnage central de son ouvrage. Quelle bonne idée ! 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Helen Keller (je ne sais pas s'ils sont nombreux), il s'agit d'une auteure, conférencière et militante américaine, née en 1880 et morte en 1968. Helen, devenue sourde et aveugle à l'âge de deux ans, est la première personne handicapée à avoir obtenu un diplôme universitaire. Ce parcours exceptionnel ne s'est pas fait sans difficultés, notamment dans la petite enfance. La prise en charge par une préceptrice d'exception, Ann Sulivan, a littéralement sauvé l'enfant des ténèbres.

Kate Adams Keller

Angélique s'est mise dans la peau de Kate Adams Keller, s'appuyant sur la documentation qu'elle a trouvée. Elle retrace l'existence de cette jeune mère, confrontée au lourd handicap de sa fille, rendue quasi-sauvage par son incapacité à communiquer. Angélique imagine le regard des autres et les difficultés quotidiennes de tout parent confronté au handicap d'un enfant. Mariée à un homme plus âgé qu'elle (il s'agit pour lui d'un remariage), la jeune femme cumule les difficultés et doit se battre pour s'affirmer.

Bien que les deux histoires n'aient rien à voir l'une avec l'autre, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le lien entre "la belle lumière" et "la mère d'Eva", lu précédemment. Dans les deux cas, l’héroïne est une femme confrontée à un enfant "hors norme" qui bouscule la famille et remet en question l'équilibre de celle-ci. Etre mère n'est pas un long fleuve tranquille, toutes les mères le savent, mais certaines sont plus malmenées que d'autres. Kate Keller fait partie de cette catégorie.

Helen est née en Alabama dans une famille de planteurs. En toile de fond , nous découvrons le contexte sociétal et racial de l'époque. Au sein de la famille Keller, les domestiques noirs sont bien traités mais ce n'est pas le cas partout. Les tensions raciales sont fréquentes, notamment en ville. 

L'écriture sensuelle et poétique d'Angélique Villeneuve restitue à merveille le climat chaud et moite de ce coin d'Amérique ainsi que sa végétation luxuriante. Nous sommes immergés au cœur de la plantation, en compagnie de la famille Keller. La description de la gestuelle de l'enfant, qui évolue dans le temps, est particulièrement réussie. Nous sommes aux côtés de l'enfant, hypnotisés par sa fascinante évolution. 

Un court extrait pour vous donner une idée du style :

"Comme la petite se rue sur elle, ardente, explosive, elle attrape ses poignets. Une odeur de chien, de lait aigre et de buis bondit autour d'elles, mêlée au monologue infini qui repend, de mimiques et de halètements."

Je suis admirative de la capacité d'Angélique Villeneuve à se renouveler. C'est encore un très beau roman qu'elle nous offre pour cette rentrée.

Une parfaite réussite !

Une lecture commune (en retard pour moi) avec   AntigoneAifelle, Cathulu, Geneviève et Mes échappées livresques

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 19:37
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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 23:00
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Editions Sixtrid - Lu par Hélène Lausseur

Dans ce roman (au titre un peu racoleur), Irène Frain nous offre une biographie romancée de la célèbre scientifique, qu'elle présente sous un angle inattendu, celui de de sa vie sentimentale. Tout le monde associe le prénom de Marie à celui de Pierre (Curie) dont elle fut épouse. Le couple est à l'origine des premières recherches sur la radioactivité. Ce que ne sait pas le commun des mortel, c'est qu'après le décès accidentel de Pierre, Marie a eu une liaison avec Paul Langevin, ami et collègue de son mari. Paul était (mal) marié et sa vie de couple frisait le désastre. Jeanne, son épouse, se montrait caractérielle et cupide. Auprès de Marie, Paul trouvait une complicité intellectuelle qu'il n'avait pas avec sa femme.

Pierre et Marie Curie

 

Paul Langevin

Aujourd'hui, une situation comme celle de Paul et Marie serait banale mais, à l'époque, l'adultère était un délit. Dès que leur histoire est sortie de la clandestinité (bien malgré eux) le scandale a éclaté. Puis l'affaire est allée en justice, mettant Marie dans une situation plus que délicate.

L'intérêt du roman est de situer l'histoire dans son contexte sociétal et historique. Irène Frain a mené une enquête minutieuse sur la vie de Madame Curie, qu'elle ne résume pas à cette affaire. C'est toute une époque qui est retracée, avec une attention portée aux lieux. Irène Frain s'est rendue là où avait vécu la scientifique pour se faire une idée plus précise de son cadre de vie. Elle a reconstitué les zones d'ombres de l'existence de Marie Curie, nous présentant ses hypothèses. L'autrice s'est beaucoup documentée, récoltant de précieux renseignements dans les livres de compte de Marie. Irène Frain évoque également les difficultés rencontrées par Madame Curie dans un milieu scientifique exclusivement masculin.

"Marie Curie prend un amant" est un roman intéressant, tant sur la forme que sur le fond. Irène Frain nous montre que l'on ne peut réduire une femme ou un homme, aussi illustres soient-ils, à ce qui les a rendu célèbres. Nous sommes tous des êtres dotés de sentiments qui parfois interfèrent avec la sphère professionnelle ou publique. Au début du siècle, on ne pardonnait rien à une femme et encore moins quand elle se mesurait aux hommes sur le plan intellectuel et professionnel. Marie Curie en a payé le prix fort et a dû se battre pour obtenir ses deux Prix Nobel. 

J'ai été ravie de retrouver la lectrice Hélène Lausseur que j'ai croisée plusieurs fois dans mes lectures audio et dont j'apprécie beaucoup la voix et l'interprétation.

Une agréable découverte.

L'avis d'Enna

, qui m'a donné envie d'écouter ce roman.

 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 20:54

 

 

 

L'histoire est celle de Valentine, 48 ans et divorcée, qui revient dans la maison familiale pour prendre un peu de distance avec sa vie parisienne. Elle a quelques soucis d'argent, des grands adolescents qui ne pensent qu'à s'échapper du nid et un métier qui ne la passionne guère. Il est grand temps de changer de vie...

" C'est une très jolie idée, affirma Agnès. Je trouve que ça correspond bien à l'air du temps. La solidarité, la décroissance, le retour à la ruralité, l'intergénérationnel...c'est carrément moderne. Moi, ça me plaît !"

Voilà un petit roman sympathique que j'ai lu au mois de juin sans prendre le temps d'écrire un billet.  Pour ceux qui ont lu "Ensemble, c'est tout" d'Anna Gavalda, nous sommes dans le même esprit. Anne-Laurence Bondoux nous offre une histoire qui fait chaud au coeur avec une petite intrigue pour tenir en haleine et une maison qui occupe la place d'un personnage à part entière.

Un roman idéal en cas de panne de lecture ou pour une lecture "doudou".

Challenge chez Antigone

 

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 21:47

Le temps est venu pour moi de mettre ce blog en pause. Je commence mes vacances en Bretagne. Je les poursuivrai dans les Alpes puis dans le Loiret. Je vous retrouverai vers le 20 août.

Dans mes valises, il y aura des livres bien-entendu. Essentiellement de la littérature américaine pour le mois américain qui se déroulera chez Titine au mois de septembre. J'ai également prévu de participer au challenge de Brize en lisant deux pavés américains.

Bonnes vacances à tous et à très bientôt !

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 23:15

film biographique américano-britannique-allemand 

Acteurs principaux : Alicia Vikander et Eddie Redmayne  
 

Le roman "La mère d'Eva", que j'ai présenté il y a quelques jours, m'a fait penser à "Danish girl", que j'ai vu il y a quelques mois. Le film s'inspire de l'histoire de Einar Wegener, qui, dans les années 30 deviendra Lili Elbe après une série d'opérations ayant pour but de le transformer en femme. Einar/Lilli est la première personne a avoir subi ce genre d'opération. Malheureusement, la dernière, quatorze mois après la première, lui sera fatale.

Dans "Danish girl (tout comme dans "La mère d'Eva), nous découvrons la détermination d'une personne  à changer de sexe parce qu'elle ne se retrouve pas dans celui que la nature lui a donné. Cette détermination va au delà de tous les risques encourus et devient une obsession.

Einar a cette révélation alors qu'il est adulte et marié. Sa femme va cheminer à ses côtés jusqu'au bout de sa transformation. Le film montre l'évolution des relations du couple, au fil du cheminement d'Einar. L'histoire de ce couple est à la fois terrible et magnifique. Terrible car l'évolution d'Einar ne peut que l'éloigner de sa femme et belle  parce que cette dernière, par amour, va faire le deuil de son mari tout au restant très proche de lui jusqu'au bout. On peut faire le rapprochement entre le cheminement de cette épouse et celui de la mère d'Eva.

"Danish girl" est d'une grande délicatesse et très esthétique. Il nous fait voyager de Copenhague à Paris, dans le milieu artistique de l'époque.  J'ai mieux compris, grâce à ce film,  ce qu'est l'identité de genre (à ne pas confondre avec l'identité sexuelle).

Si vous n'avez pas vu "Danish girl", je vous le conseille, tout comme je vous ai conseillé il y a quelques jours "La mère d'Eva". 

 

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 23:39

Editions Hervé Chopin - juin 2020 - 217 pages

Traduit de l'italien par Chantal Moiroud

Comment vous parler de ce premier roman tellement bouleversant qu'il m'a laissé muette après avoir tourné les dernières pages ? Comment vous donner envie d'aller à la rencontre de la maman d'Eva, cette mère qui aurait pu être moi ou n'importe quelle autre autre mère ? Comment vous décrire le courage qu'il a fallu à cette femme pour accompagner son enfant "pas comme les autres" ? Cet enfant qui va demander à ses parents de renoncer à la fille qu'ils ont mis au monde.

Au tout début du roman, nous sommes dans une clinique Serbe en compagnie d'Eva et de sa maman. Eva est sur la table d'opération et sa maman dans un couloir, à attendre.  Elle laisse vagabonder ses pensées  entre passé et présent. Eva est née fille mais elle se sent garçon. Ce décalage (erreur de la nature ?) est une souffrance du quotidien pour l'enfant et pour ses parents. Eva ne peut pas s'épanouir dans ce corps qu'elle ne peut assumer. Son caractère se durcit, ses parents ne savent comment l'aider. Le problème de leur fille envahit l'espace et ne laisse aucun répit à ce couple qui n'en est plus un. Et puis il y a le regard des autres qu'il faut supporter mais de moins en moins parce que la seule solution trouvée pour y faire face est l'isolement.

De l'amour, il y en a mais il ne se manifeste pas comme dans les foyers "normaux". Aimer Eva, est-ce l'aider à s'accepter telle qu'elle est ou faut-il l’accompagner à devenir l'homme qu'elle croit fermement être ? Cette question obsède la mère d'Eva, nuit et jour. Et ce n'est qu'au terme d'un long parcours jalonné de rendez-vous avec des "psy", des médecins, un juge mais surtout avec sa propre conscience que la mère d'Eva parviendra à mettre au monde son enfant une seconde fois.

La mère d'Eva est un livre magnifique que je vous encourage à lire. Aucun pathos, aucun voyeurisme mais un texte pudique qui sonne juste. L'originalité du roman tient au fait qu'il nous est donné de réfléchir à la problématique de l'identité de genre avec les yeux des parents et notamment de la mère. C'est un roman qui, plus largement, fait réfléchir à au rôle des parents dans le développement des enfants.

Un premier roman bouleversant !

 

Pour finir un extrait :

"Il y a toi et moi, assises l'une à côté de l'autre sans nous regarder, épaule contre épaule, cherchant des yeux quelque chose au loin, vers l'infini, attendant que l'une des deux crie :

-Terre !

Mais une autre terre, un lieu nouveau, où tu pourras enfin être ce que tu désires et où moi je pourrai enfin  me reposer."

Sur le thème du changement de sexe, j'ai visionné il y quelques mois  un très bon film :"The danish girl". J'essayerai de vous en dire quelques mots dans la semaine.

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