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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 20:01

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A propos de livre à écouter : "le grand cahier" - Agota Krisof

Sandrine : "La comédia des ratés" - Tonino Benaquista 

Géraldine : "je vais passer pour un vieux con" - Philippe Delerm

Manika : Olivier 1940 - Robert Sabatier


De mon côté j'ai écouté  les deux premiers tomes de "La trilogie Berlinoise" de Philippe Kerr, traduit de l'allemand par Gilles Berton. J'ai déclaré forfait au début du troisième tome et je n'ai pas eu le courage d'écrire un billet. En quelques mots, l'histoire se passe à Berlin entre 1936 et 1938 pour les deux premiers opus, en 1947 pour le troisième. Le personnage principal s'appelle Bernie. Détective privé et ancien policier, il tente de faire son travail dans le contexte du 3ème Reich. Bernie n'est pas copain avec Hitler, Himmler et toute la clique, ce qui ne lui facilite pas la tâche. 

 Certains aspects de ce roman m'ont plu : le personnage de l'inspecteur et le contexte historique, notamment, mais je me suis fatiguée, à la longue, à tenter de retenir le nom allemand des (trop) nombreux personnages. L'aurais-je poursuivi en version papier ? Peut-être car j'aurais sans doute moins buté sur ces fichus noms.

Rendez-vous le 16 janvier !

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 07:12

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Certains le savent, d'autres vont l'apprendre, Valérie (de Val aime les livres) est passée du statut de "blogueuse avec un blog" à celui de "blogueuse itinérante". Ceci veut dire qu'elle publiera chez quelques blogueurs qui lui laisseront un espace d'expression. J'en ferai partie, avec grand plaisir. 

En concertation avec Valérie, je reprends le challenge "Ecoutons un livre" que nous aurions trouvé dommage de voir disparaitre. Comme Valérie, je suis devenue une adepte assidue de la lecture audio ! Je garde le même concept, aux mêmes dates. 
Ce mois-ci, le thème était "Un livre dont le personnage principal parle à la première personne". Vous pouvez laisser vos liens, je les recenserai.
Le mois prochain (le 16 janvier, donc) , le thème sera "Un livre dont l'action se passe à l'étranger". 

Je laisse la parole à Valérie :

"Il y a presque deux ans commençait cette aventure qui me tenait vraiment à coeœur, partager ensemble la découverte des livres audio et faire connaître ce plaisir au plus grand nombre grâce au challenge Ecoutons un livre. De ces deux ans, il me reste de très beaux souvenirs. Vous avez été plusieurs à être fidèles à tous les rendez-vous. D’autres sont venues (signalons en effet qu’aucun homme n’a jamais participé à ce rendez-vous) de manière plus irrégulière mais avec le même enthousiasme. Certaines ont tenu à respecter le thème tous les mois, d’autres ont fait selon leurs envies et c’était très bien aussi. L’une des fidèles a fermé son blog et j’ai regretté son départ de l’aventure. Elle était une pierre importante de l’édifice. Bref, c’est vraiment un peu mon bébé que j’ai l’impression de déposer chez Sylire aujourd’hui et je lui fais confiance, elle saura l’accompagner comme il se doit dans son développement futur. 
Je vous souhaite de belles lectures audio. Je ne manquerai pas de participer à ce rendez-vous le plus régulièrement possible."

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:45

 

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Futuropolis - 2013 - 128 pages

Une drôle d'épidémie touche les habitants de notre capitale. Une jeune journaliste, Olga, s'intéresse, comme ses confrères, à cette très curieuse maladie qui pétrifie, au sens propre, les amoureux : "le coeur bat, le sang circule, le cerveau reste en activité mais avec une extrême lenteur".  Impuissants face au phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur, les scientifiques ne peuvent que lui donner un nom : "l'amorestie".

En dehors de l'épineux problème médical, cette épidémie questionne sur le sentiment amoureux puisque seuls les gens vraiment amoureux tombent malades. Les couples qui se pétrifient pas peuvent donc en déduire donc qu'ils ne sont plus amoureux, ce qui peut s'expliquer chez les "vieux" couples (l'attachement mutuel a remplacé l'amour) mais nettement moins chez les jeunes. Olga et son compagnon ne se pétrifient pas, ce qui les interpelle tous deux, naturellement. Autre source de stress pour Olga, son collègue de travail qui s'est pétrifié rien en la regardant. Depuis, elle doit porter un brassard pour que les hommes se méfient d'elle (mais on ne fait pas porter de brassard aux hommes qui produisent les mêmes effets sur des femmes !).

La préface de cette BD, écrite par un scientifique, nous explique que l'amour est avant tout une question de chimie. C'est une introduction assez intéressante mais l'aspect scientifique de l'ouvrage s'arrête là, c'est un peu dommage. Il est surtout question du cas d'Olga, de la façon dont elle vit cette épidémie, au travail et dans sa vie privé. C'est une idée originale, les dessins en noir et blanc sont expressifs mais j'ai été un peu déçue. La réflexion sur l'amour reste tout de même assez superficielle.

Noukette est plus enthousiaste que moi

 

Les crocodiles

Afin de soutenir Thomas Mathieu et sa BD "les crocodiles", plusieurs blogueurs présentent aujourd'hui une BD sur les violences faite aux femmes (ce qui n'est pas le cas de la BD que je présente ici, bien qu'il y ait un fond de sexisme).  La BD "Les Crocodiles" n'a pas été bien accueillie à Toulouse pour des raisons dont on a parlé dans les médias.  

Les billet de  Enna - Mo

 Coucou,La bande dessinée papier des Crocodiles sort aujourd’hui en librairie !(Les sorties BD ce n’est pas comme les sorties cinéma, il se peut que certains libraires ne la reçoivent que la semaine prochaine.)Il y a 4 post-faces, faites par :Irene Zeilingerhttp://www.garance.be/cms/Stop-Harcèlement-de-Ruehttp://www.stopharcelementderue.org/Lauren Plumehttp://lesquestionscomposent.fr/Anne-Charlotte Hussonhttp://cafaitgenre.org/Que je remercie beaucoup et je vous encourage à visiter leurs sites (et aussi à lire le livre u

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 00:35

Je vous propose une nouvelle rubrique, un petit récapitulatif du meilleur de mes loisirs du mois qui vient de s'écouler. 

Côté livre :


- La promesse de l'aube de Romain Gary est ma lecture la plus marquante

 du mois. 

 Si vous souhaitez en savoir plus sur l'homme et son oeuvre, je vous conseille une série de trois émissions disponibles en Podcast sur France Inter. Il s'agit de l'émission "l'heure des rêveurs" (voir ici)


 

 

 

- J'ai participé à la remise du Prix Cézam 2014 régional (Nord Finistère).

 Gilles Vincent est le Lauréat pour "Beso de la muerte". Je n'ai pas lu son roman (un polar), j'ai toutefois apprécié la rencontre. C'est un homme très intéressant à écouter mais il n'a pas totalement réussi à me convaincre à découvrir son oeuvre (les polars : pas vraiment mon genre de prédilection). Pour en savoir plus sur le Prix et découvrir la sélection 2015 (voir ici)

 

 

Côté musique :

- je suis allée écouter un concert donné par l'Ensemble brestois Matheus (auquel s'était joint la mezzo-soprano Ai Wu). Je ne suis pas une grande amatrice de musique classique mais j'ai vraiment passé une excellente après-midi. Le chef d'orchestre, Jean-Christophe Spinosi, ne manque pas d'originalité et bouscule un peu les traditions en donnant une touche de modernité à l'interprétation. Au programme : Vivaldi, Heaendel, Mozart. Si l'occasion se présente, n'hésitez pas à aller les écouter.

Côté cuisine :

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J'ai expérimenté une nouvelle recette : "les joues de porc au cidre". Un plat d'hiver original et inratable. Servi avec une bolée de cidre, c'est délicieux.

J'ai trouvé la recette ici

 

 

 

 

 

 

 

Côté balade :

Un samedi 30 novembre vraiment merveilleux, une lumière extraordinaire. J'ai marché pendant deux heures à Primel-Trégastel (Plougasnou - dans le Finistère). Un petit aperçu de la balade. 

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 19:45

 

 

Le 1er mars 2015, Les membres du blogoclub mettront en ligne un billet sur un ouvrage au choix de Patrick Modiano, Prix Nobel de littérature 2014. Si cela vous tente de vous joindre à nous, vous êtes les bienvenus. Dans ce cas, il vous suffira, le jour venu, de me donner les liens vers vos billets, afin que je les répertorie. 

 

           Si vous vous demandez ce qu'est le blogoclub : voir ici

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 00:12

Folio (Gallimard 1960) - 391 pages

 

"Je n'entendais plus les rires, je ne voyais plus les regards moqueurs, j'entourais ses épaules de mes bras et je pensais à toutes les batailles que j'allais livrer pour elle, à la promesse que je m'étais faite, à l'aube de ma vie, de lui rendre justice, de donner un sens à son sacrifice et de revenir un jour à la maison, après avoir disputé victorieusement la possession du monde à ceux dont j'avais si bien appris à connaître, dès mes premiers pas, la puissance et la cruauté".

"La promesse de l'aube" est un roman autobiographique écrit par Romain Gary à l'âge de 44 ans. Il y raconte son enfance et sa jeunesse, marquées par l'immense amour entre sa mère et lui. Né en 1914 en Lituanie, Romain est arrivé en France à l'âge de sept ans. Sa mère Mina, d'origine russe, avait pour la France une admiration sans bornes. C'est donc dans le pays de Victor Hugo qu'elle voulait éduquer son enfant. Elle était persuadée qu'en arrivant en France, ce pays merveilleux, les difficultés qu'elle avait rencontrées en élevant seule un enfant feraient partie du passé. La déception sera à la hauteur de l'espoir. La France ne leur fera pas de cadeau, les émigrants russes n'étaient pas les bienvenus à Nice.

Romain nous raconte le personnage extravagant et extraordinaire qu'était sa mère. Courageuse, d'une volonté de fer, ni rien, ni personne ne l'impressionnaient. Romain ne manquera jamais de rien et prendra conscience très jeune du dévouement de sa mère pour lui. Il tentera toujours d'être à la hauteur de ses ambitions. Avec beaucoup d'humour et d'autodérision, il nous raconte ses déboires en matière d'apprentissage musical ou artistique et relate ses espoirs (tout à fait prématurés) en tant que jeune auteur en herbe.

Quand il monte à Paris faire ses études, c'est le temps des vaches maigres. Il ne veut plus demander d'argent à sa mère, qui en a déjà tant fait pour lui. Puis arrive la guerre, nous sommes en 1939. Il s'engage sans hésitation dans l'aviation militaire, où bien des déboires l'attendent, en raison de son statut de naturalisé. Il déserte l'armée pour entrer dans la résistance. Il sait que sa mère sera fière de lui s'il parvient à se comporter en héros,  Mille fois, il manquera de mourir mais la mort ne l'arrachera pas à sa mère, omniprésente, dans son absence loin de lui. Il finira par obtenir la distinction de compagnon de la libération.


Tout au long de cette lecture, j'ai beaucoup pensé à mes enfants et en particulier à mon fils puisqu'il s'agit ici de l'amour entre une mère et son fils. Q
uelle mère aurais-je été, si je n'avais eu que mon fils à aimer ? Quelle femme serais-je aujourd'hui, si ne n'avais que lui ? J'ai presque envié, au cours de ma lecture, la proximité incroyable entre Romain et sa mère, me réjouissant toutefois que mon fils soit capable de mener sa vie sans penser constamment à moi. La tendresse de Romain à l'égard de sa mère, tout comme le point d'honneur qu'il met à ne jamais la décevoir, sont extrêmement émouvants. Mais si l'amour maternel a donné des ailes à Romain, elle l'a aussi fragilisé, d'une certaine manière, comme en témoigne le passage suivant, absolument poignant :

"Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte la-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'Amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est ensuite obligé de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné..."

"Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine"

L'enfance de Romain Gary est passionnante, le regard qu'il porte sur la construction de l'homme qu'il est devenu l'est tout autant. Le texte est poignant mais j'ai ri plusieurs fois de l'excessivité de cette mère, dont il se moque gentiment. Les aventures rocambolesques du jeune Romain pendant la guerre prêtent également à sourire, parfois. Des épisodes tragiques sont également relatés.

Voilà bien longtemps que je n'avais pas été émue par un livre à ce point. J'ai relevé des tas d'extraits, j'aurais pu recopier tout le livre. L'écriture est somptueuse, il n'y a pas un mot de trop. Ce roman est vraiment une merveille et c'est en pensant à la mère de Romain que je finis ce billet. Qu'elle repose tranquille, son fils continue de lui faire honneur.

Un gros coup de coeur !

blogoclub Lu dans le cadre du blogoclub dont le thème était l'amour maternel (on ne pouvait pas trouver meilleur choix pour ce thème).

Le thème prochain : une lecture libre autour de Patrick MODIANO

Les avis de : Lisa - Gambadou - Claire Jeanne - Nathalie - Denis - Grominou

Sur le même thème :

 Mimi pinson et praline ont lu "Le livre de ma mère" d'Albert Cohen

Claudialucia a lu "Les oreilles de Buster" de Maria Ernestam

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 00:42

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Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Mireille Vignol - août 2014 - 444 pages

 

"Nous l'invitions à tous nos mariages ; Lee était célèbre. Nous adressions les faire-part à sa maison de disques, dans un gratte-ciel new-yorkais, pour qu'elle lui transmette les enveloppes tape-à-l'oeil en papier doré lorsqu'il était en tournée à Beyrouth, Helsinki ou Tokyo. Des lieux qui dépassaient notre entendement et nos moyens limités".

Le livre commence par les retrouvailles d'une bande de trentenaires de Little Wing, petit village paumé du Wisconsin, aux Etats Unis. Leur ami Kip va se marier et les mariages sont l'occasion pour la bande d'amis de se retrouver pour passer un bon moment. Dans l'équipe, Lee jouit d'une situation un peu particulière. Musicien à succès, il se démarque par son aisance financière et sa vie New-Yorkaise. Lui aussi va se marier, invitant ses copains à New York pour l'occasion mais son mariage va capoter très vite et le laisser désabusé. De retour à Little Wing, il repense à Beth, la fille dont il était amoureux autrefois. Le hic, c'est qu'elle n'est autre que la femme de son meilleur ami, Hank. On comprend que la bonne entente au sein du groupe a du plomb dans l'aile...

 Tour à tour, chacun prend la parole pour évoquer sa situation et celle des copains : mariage, enfants, vie de couple, problèmes d'argent, tout y passe. La vie à Little Wing est bien décrite, on imagine une bourgade un peu paumée au milieu des grands espaces américains, un lieu sans beaucoup de charme sauf pour les gens qui y sont nés. Les trentenaires sont attachants et leur histoire d'amitié plutôt sympathique mais tout cela manque d'originalité et je me suis un peu ennuyée, survolant certains passages distraitement. La dernière partie du roman, plus rythmée, m'a davantage captivée. L'histoire se termine en effet par un mariage assez épique (le dernier de la bande) suivi d'une réconciliation dans une ambiance de "bad trip" assez folklorique. 

Un roman attachant mais les affres de ces trentenaires ont eu du mal à me captiver, il faut bien dire. 

Allons voir ce qu'en pensent Jérôme - Valérie et Tiphaine avec qui je partage une lecture commune. 

Lu dans le cadre des Matchs de la rentrée organisés par Price Minister.

 Ma note 13/20

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13/18 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 00:44

Editions du Jasmn (collection "signes de vie) - 208 pages - septembre 2014 

Cette biographie reprend, par ordre chronologique, la vie de Romain Gary, diplomate et romancier français (1914-1980). Né en Lituanie russe de parents juifs, la vie Romain Gary est un véritable roman. L'auteur a largement puisé dans son existence tumultueuse pour alimenter son oeuvre littéraire mais il n'est pas simple de reconstituer son parcours en se fiant uniquement à ses écrits car Romain Gary aimait revisiter les épisodes de sa vie qui ne lui convenaient pas. Dans ce billet, je n'évoquerai qu'une partie de cette vie, trop riche pour être résumée en quelques lignes.

La personne qui a le plus compté dans la vie de Romain Gary est sa mère, Mina. Ses parents se sont séparés alors qu'il qu'il était encore très jeune et Mina a surinvesti son unique enfant, décidant de quitter la Lituanie pour la France, où elle imaginait pour son fils un illustre destin. Elle ne se trompait pas et Romain mettra un point d'honneur à ne jamais la décevoir. Toute sa vie sera un combat pour être à la hauteur des ambitions que nourrissait sa mère pour lui. D'autres femmes compteront dans sa vie mais aucune d'elles ne l'égalera. Parmi ces femmes, on trouve l'actrice Jean Seberg avec laquelle il aura un fils.

Romain et sa mère :

Avant de lire cette biographie, il me semblait ne pas connaître grand-chose de Romain Gary. Au fil de la lecture, je me suis souvenue d'un certain nombre d'éléments le concernant et notamment qu'il n'était autre que le "Emile Ajar" de "La vie devant soi". C'est épisode de la vie de Gary qui m'a le plus marquée : l'incroyable supercherie littéraire qui conduira l'auteur a recevoir deux fois le Prix Goncourt. Le pot aux roses ne sera découvert qu'après sa mort par suicide, à l'âge de 66 ans.

Quel homme étrange que ce Romain Gary, talentueux, certes, mais fragile et instable. J'ai aimé parcourir une bonne partie de l'histoire du siècle dernier en découvrant sa vie. Il me tarde maintenant de découvrir la plume de l'écrivain. Je lirai prochainement "la promesse de l'aube", le récit dans lequel il évoque sa mère et dont j'ai pu découvrir, dans la biographie de Marianne Stjepanovic-Pauly, de nombreux extraits.


 

      Je remercie "les Editions du Jasmin" de m'avoir permis de découvrir un des ouvrages de leur intéressante collection "Signes de vie" qui propose des biographies de personnages célèbres. La collection s'adresse à tous les publics à partir de 15 ans. Il m'a semblé toutefois que l'opus sur Romain Gary était un peu complexe pour des enfants de quinze ans. 

Cette semaine, Stephie propose un Focus sur les Editions du Jasmin (voir ICI)


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12/12 (j'ai donc lu 2 % des livres de cette rentrée 2014) 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 00:46

(montage emprunté à Mamzellemélo) : Merci !

Editions futuropolis - 2 tomes (160 pages au total)

Après avoir vu le film adapté de la BD éponyme de Davodeau (j'en parle ici), j'ai lu les deux tomes du roman graphique cet été, un dimanche, sur une chaise longue. Pour ne pas me répéter, je vais vous résumer l'histoire en deux lignes : Lulu, mère au foyer d'une bonne quarantaine d'années, vient de passer un entretien d'embauche absolument déplorable dont elle est sortie découragée. Devant la réaction méprisante de son mari, qu'elle a joint au téléphone en sortant de l'entretien, elle décide de ne pas rentrer tout de suite au foyer et de s'octroyer une nuit à l'hôtel. Mais voilà, Lulu prend goût à la liberté et se dit que quelques jours loin des siens, au bord de la mer, ne lui feraient pas de mal...

J'ai retrouvé Lulu avec grand plaisir. Assez différente du film physiquement, elle n'a pas, sous le crayon de Davodeau, le physique avantageux de Karine Viard. En dehors de cet aspect extérieur, c'est la même. Le film est fidèle à l'esprit de la BD. Bien que connaissant déjà l'histoire, je ne me suis pas ennuyée du tout, cherchant les similitudes avec le film, et ses différences. Quelques semaines avoir lu la BD, je ne pourrai pas vous dire précisément qu'elles sont ces différences. Entre temps, le film et la BD se sont mélangés dans ma petite tête, n'en faisant qu'un. Je me suis davantage attardée, peut-être, sur les personnages secondaires, dans la BD : l'ami de la famille qui part à la recherche de Lulu et la fille aînée de Lulu, notamment.

Une petite idée du dessin :

Les dessins sont assez réalistes, pas forcément flatteurs pour les personnages mais une certaine douceur se dégage grâce aux couleurs : de l'ocre et du bleu, principalement. 

Je garderai de Lulu, le souvenir d'une femme au foyer qui réalise qu'elle a une vie qui lui est propre et que passer sa vie au service des autres n'en est peut-être pas une, de vie (surtout avec un mari aussi peu reconnaissant ! ).  

Une petite leçon de vie à l'attention de toutes les Lulu. J'ai adoré !

L'avis de Itzamna -  Enna - Sophie - Jérôme - Noukette

Pour découvrir les autres participants de la BD du mercredi, rendez-vous chez Mango !

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 00:58

Thierry Magnier - oct 2010 - lu et écrit par François Morel

 

Le livre commence la voix de François Morel qui chante ceci :

Qui peut dire où vont les fleurs du temps qui passe?

Qui peut dire où sont les fleurs du temps passé?

Quand à la saison jolie, les jeunes filles les ont cueillies,

Quand saurons-nous un jour,

 

quand saurons-nous un jour?

Cette chanson est totalement en adéquation avec le texte lu par François Morel. Il est question du temps qui passe et de l'amour des fleurs au travers du portrait de deux vieux amoureux qui s'en sont allés, Hyacinthe et Rose, les grands parents du narrateur (et de François Morel, peut-être ?). 

Ceux qui ont passé leurs vacances chez les grands-parents, à la campagne, étant enfant, s'y retrouveront. Les autres aussi ! C'est un texte à la fois drôle et émouvant, plein de nostalgie et de joie de vivre.

Une belle idée de cadeau de Noel, si vous commencez à y songer...

 Et un petit cadeau dès à présent, un extrait du texte, trouvé sur Dailymotion et lu par l'auteur. On a même droit à quelques pages du livre qui accompagne le CD (et que je compte bien feuilleter un jour !). 

Merci Sandrine !

 

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre", chez Valérie. Cette fois, je suis bien dans le sujet puisqu'il s'agissait d'écouter un livre écrit à la première personne.

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