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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 23:21

Fluide Glacial 2010

 

J'ai fureté dans le rayon de la bibliothèque de ma ville, pour trouver une BD à présenter pour le mois anglais et j'ai déniché celle-ci, qui relate la rencontre des deux icônes du fameux groupe "Les Rolling stone". Il s'agit, bien-entendu, de Mick Jagger et de Keith Richard. Une préface de Gilles Verlant complète les éléments livrés dans la BD.

Dire que cette BD est un coup de coeur serait beaucoup dire mais j'ai bien aimé côtoyer ces deux ados passionnés de musique (comme l'a été mon fils au même âge - à la différence que son groupe n'a pas eu la notoriété des Stone ! ).

On découvre que les deux musiciens étaient d'origine sociale différente, et de conception de la vie tout autant. Seule une passion commune pouvait les rapprocher...

Les musiciens sont dessinés de façon caricaturale (les lèvres de Jagger notamment ) ce qui donne un petit côté humoristique à l'ouvrage. A noter que cette BD au texte minimaliste peut tout à faire plaire à des adolescents passionnés de musique qui découvrent les Stone.  

 Lu dans le cadre du mois anglais animé par Lou et Titine

  Keep calm and read

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 23:04
Qui dit Mois anglais, dit musique anglaise, of course ! Comme j'écoute  assez peu de musique aujourd'hui, j'ai préféré plonger me dans mes souvenirs...   
 
Le premier groupe anglais que j'ai connu était, je crois, "Les Rubettes.". J'avais une petite dizaine d'années et je n'essayais pas encore de comprendre les paroles (ce qui n'était pas plus mal, d'ailleurs ). Mais cela ne m'empêchait pas de chanter phonétiquement à tue-tête ! 
Le jeu de scène des Rubettes était assez comique... (du moins je le vois comme cela aujourd'hui). A l'époque, j'adorais !
 .
 
A l'adolescence, j'ai changé de registre (heureusement). Je suis passée aux Beatles, que je préférais aux Stones (sauf quand il s'agissait de danser un slow sur "Angie" ).
 
J'écoutais aussi Cat Stevens et quelques autres...
 
  
C'est certainement en partie grâce à ces groupes et chanteurs anglais que j'ai aimé la langue de Shakespeare. J'apprenais les paroles par coeur (je m'en souviens encore très bien ! ).
Au début, je chantais en duo avec une copine qui jouait de la guitare. Ensuite, j'ai appris moi-même quelques accords pour pouvoir me débrouiller seule. 
 
Dans mon registre, il y avait par exemple :
 
        
        Un billet pour le mois anglais organisé par :  Titine  et Lou Mois anglais 2013_04.jpg   
.
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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 23:21

Folio 2005 (Gallimard) - traduit de l'anglais par Guillemette Belleteste - 487 pages

 

Le personnage principal de ce livre est une toute jeune fille de treize ans, qu'on peut imaginer ressembler à la photo de couverture ci-dessus. Briony (c'est son prénom) est une pré-adolescente rêveuse à l'imagination fertile. Elle vit en Angleterre dans une famille aisée dont elle est la petite dernière. Souvent seule, elle écrit des pièces de théâtre, son grand plaisir étant de trouver de petits acteurs pour interpréter ses pièces. Ses cousins, par exemple...

L'été de ses treize ans, Briony perd un peu le goût des spectacles enfantins. Elle veut passer à autre chose et observe les plus grands. Elle a dans l'idée d'écrire des histoires en s'inspirant de ses observations. Se croyant déjà grande mais possédant encore la naïveté de l'enfance, elle va mal interpréter la relation qu'entretient sa soeur avec Robbie, le fils d'une domestique. Le délire imaginaire dans lequel elle s'embarque va prendre des proportions catastrophiques. Je n'en dirai pas plus sur le début de l'histoire pour ménager l'effet de surprise. 

Dans la deuxième moitié du livre, nous retrouvons les personnages principaux dans le chaos de la seconde guerre mondiale. Briony et sa soeur sont infirmières dans un hôpital qui recueille les blessés de guerre (mais pas dans le même hôpital). Robblie s'est engagé dans l'armée. On le suit le parcours des trois jeunes gens, notamment celui de Robbie qu'on retrouve en France, en pleine retraite anglaise vers Dunkerque. Quand à Briony, elle a coupé les ponts avec sa famille et voudrait bien racheter sa faute mais est-ce encore possible ?

En dépit de quelques longueurs, pas bien méchantes, "Expiation" est un beau roman, intelligent et prenant. Mêlant la petite et la grande histoire, l'auteur nous propose une histoire familiale originale et captivante. L'analyse psychologique de la jeune Briony est intéressante, mettant en lumière le pouvoir imaginatif de l'enfance et les dégâts qu'il peut entraîner.

Jusqu'à la fin, l'auteur nous réserve des surprises puisque l'épilogue nous fait revoir le déroulement de l'histoire sous un autre angle. Je dois avouer que cette fin m'a un peu déconcertée sur le moment. J'avais aimé l'histoire telle que je l'avais lue et je n'avais pas forcément envie de l'envisager autrement. Puis, j'ai accepté le pouvoir de l'écrivain de mener son histoire comme il l'entendait et de me bousculer, s'il le souhaitait ! 

Voilà un auteur que je relirai certainement... 

  blogoclub

 

Lu dans le cadre du blogoclub, dont le thème était, ce premier juin, "les amours contrariées".  

Les avis des autres participants sur "Expiation" :  Valérie  - Une comète (billet 1) - Gambadou - Fransoaz - LisaDenisTitou - Hélène - Denis grominou

 

ou sur l'autres livres de McEwan...

Clara : l'enfant volé

 

Certains blogoparticipants ont lu d'autres livres en rapport avec le thème des "amours contrariées" :

ClaudiaLucia : les fiancés - d'Alessandro Manzoni 

Titine : Tristan et Iseult 

Sibille : Loving Franck de Nancy Horan 

Manu : En censurant un roman d'amour iranien de Shahriar Mandanipour  

 

 

Pour la session du mois de septembre, nous vous proposons comme thème "la littérature irlandaise" 

 

Ce livre me permet aussi de commencer le mois anglais puisque que Ian Mc Ewan est un auteur anglais (heureux hasard que le choix du blogoclub pour ce premier juin)

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 23:04

Philippe Rey 2013 - 232 pages - traduit de l'anglais (Etats Unis) par Simone Arous

Ce livre de Joyce Maynard, publié en 2013 par Philippe Rey, a été écrit en 1972 par la romancière alors qu'elle n'avait que 19 ans. Il s'agit d'un recueil de chroniques ayant pour thème ses années d'adolescence : de 1962 à 1972. Avant ces chroniques, une très intéressante préface, écrite par Joyce Maynard en 2012, restitue l'ouvrage dans son contexte de l'époque. On apprend notamment qu'au moment de l'écriture de ces chroniques, la jeune fille avait abandonné ses études pour vivre avec le célèbre écrivain Sallinger (il avait trente ans de plus qu'elle).

J'ai pris mon temps pour lire ces chroniques, à la fois sérieuses et très fraiches. Certains thèmes m'ont davantage parlé que d'autres, ne connaissant pas tous les détails du contexte politique et culturel de l'époque aux Etats-Unis. J'ai pu faire toutefois le rapprochement avec l'évolution des moeurs en France à la même époque : mai 68 notamment. 

Joyce Maynard a vécu ses années jeunesse en observant ce qui se passait autour d'elle, en étant un peu décalée par rapport aux autres (elle ne buvait pas, ne se droguait pas, n'était pas une fille "populaire"). Son regard distancié est intéressant. Sur certains points, elle est toutefois parfaitement en phase avec les autres filles : le culte de la minceur (déjà), l'obsession de l'apparence (ça s'est aggravé depuis, hélas...). 

D'un milieu plutôt aisé, Joyce Maynard n'aborde pas ici l'adolescence des jeunes gens de milieux défavorisés. Le roman qu'elle a écrit juste après, "Baby Love", complète assez bien, de ce fait,"Une adolescence américaine". J'ai trouvé que les deux livres formaient, d'une certaine façon, un dyptique.

Une auteure dont je sens que je vais tout lire !

PS : je ne me lasse pas de regarder la photo de cette couverture, qui représente Joyce Maynard adolescente... Comment ne pas avoir envie d'en savoir plus sur l'adulte qu'elle est devenue ?

L'avis de Valérie et d'Yvon 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 23:09

    Publié en mars 2013 chez Audiolib (Bourgeois 2012) 4 heures d'écoute - Lu par Anna Mougladis 

 

Comme il ne s'agit pas d'une première lecture et que j'ai déjà écrit un billet sur cet ouvrage, je ne vous résumerai pas l'histoire. Vous pouvez consulter mon billet : ici 

 

Autant le dire tout de suite, Je n'ai pas été totalement séduite par la prestation de la lectrice, Anna Mougladis. Sa voix grave fait certes penser à celle de Toni Morisson mais j'ai trouvé sa lecture un peu trop monocorde. La profondeur du texte imposait une certaine gravité mais il m'a semblé que la lectrice restait trop en retrait par rapport au texte. Peut-être aurais-je préféré une voix d'homme, pour l'assimiler à Frank, le personnage principal ?

En dépit de ce bémol sur le choix de la voix (qui n'a pas gâché ma lecture), j'ai apprécié cette relecture. J'avais eu un peu de mal à entrer l'histoire la première fois, en raison de la densité du texte. Comme l'ouvrage n'est pas très épais, j'en étais ressortie un peu frustrée. Cette fois, j'ai profité pleinement de ma lecture, renouant avec l'histoire douloureuse mais non désespérée de ce frère et cette soeur.

Je ne sais pas comment j'aurais perçu cette lecture audio si je n'avais pas lu le livre une première fois. Ce n'est pas un texte facile d'accès. Quoi qu'il en soit, il vaut vraiment la peine d'être lu quelque soit le support choisi. 

 

Sur la version audio, les avis de : Bladelor et  Leiloona

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 23:43

J'ai lu 2013 (autrement 2012) - 122 pages

 François Vallier, musicien célèbre, a été séparé brutalement, il y a quelques années, de la femme avec laquelle il vivait. Quand par hasard il retrouve sa trace, il plaque tout pour tenter de renouer une relation. Mais ce n'est pas si simple.  

Nous remontons dans le passé... Quand il rencontre Sophie, elle occupe un emploi à temps partiel chez un luthier tout en s'adonnant à sa passion, la peinture. Entre eux, c'est le coup de foudre. Mais la jeune femme est très fragile psychologiquement et François, très occupé par sa carrière, n'est pas assez présent. Un jour, alors qu'il est en déplacement, Sophie perd complètement pied. Le frère de la jeune femme la fait interner, coupant les liens avec François et refusant à ce dernier de lui donner l'adresse de l'institut. 

Quand François la retrouve enfin, elle est prostrée dans son monde interieur, incapable de toute communication. Le musicien décide de tout faire pour la sortir de son mutisme...    

Après "les heures silencieuses", j'ai bien aimé retrouver la plume poétique et délicate de Gaelle Josse. C'est un beau texte, qui m'a toutefois moins emportée que "les heures silencieuses". J'aurais bien aimé  en savoir plus sur le passé de Sophie. En dépit de ce petit bémol, c'est une lecture que je recommande. J'aime beaucoup les histoires se déroulant dans un contexte musical et artistique.

 

Une histoire touchante...

Beaucoup d'avis sur la blogosphère dont ceux de : Fransoaz -  Sophie - Mirontaine - Sous les galets

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 23:04

 

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Audiolib 2013 (paru aux éditions de minuit en 2012) - 2 h 30 d'écoute 

 

"Anthime est passé ranger son vélo chez lui avant de rallier le mouvement général confluant à présent de toutes les artères vers la place où s’agitait une foule souriante, brandissant drapeaux et bouteilles, gesticulant et se pressant, laissant à peine d’espace aux voitures à chevaux qui déjà transportaient des groupes. Tout le monde avait l’air très content de la mobilisation : débats fiévreux, rires sans mesure, hymnes et fanfares, exclamations patriotiques striées de hennissements".

 

"Posté non loin de celui-ci, Anthime a pu distinguer un instant, de la cervelle au bassin, tous les organes du chasseur-éclaireur coupé en deux comme sur une planche anatomique, avant de s'accroupir spontanément en perte d'équilibre pour essayer de se protéger, assourdi par l'énorme fracas, aveuglé par les torrents de pierres, de terre, les nuées de poussière et de fumée, tout en vomissant de peur et de répulsion sur ses mollets et autour d'eux, ses chaussures enfoncées jusqu'aux chevilles dans la boue".

 

Dans un style concis et percutant, Jean Echenoz nous propose un texte très fort sur l'horreur de la guerre 14-18. Au début du roman, nous assistons au départ sur le front de cinq jeunes gens qui se connaissent. Le départ est presque joyeux, personne ne croit que cette guerre va durer. Le voyage ressemble à un départ en colonie de vacances. Le choc de la réalité de la guerre n'en sera que plus violent.

Jean Echenoz décrit l'horreur de cette guerre par une économie de mots, allant droit au but. C'est efficace. Très efficace. La guerre est fort justement décrite, tout comme le décalage entre ce que vivent les soldats et le ressenti des familles. Comment pourraient-elles comprendre ce que vivent ces jeunes gens alors que la guerre industrielle n'en est qu'à ses débuts ? Le retour des estropiés, en pleine guerre est également un moment fort.

Malheureusement, si je suis très enthousiaste sur le texte lui même, je ne le suis pas sur la lecture elle-même. Le choix de Jean Echenoz pour lire son texte ne m'a pas convaincue. J'ai eu l'impression qu'il le récitait. Quel dommage ! J'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur la première partie du livre, contrainte de revenir en arrière car je décrochais, ce qui m'arrive rarement. Je relirai certainement 14 en version papier pour mieux appréhender le texte. 

 

Un très bon roman mais une lecture audio en demi-teinte

 

L'avis d'Emma (en phase avec le mien)

En revanche Stephie a beaucoup aimé la lecture par l'auteur lui-même. logo du site

 

      6ème lecture / 10 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 23:27

 

     

Ce livre fait partie de la sélection pour le prix Audiolib. Comme je l'avais déjà lu en version papier, j'avais prévu dans un premier temps de n'écouter que des extraits de la version audio. Avançant bien dans la sélection et un peu perfectionniste sur les bords, j'ai décidé de le relire entièrement, ainsi que "Home" de Toni Morrison, dont je parlerai plus tard. 

Je ne vais pas vous résumer le livre. On l'a vu sur tous les blogs ou presque. J'en parle (ici).

Je n'avais pas eu  l'occasion, jusqu'ici, d'écouter un texte après en avoir lu la version papier. Voilà qui est fait. Quelle belle expérience ! Connaissant déjà l'histoire, on approfondit la lecture, on se laisse porter par les mots. 

C'est un texte très musical qui se prête formidablement bien à être lu et écouté. Je n'avais pas saisi lors de ma première lecture toute la poésie du texte, butant un peu sur les "nous" qui reviennent tout le temps. A l'écoute, ces "nous" ne m'ont pas fait le même effet. Ils sonnent comme une sorte de ritournelle, parfois gaie parfois triste. Le sort de ces femmes est tragique mais certains moments de leur existence sont heureux.

L'ouvrage raconte un pan de l'histoire des États-unis peu connu mais qui mérite vraiment de ne pas être oublié. 

Bravo à Irène Jacob pour son interprétation. J'ai passé un très bon moment à l'écouter.

     A écouter donc plutôt qu'à lire... mais rien n'empêche de faire les deux ! 

 

Sur cette lecture  audio : l'avis de Enna et de Vivelespestes 

logo du site

  5ème lecture / 10 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 05:51

 

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"Je n'étais plus, me rendis-je compte, un être humain, et cela faisait probablement longtemps que je n'en étais plus un. J’étais devenu, au lieu de ça, un nouvel isotope d'humanité qui n'avait pas été isolé ou identifié. J’étais un électron libre, dont la masse, la charge et la direction pouvaient être modifiées à tout moment par des champs aléatoires sur lesquels je n'avais aucun contrôle. J’étais l'une de balles perdues de notre époque."

 

Nous sommes dans la fin des années 80 aux Etats-Unis. Saul Karoo, la cinquantaine bedonnante, est un scénariste spécialisé dans la réécriture de films pour les rendre plus "commerciaux".   

Au début du roman, nous découvrons un homme souffrant d'un mal mystérieux : il n'arrive plus à atteindre l'ivresse bien qu'il soit un alcoolique notoire. Incapable d'affronter la réalité des choses, il feint d'être l'ivre, ne dérogeant pas à son habitude de manipuler autrui. Plus cynique et menteur que jamais, il semble toucher le fond. Bien que prétendant l'aimer, il se montre incapable de donner un peu de son temps à son fils adoptif, un adolescent. Peu fier de son métier, qui lui rapporte beaucoup d'argent mais ne lui donne aucune satisfaction par ailleurs, Saul s'est réfugié dans l'alcool, sabordant sa vie familiale.

Un évènement va faire basculer le cours de sa vie. En visionnant le énième film qu'il doit mettre à la sauce hollywood, Saul Karoo reconnaît, par son rire particulier, la mère biologique de son fils. Il l'a eue au téléphone il y a vingt ans. L'idée lui vient, complètement folle, d'utiliser le film à des fins personnelles, n'hésitant pas, au passage, à massacrer le chef-d'oeuvre qu'il a sous les yeux et pour lequel il a pourtant une grande admiration. Sur l'histoire, je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher l'effet de surprise. Personnellement, je n'ai rien vu venir, refusant sans doute, inconsciemment, tout comme Karoo d'imaginer l'inacceptable... 

Ce roman est vraiment surprenant. Sorte de farce tragi-comique dans la première partie, l'histoire vire à la tragédie. Saul Karoo est un personnage atypique que je n'ai pas réussi à détester en dépit de ses horribles défauts. Pratiquant l'auto-dérision, parfaitement conscient de son cas, il semble incapable de maîtriser le cours de sa vie. La seule fois où il prend (enfin !) les choses en main, il fait n'importe quoi. 

J'ai vraiment été captivée par le destin de Saul Karoo, déplorant toutefois quelques longueurs, (notamment quand Saul picole sans atteindre l'ivresse...). Autre bémol, le dernier chapitre, dont le n'ai pas aimé le lyrisme. En dépit de ces deux bémols, c'est un livre que je conseille, pour son originalité. 

A noter que la voix du lecteur et ses intonations collent parfaitement au personnage.     

 

Un roman étonnant, à tenter ! 

D'autres avis chez Val 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib( 4ème /10)logo du siteEt de "Ecoutons un Livre" organisé par Valérie

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:01

 

Philippe Rey - Avril 2013 - 301 pages - traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Mimi Perrin 

    (première publication : en 1981)

 

Dans un petit village paumé du fin fond des États-unis, dans la fin des années 70, quatre jeunes filles font l'expérience de la maternité. Trois d'entre elles ont déjà leur bébé, la quatrième tente de réunir de l'argent pour se faire avorter. Autour de ces jeunes femmes gravitent d'autres habitants du village ou des étrangers de passage.

Au départ, la construction peut déconcerter. On passe d'un personnage à un autre très rapidement. Il faut faire un petit effort de mémorisation des prénoms et du lien entre les personnes. Personnellement, j'aime beaucoup ce travail de puzzle.  

L'existence de ces mères avec leur bébé n'a rien d'enviable. L'une d'entre elle, Sandy, est mariée. Elle est irréprochable dans son rôle de maman. Hélas pour elle, son mari n'assume pas cette vie maritale qu'il n'a pas choisie mais qu'il subit à cause du bébé. Les deux autres jeunes femmes, moins matures que Sandy "rament" dans leur nouvelle vie de maman. L'une d'entre elle maltraite son bébé.

Tout cela est triste et parfois glauque mais hélas réaliste. Hier comme aujourd'hui, le sort des mères-adolescentes n'est guère enviable. Aujourd'hui, le "qu'en dira t'on" est peut-être moins pesant, toutefois. Joyce Maynard décrit fort bien les contradictions auxquelles doivent faire face ces jeunes femmes. A la fois fières d'être mères, elles regrettent de ne pas pouvoir sortir le soir comme les jeunes filles de leur âge. Bien qu'ayant conçu un bébé, elles sont ignorantes en matière de sexualité et leurs expériences avec les garçons sont peu épanouissantes. Des contradictions, des frustrations et l'envie bien souvent de quitter un village aux mentalités si étriquées.   

J'ai beaucoup aimé les histoires parallèles, comme celle de cette jeune femme qui s'est réfugiée dans une maison du village pour vivre pleinement son chagrin d'amour. Tout ce petit monde se croise tout au long du roman. Les histoires  se mêlent les unes aux autres, c'est passionnant. 

Dans la foulée, je vais lire "une adolescence américaine", le récit autobiographique que l'écrivain a écrit à l'âge de 18 ans et qui est publié en France pour la première fois en 2013 par les Editions Philippe Rey. Baby Love a été écrit juste après. C'est son premier roman. 

 

Une première rencontre très réussie avec la plume de Joyce Maynard

 

Les avis d'Antigone - de Clara

 

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