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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 23:42

Avant d'aller dormir, de S.J. Watson, lu par Françoise Cadol

lu par Françoise Cadol - Audiolib 2012 - 11 h 43

L'héroïne de ce roman, Christine, se réveille chaque matin en croyant qu'elle a vingt ans. L'homme qu'elle découvre dans son lit doit lui expliquer qu'il est son mari et qu'elle a quarante-sept ans. Le livre s'ouvre sur l'un des réveils de Christine et nous la suivons jusqu'au soir, puis les jours qui suivent. Chaque matin, elle apprend, par un appel téléphonique à son domicile, qu'elle est suivie par un psychiatre nommé Ben. Son mari, qui se rend chaque jour à son travail, ne sait pas qu'elle voit ce psychiatre. Instinctivement, elle se méfie de Ben et ne lui raconte pas ses visites chez le médecin, ni l'existence du journal dans lequel elle consigne ce qu'elle apprend chaque jour. Bien vite, Christine relève des incohérences dans le discours de son mari et se met à douter de sa bienveillance. A-t-elle raison de se méfier ?

J'ai lu ce roman avec plaisir et sans ennui, la voix et le ton de Françoise Cardol collent bien avec le texte. J'ai trouvé toutefois que l'histoire tournait un peu un rond et que certains éléments n'étaient pas très crédibles. Je ne pense pas que l'on puisse laisser une journée entière, seule à la maison, une femme qui découvre chaque matin qui elle est. Christine me parait finalement assez peu angoissée face à cette situation traumatisante. C'est assez curieux qu'elle ait, chaque matin, à peu près la même réaction. Je trouve également fort étonnante la démarche du psychiatre, qui entreprend ce travail sans concertation avec l'entourage. La fin est par ailleurs assez prévisible.

Un thriller agréable à écouter mais vraiment peu crédible à mon sens.

Merci à Eva pour le prêt


free-road-trip-games-audio-bookLu dans le cadre de "Ecoutons un livre" chez Valérie

Ainsi que pour le mois anglais

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Sans oublier que c'est le mois du livre audio...


 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 23:31

Audiolib 2014 - 7 h 57 - Lu par Irène Jacob

Dans "Esprit d'hiver", Laura Kasischke nous propose un huis clos entre une adolescente et sa mère, le jour de noël. En raison d'un fort blizzard, les invités se sont décommandés. Holly, seule avec sa fille adoptive Tatiana, est saisie, dès de réveil, par un sentiment d'angoisse qu'elle ne peut s'expliquer. L'adolescente s'est réveillée bien tard ce matin-là, au point que sa mère a dû aller voir ce qui se passait. Tatiana s'est levée du mauvais pied et semble bien étrange. Holly cherche à comprendre ce qui ne tourne pas rond chez sa fille. Ne serait-ce pas en lien avec son passé ? Au fil de la journée, elle se remémore les circonstances de l'adoption de Tatiana en Russie, tout en essayant d'instaurer un minimum de dialogue avec sa fille.

L'ambiance de ce livre est très particulière, à la limite du fantastique. Tout comme Holly, nous sentons que quelque chose ne tourne pas rond dans cette maison. La journée nous parait bien longue. Le récit, bien qu'apportant des précisions sur le passé de Holly, semble tourner en boucle. Je dois avouer que je me suis demandée plusieurs fois l'auteure voulait en venir. L'explication ne nous est donnée qu'à la toute fin et je dois dire que j'ai été scotchée. En ayant le fin mot de l'histoire, tout s'explique subitement. Je ne peux pas dire que j'ai adoré ce roman, mais j'ai été bluffée par la fin, ne regrettant aucunement d'avoir lu cette histoire, justement interprétée, selon moi, par Irène Jacob qui retranscrit bien l'atmosphère étrange et mystérieuse du roman. 

Une histoire très étrange, qui ne peut laisser indifférent.

 

Lu dans le cadre du prix Audiolib 2014 tout comme : Leiloona - Enna - Sandrine - Bladelor

moisamericain

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 23:32

 

Ainsi résonne l'écho infini des montagnes, de Khaled Hosseini, lu par Mathieu Buscatto

Audiolib 2014 - lu par Mathieu Buscatti - 15 heures 19

Voici mon ressenti sur la version papier, lue en décembre 2013 :

Plusieurs histoires se croisent et se recoupent dans ce roman foisonnant, impossible à résumer. L'histoire commence dans les années 50 dans un petit village afghan ou vivent la petite Pari et son grand-frère Abdullah. Leur père, veuf, n'a pas les moyens de les élever décemment tous les deux. Il se résout donc à vendre Pari à un couple de riches habitants de Kaboul. Pour Abdullah, le grand-frère, c'est un déchirement. La petite fille, âgée de seulement deux ans oublie bien vite sa première famille et ce n'est que bien plus tard qu'elle cherchera à renouer avec ses racines. Entre temps, nous la suivons de Kaboul à Paris. Parallèlement, nous suivons le destin d'autres personnages qui ont un lien plus ou moins direct avec elle. Sa mère adoptive, poétesse afghane trop évoluée pour les mentalités de son pays, son père adoptif qui voit sa vie basculer du jour au lendemain par un AVC, son oncle...

Il est principalement question dans ce livre de l'Afghanistan : son histoire depuis les années 50, ses mentalités, la difficulté pour une femme de s'y épanouir... D'autres thèmes plus universels sont abordés comme le handicap, le poids des liens familiaux... Khaled Hosseini est un excellent conteur qui sait embarquer son lecteur mais la multiplicité des personnages, des lieux, des thèmes m'a un peu gênée, je dois l'avouer. Si au final le puzzle rassemble toutes les pièces, il manque selon moi d'une cohérence de l'ensemble, comme les différentes parties étaient des nouvelles. C'est un peu dommage car cette fresque familiale avait tout pour me passionner.

Je ne regrette pas d'avoir lu ce roman mais j'en attendais plus... 

Quelques mots sur la version audio :

Ecouter en version audio un ouvrage que l'on a découvert en version papier peut être une expérience intéressante. C'est la cas quand on a beaucoup aimé un livre et qu'une lecture n'a pas suffit à en saisir toute la richesse. C'est aussi très agréable d'écouter un texte dont on a été séduit par la musicalité, lors d'une lecture "papier". J'ai vécu cette expérience avec "Certaines n’avaient jamais vu la mer" de Julie Otsuka. 

En ce qui concerne "Ainsi résonne l'écho des montagnes" je me suis contentée d'écouter des extraits pour me faire une idée de la prestation du lecteur (que j'ai trouvé tout à fait à la hauteur). Je n'éprouvais pas l'envie de redécouvrir l'histoire une seconde fois, la première m'ayant suffit.

Ecouté dans le cadre du Prix Audiolib 2014

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:18

 


      Quadrature - janvier 2014

 

 

 

 

      Voilà un petit moment que je n'avais pas lu de recueil de nouvelles de Quadrature, cette maison d'édition belge spécialisée dans les nouvelles. Quand j'ai vu qu'elle publiait un nouveau recueil d'Emmanuelle Urien, j'ai eu très envie de le lire. En effet, j'avais beaucoup aimé Court, noir, sans sucre" du même auteur.

Moins noires que dans "court noir sans sucre", les nouvelles qui composent "Le bruit de la gifle" mettent en scène des personnages qui ont vécu ou vivent une situation pénible ou dérangeante, et qui la racontent sans détours ni faux semblants. Mes deux préférées sont les plus cruelles : "Têtes mortes" raconte la rencontre, dans un centre pour sans abris, entre un bénévole et une personne qu'il a particulièrement bien connue (et pour cause) autrefois. L'autre nouvelle s'appelle "Tableau de chasse". Elle évoque la relation entre un père et un fils qui se termine on ne peut plus mal, pour une raison qu'on ne comprend qu'à la toute fin. J'aime quand la fin d'une nouvelle claque et surprend. Avec ces deux-là, j'ai été servie ! J'ai moins apprécié les deux premières nouvelles, plus classiques et moins surprenantes. 

Je ne regrette pas cette lecture, mais globalement, elle m'a moins captivée que ne l'avait fait "Court, noir, sans sucre". 

L'avis de Cathulu 

photo (15)


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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 00:11

  Editions J'ai lu - 2014 - 286 pages

Bernard est un homme quelconque, sans grande envergure. A l'âge de cinquante ans, il se trouve dans une situation fâcheuse. Il doit retourner vivre chez ses parents car il n’a plus les moyens de subvenir à ses propres besoins. En effet, Bernard s’est fait virer de son emploi et pour couronner le tout, sa femme l’a plaqué. Le quinquagénaire n’est pas à la noce chez ses parents, qui supportent assez mal de voir leur petite vie tranquille bousculée de cette façon. Je ne vous dirai pas ce qu’il advient de notre homme mais soyez rassuré, il finira par trouver une issue à sa fâcheuse situation.

"La tête de l'emploi" reprend, dans les grandes lignes, une nouvelle de Foenkinos publiée par les Editions du Moteur en 2010. Cette nouvelle (ou mini-roman) s'appelait "Bernard". J'en gardais un excellent souvenir et l'idée de retrouver ce personnage me réjouissait. Je n'ai pas été déçue, bien que le côté burlesque qui m'avait tant plu dans "Bernard" soit plus discret dans "La tête de l'emploi". On retrouve dans ce roman les thèmes récurrents de l'auteur, ce qui a pu agacer certains lecteurs. Foenkinos n'innove pas beaucoup cette fois, c'est certain. Quoi qu'il en soit, j'ai passé un bon moment. J'ai pouffé plusieurs fois de rire, c'est toujours ça de pris.

Pas transcendant, mais sympa !

A noter que ce livre est sorti dans un format semi-poche, avec un prix en conséquence.

 

Mon billet sur "Bernard

Les avis de Gambadou - Canel - Laure - Géraldine

      Rentrée littéraire 2014 : 2ème livrephoto (15)

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:18

 

Lu par Thibault de Montalembert - 2011 - 3 heures 20

Nous sommes à Constantinople en 1506. Michel Ange, en froid avec le pape, considère comme un honneur et une aubaine d'avoir été sollicité par le sultan pour réaliser un pont dans la ville ottomane. Dans une très belle langue, poétique et travaillée, Mathias Enard nous raconte le séjour de l'artiste. A Constantinople, Michel Ange dessine ou se promène dans les rues de la ville, dépaysé par cette rencontre avec une autre civilisation que la sienne. Il s'est lié d'amitié avec un poète et se montre sensible au charme d'un chanteur androgyne. Il n'oublie pas Florence et espère que le Pape finira par l'appeler à lui.

"Bien sûr, Michel-Ange ne pense pas alors à ces fresques qu'il réalisera trois ans plus tard et qui lui vaudront une gloire encore plus immense ; pour l'heure il n'a qu'un pont en tête, un pont dont il souhaite achever le dessin au plus tôt afin de toucher ses gages et de quitter cette ville troublante, à la fois familière et résolument autre, dans laquelle il ne se lasse pas pourtant de se promener et d'engranger des images, des visages et des couleurs".

J'ai apprécié ce roman bien que je me sois interrogée tout au long de ma lecture sur la véracité de l'histoire d'un point de vue historique. La version audio se termine par un entretien avec Mathias Enard qui m'a bien éclairée. L'auteur nous explique que l'idée de ce livre lui est venue après avoir découvert que Michel-Ange avait été sollicité par Le Sultan Barjazet pour réaliser un pont dans sa ville. Il n'est pas prouvé que Michel-Ange se soit rendu à Constantinople. Le romancier a donc puisé dans son imagination pour nous conter cette immersion de Michel Ange dans l'Orient Byzantin.

Une très belle écriture et un roman intéressant mais qui m'a moins emportée que "Rue des Voleurs", du même auteur.

Le lecteur (Thibault de Montalembert) est parfait dans cette interprétation, comme toujours.

 

Lu dans le cadre de "écoutons un livre chez Valérie

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 00:57

Albin Michel 2013 - 309 pages - août 2013

Loubia et lui Enzo occupent un grand appartement bourgeois que Loubia est chargée de garder en l'absence des propriétaires. Enzo, son fils pré-adolescent, fréquente l'école du quartier où il est devenu la tête de turc de ses camarades. Enzo n'est pas dans les normes. Trop gros, mal habillé aux yeux de ses camarades, il n'a pas les codes qu'il convient pour fréquenter les gosses de riches. Il souffre en silence, n'osant se confier à sa trop jeune mère, qui l'éduque comme elle peut. 

Le jeune garçon, dont le nom "Popov" sonne russe, s'interroge sur ses racines. Sa mère refuse de lui en parler alors Enzo s'invente des histoires, le soir, dans son lit. Le matin, la peur au ventre, il doit quitter ses rêves et affronter ses camarades. Un soir, après l'école, un groupe d'élèves s'en prend à lui avec une brutalité inouïe. On se demande comment le pauvre Enzo va pouvoir surmonter cette épreuve...

On ne peut que s'attacher à ce pré-adolescent intelligent et sensible que ses camarades de classe ne méritent pas. Comment ne pas être révolté par la cruauté indicible de ses camarades envers lui ? La violence décrite ici est d'autant plus choquante qu'elle émane d'enfants provenant de milieux aisés, que l'effet de groupe transforme en démons. Il est question de violence et de cruauté enfantine mais curieusement, ce livre n'est pas si noir qu'il n'y parait car Enzo n'est pas seul au monde. Il a sa mère, ses livres et surtout ses rêves pour le porter. La fin du roman est assez surprenante, ce sera mon bémol. Je trouve qu'Enzo a grandi bien vite...

Un portrait d'enfant touchant.

Les avis de Philisine - Laure - Gambadou

12/12 (2%)

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 00:59

Les amants du Spoutnik - Haruki Murakami (Editions Thélème) -

lu par Pierre-François Garel

 

Le personnage central du roman est une jeune femme un peu fragile nommée Sumire. Elle est amoureuse de Mia, la femme d'affaire pour laquelle elle travaille mais n'ose pas lui avouer son amour. Le narrateur (K), professeur des écoles, est amoureux de Sumire mais il est conscient que son amour est à sens unique. Les relations entre Mia et Sumire sont ambigües. Un jour, en vacances en Grèce avec la femme d'affaire, Sumire disparaît brutalement...

Les relations amoureuses sont compliquées dans ce roman qui navigue entre l'imaginaire et le réel. L'homosexualité féminine est abordée de façon très délicate et subtile, c'est à mon sens le point fort du roman. Le personnage de Sumire est assez énigmatique et le roman se termine de façon étrange. De Murakami j'avais adoré "Kafka sur le rivage". Je n'ai pas été aussi emballée par "les amants du Spoutnik" mais j'en garderai le souvenir d'une lecture agréable. 

L'avis de Géraldine et de Enna

 

Une gourmandise - Muriel Barbery (Editions Ecoutez lire)  

Lu par Joel Demarty et 9 comédiens - 4 heures d'écoute

  

Ce livre est le premier roman de Muriel Barbery. Il raconte les derniers jours d'un critique gastronomique, qui revisite son passé à la recherche d'une saveur oubliée, souvenir qui le hante et qu'il voudrait retrouver avant de mourir. Il finira par y parvenir mais avant cela, il lui faudra se remémorer tous ses souvenirs gustatifs.

Je n'ai pas été totalement emballée par ce texte. Le critique en question est tout sauf attachant et j'ai parfois trouvé lassante l'énumération des plats ou mets qu'il décrit (pourtant je suis gourmande !). Différentes voix se font entendre, celle du critique et celles des personnes qui l'ont entouré durant sa vie. Ces dernières m'ont davantage captivée. 

Je suis sortie de cette lecture partagée : plutôt admirative de la plume de Muriel Barbery et satisfaite de l'interprétation des lecteurs (10 en tout) mais j'avoue que je m'y suis un peu ennuyée.

l'avis de Enna 

      Le chinois - Henning Mankell (Editions Sixtrid)

Lu par Hélène Lausseur - 14 heures 15 d'écoute

Le chinois est un thriller à l'intrigue alambiquée. Le point de départ de l'histoire est la découverte d'un meurtre collectif atroce et sanglant. Aux commandes de l'enquête officielle, Vivi Sundberg. Une autre femme s'intéresse à l'affaire, la juge Birgitta Roslin, pour des raisons personnelles. Elle a en effet un vague lien de parenté avec l'un des couples victimes du meurtre. La juge, plus perspicace que l'enquêtrice officielle, se met rapidement sur la bonne piste et nous entraîne sur les traces d'un chinois au mobile bien mystérieux. 

J'ai beaucoup aimé le personnage de Birgitta Roslin, la cinquantaine, en pleine réflexion sur sa vie, passée et à venir. Nous la suivons dans son enquête qui la mènera jusqu'en Chine. Mankell nous conduit également sur les traces des ancêtres du commanditaire du meurtre, en 1860 au Nevada. 

J'ai moins aimé le long aparté sur l'expansion économique de la Chine. Le sujet est intéressant mais casse la dynamique du thriller. Dommage. Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup apprécié cette lecture, ma deuxième de Mankell après "les chaussures italiennes".

A noter que la voix d'Hélène Lausseur est en parfaite harmonie avec le personnage de Birgitta Roslin

Ps : si quelqu'un se souvient de l'épilogue : je ne l'ai pas bien compris 

Parmi les trois livres présentés ici, je vous conseille donc en priorité "le chinois". 

Merci à celles qui m'ont prêté ces livres audio !

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:55

11/2013 - 460 Pages - traduit par Valérie Bourgeois (américain)

Plusieurs histoires se croisent et se recoupent dans ce roman foisonnant, impossible à résumer. L'histoire commence dans les années 50 dans un petit village afghan ou vivent la petite Pari et son grand-frère Abdullah. Leur père, veuf, n'a pas les moyens de les élever décemment tous les deux. Il se résout donc à vendre Pari à un couple de riches habitants de Kaboul. Pour Abdullah, le grand-frère, c'est un déchirement. La petite fille, âgée de seulement deux ans oublie bien vite sa première famille et ce n'est que bien plus tard qu'elle cherchera à renouer avec ses racines. Entre temps, nous la suivons de Kaboul à Paris. Parallèlement, nous suivons le destin d'autres personnages qui ont un lien plus ou moins direct avec elle. Sa mère adoptive, poétesse afghane trop évoluée pour les mentalités de son pays, son père adoptif qui voit sa vie basculer du jour au lendemain par un AVC, son oncle... 

Il est principalement question dans ce livre de l'Afghanistan : son histoire depuis les années 50, ses mentalités, la difficulté pour une femme de s'y épanouir... D'autres thèmes plus universels sont abordés comme le handicap, le poids des liens familiaux... Khaled Hosseini est un excellent conteur qui sait embarquer son lecteur mais la multiplicité des personnages, des lieux, des thèmes m'a un peu gênée, je dois l'avouer. Si au final le puzzle rassemble toutes les pièces, il manque selon moi d'une cohérence de l'ensemble, un peu comme les différentes parties étaient des nouvelles. C'est un peu dommage car cette fresque familiale avait tout pour me passionner.

Je ne regrette pas d'avoir lu ce roman mais j'en attendais plus...

Les avis de Jérome (ce jour même) - Valérie - Sandrine

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 00:32

Arléa 2013 - 214 pages

Sabine, onze ans, n'aime plus l'école et n'est pas attentive aux cours. Sa mère a été convoquée par le professeur de français et l'enfant, très contrariée par cette future rencontre ne veut pas y assister. Tout en aimant beaucoup sa mère, la petite ne peut s'empêcher d'avoir honte de son apparence et de son manque de conversation. Elle ne ressemble pas aux autres mères, ça saute aux yeux. Ne pouvant envisager l'idée même de ce rendez-vous, l'enfant décide de faire l'école buissonnière. Durant cette journée de totale liberté, Sabine va faire une jolie rencontre qui va l'ouvrir au monde de la poésie...

Dans "un jour dans la forêt", Marie Sizun aborde le sujet l'éducation, sujet qu'elle connait bien car elle a été enseignante. Son personnage principal, la petite Sabine, fait partie de ces enfants peu stimulés à la maison, qui peuvent vite décrocher s'ils ne sont pas soutenus par leurs professeurs. Résolument optimiste dans ce roman, Marie Sizun choisit de donner sa chance à Sabine mais je ne peux m'empêcher de trouver la fin un peu trop idyllique. C'est toutefois une jolie histoire, qui donne à réfléchir sur la façon d'enseigner dans nos écoles, bien souvent décourageante pour les élèves qui n'ont pas la chance d'être soutenus à la maison.

Malgré mon bémol, j'ai retrouvé avec plaisir la plume de Marie Sizun, que je suis depuis ses débuts.

Challenge 1% : 10/12

http://delivrer-des-livres.fr/challenge-1-rentree-litteraire-2013-les-participants-et-les-titres/

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