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Mardi 1 juillet 2008











 Editions rivages - 2000
 Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
 496 pages






Le personnage principal de cette histoire est sans conteste la Nature. Nous sommes aux pieds des Appalaches, dans la région du Kentucky. Trois femmes, adeptes de l'écologie, se battent pour vivre comme elles l'entendent malgré les obstacles qui se dressent sur leur chemin.

Après un mariage raté, Deanna se consacre corps et âme à sa passion : la sauvegarde de la faune. Employée par l'office des forets, elle vit dans un refuge isolé. Elle a dépassé la quarantaine, ce qui ne semble pas déranger le jeune chasseur qui débarque dans la région…
Diplômée en biologie et passionnée par les insectes, Lusa a épousé un fermier. A la mort brutale de celui-ci, elle se trouve à la tête de la ferme. Par amour pour son mari, elle tente de rester y vivre bien que sa belle-famille voit la chose d'un mauvais œil. Il est vrai que Lusa a des idées bien à elle quant à la tenue d'une ferme...

Solitaire et plus toute jeune,  Nannie cultive des légumes bio qu'elle vend sur les marchés. Elle est en froid avec Garnett, son vieux voisin grincheux, pour une histoire de pesticides.
Mais ces deux-là ont plus de points communs qu'on pourrait le croire au premier abord...

Nous écoutons tour à tour l'histoire des trois femmes. Chaque chapitre est consacré à un personnage. Ce procédé littéraire me fait souvent trépigner d'impatience car j'ai hâte de retrouver le personnage que je viens de lâcher. Je n'ai pas eu ce ressenti  avec "un été prodigue" principalement parce que des considérations générales sur la faune et la flore de la région viennent s'immiscer dans l'histoire. Même si j'ai apprécié d'en savoir plus sur la vie des coyotes ou des papillons de nuit, ces cours de sciences naturelles ont un peu freiné mon élan. 

J'ai trouvé ces différents parcours de vie un peu "gentillets". L'écologie est une belle idée, mais peut-être pas aussi simple à mettre en oeuvre que le sous-entend le livre. Il me semble par ailleurs que tenir une exploitation agricole ne s'improvise pas. L'histoire de Lusa est donc assez peu crédible. Je dois reconnaître toutefois que ces femmes sont attachantes et qu'il n'y a pas de mal à rêver d'un monde plus respectueux de la nature et de la chaîne animale. A la fin de l'histoire, comme on peut s'en douter, les trois histoires se rejoignent et ... "tout est bien qui finit bien !" (un peu trop ?)

Une lecture qui ne restera pas dans mes inoubliables...

Les avis de : Karine,  Ori Yvon AntigoneTamara, AnjelicaClochette, Kattylou, Praline, Lou, Lisa, Alice, Arlette, MartineKathel, Florinette, Nina, Catherine (biblioblog), Wakinasimba

Papillon, Béatrix, Sully Valériane Belledenuit ont lu autre chose de l'auteur.

Cathe et Chimère expliquent pourquoi elles ont abandonné.

Lou nous propose ses impressions de lecture

Joelle a lu autre chose en lien avec le thème des vacances et du dépaysement.


Si j'ai oublié quelqu'un, qu'il n'hésite pas à se manifester !

Pour la prochaine lecture commune, voir ma page de gauche...

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Jeudi 5 juin 2008

Galimard 2001 (Folio) - (Publié en 1999 chez Verdier) - 141 pages

Un maître italien (on imagine qu'il s'agit de Léonard de Vinci) arrive sur les bords de Loire, invité par un roi de France. Accompagné de ses élèves, il s'installe dans une maison où se trouve une servante chargée d'accomplir les tâches ménagères.

 

Le temps s'écoule lentement, au rythme des saisons. Le maître est fatigué. Il consacre un peu de temps à son art et observe longuement la servante. Elle n'est plus toute jeune elle non plus mais accomplit sa tâche avec application, sans jamais se relâcher. Sa vie, c'est servir les autres, elle ne semble pas malheureuse de son sort.

 

Entre-eux deux une relation particulière, indéfinissable. Ce n'est pas de l'amour, ils sont peut-être trop âgés pour cela, plutôt une sorte de fascination réciproque. A la fin du livre, après de nombreuses hésitations, la servante formule sa demande. Une demande émouvante et assez étrange…

 

C'est un livre d'atmosphère, bien écrit, avec de belles descriptions des bords de Loire. Il ne se passe pas grand chose en dehors de la vie quotidienne du maître et de sa servante. Rien de ce qui est important n'est dit explicitement, mais on peut lire entre les lignes. J'ai plutôt bien aimé cette lecture même si je suis un peu perplexe face à cette demande.
 

Une demande assez étrange…

L'avis de Sylvie (passion des livres)
Merci à Béatrix pour cette découverte...


Pour info Léonard de Vinci a passé les dernières années de sa vie au Château du Clos Lucé, près d'Amboise, invité par François 1er.
Une visite très intéressante à faire, si un jour vous passez dans le coin.

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Dimanche 13 avril 2008

  
Editions PLON 2008 - 408 pages                   

 

J'ai passé près de quinze jours sur ce livre. Je suis contente d'être allée au bout mais je dois avouer que si ce livre ne m'avait pas été offert par Babelio en échange d'une critique sur mon blog, j'aurais sans doute abandonné en cours de route.
L'histoire se passe en Europe, mais il est principalement question  de l'Afrique, jamais nommée, mais omniprésente. Les trois personnages sont noirs et chacun vit douloureusement ses origines et sa couleur.

Amok est né en Afrique dans un milieu aisé qu'il a fuit pour venir étudier en France. Après ses études il n'est pas retourné dans son pays, se contentant  en France d'un modeste travail. Il est révolté par la condition des noirs mais considérant tout combat perdu d'avance, il se réfugie dans la solitude et la médiocrité.

Shrapnel vient du même village qu' Amok, mais contrairement  à son ami il est issu d'un milieu très pauvre. Lui aussi est révolté, mais pas désespéré. Il rêve que chaque noir se mobilise pour qu'enfin une place leur soit faite sur terre. Il n'a pas de haine envers les blancs et apprécie particulièrement les femmes de couleur blanche, surtout quand elle sont blondes.

Amandla est le personnage le plus révolté des trois. Elle n'est pas née en Afrique mais rêve d'y vivre un jour. Elle milite dans un mouvement ultra-radical (le Kémitisme) qui attribue aux africains le passé glorieux d'héritiers des pharaons d'Egypte. Ce mouvement milite pour que justice soit rendue, tenant le Nord responsable du déclin du "peuple élu".


J'ai beaucoup de mal à faire une synthèse ce livre très ambitieux. Ce que j'en retire c'est la difficulté pour la diaspora africaine de trouver une place dans le monde. Vivre en Afrique est difficile pour eux en raison de la pauvreté qui y règne, de la corruption de beaucoup de régimes… mais vivre hors d'Afrique est tout aussi compliqué car les hommes de couleur peinent à s'intégrer, où qu'ils aillent. En outre, certains vivent mal ce qu'ils considèrent comme une fuite, rongés par la culpabilité de ne pas œuvrer pour leur continent.

Ce livre ne peut que nous questionner, nous blancs du Nord, sur notre responsabilité dans tout cela. N'est-ce pas nous qui avons appauvri l'Afrique ? Questionnements aussi sur le modèle que nous prônons. Est-il le seul possible ?
J'aurais préféré que l'histoire de nos trois personnages et de leur rencontre soit plus développée. La partie "essai" prend trop de place à mon goût. Les paragraphes sont longs, sans doute pour créer un malaise chez le lecteur afin qu'il soit en empathie avec les personnages. C'est réussi, mais le lecteur étouffe et s'essouffle. La musique occupe une certaine place dans le livre, mais je suis incapable d'en parler, ma culture musicale étant trop limitée pour cela.
 

Une lecture intéressante mais difficile. undefined





Un grand merci à Babelio pour cette initiative !

     L'avis de Lo - Cuné - et Clochette 
     Le site de l'auteur 

 

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Samedi 1 mars 2008

Pocket - 2007

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Après avoir écrit sur la vie de Verlaine et de Rimbaud, Jean Teulé s'est attelé à la vie François Villon, poète-voyou du moyen-âge. S'inspirant de faits réels et de faits supposés ou inventés, il brosse le portrait tout à fait crédible d'un artiste qui n'était pas un enfant de cœur. Il glisse, tout au long du livre, des poèmes de Villon que l'on comprend mieux à l'éclairage de la vie tourmentée du poète.
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François Villon, vu par Jean Teulé, est très turbulent dans sa jeunesse mais pas bien méchant. Les choses se gâtent quand il fait la connaissance des Coquillards (ou écorchés), une bande de fous furieux qui semaient la terreur. Il ira jusqu'à commettre des actes épouvantables comme celui de livrer son amoureuse à la bande des écorchés, par exemple. C'était la condition ultime pour être introduit dans la fameuse équipe. La belle sera violée de façon atroce en présence de Villon qui ne bougera pas le petit doigt. Après cette terrible épreuve, elle demandera à être emmurée à vie dans sorte une sorte de cellule à barreaux, en plein air (quelle horreur !). Ce n'est pas la seule atrocité qu'il a commise, mais la plus ignoble à mon sens. Il s'est repenti par la suite mais je n'ai pas réussi à lui accorder mon pardon. Trop c'est trop !
 
J'ai bien apprécié l'humour noir de Teulé. Même dans la description de scènes épouvantables, comme la pendaison ou la torture, il arrive à nous faire rire (il faut le faire). Les passages qui m'ont le plus amusée sont ceux qui décrivent les visites de Villon à Margot, la grosse prostituée sale et édentée. Il n'était pas dégoûté le François ! Toutefois, en dépit de l'humour omniprésent, certaines scènes m'ont soulevé le cœur et c'est le bémol que je mettrai à ma lecture. La barbarie du moyen-âge me glace d'horreur.
 
Même si lecture de certains passages m'a coûté, voire écoeurée, je ne regrette pas ce voyage au cœur du Moyen-âge, bien au contraire. Jean Teulé a une belle écriture. Je le relirai très certainement.

Voici les liens vers les blogs participants : 
 
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Sassenach, Karine, Jules, Grominou, Bladelor, Allie, Antigone, Cathe, Clochette, Florinette, Gambadou, Mammig, Papillon, Patacaisse, Praline, Yvon, Chimère, Nathalie  Kalistina   Alice   Audrey Floaimelesmots
Caro(ine) Katell Suzel ori  Lisa  Nina Valeriane   arlette     Kattylou  Sophie   Sandrounetta  Goelen solsol
 
Ont lu autre chose en relation avec le thème :
 
   Anjélica  Amanda  Taylor Béatrix    

Surtout si j'ai oublié quelqu'un, qu'il se manifeste !

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Mardi 19 février 2008
En octobre, après ma visite au salon du livre à Carhaix, je me suis promise d'aller à la rencontre de littérature bretonne que je ne connais pas, bien qu'étant bretonne ! Guidée par Yvon, le spécialiste, j'ai choisi trois livres parmi les auteurs présentés à ce salon :
La nuit blanche – Hervé Bellec / Crédit Fric à Brest – Laurent Ségalen / Au-dessous du Calvaire – Hervé Jaouen
Je ne vous présenterai pas "Crédit fric à Brest" car je n'ai pas accroché. L'écriture, proche du parler, m'a gênée dès le départ. Il est vrai aussi que je ne suis pas très "polar". Pour en savoir plus sur ce livre, rendez-vous chez Yvon qui en parle très bien et qui a beaucoup aimé (ici).
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 Edition Coop-Breizh (poche)
Avant de commencer "la nuit blanche", il faut s'armer d'un bon moral, surtout pour les cinquante premières pages. Une femme de trente-huit ans se meurt dans un hôpital. Le narrateur fait partie des amis qui sont là quand il le faut. Abattu et sous le choc, il fait le récit des dernières heures de Gwen. Rien n'est passé sous silence : l'agonie, le dernier souffle mais aussi les heures qui suivent le décès : la veillée puis les obsèques.
 
Il y a de la révolte et une grande tristesse dans les propos du narrateur. Pourquoi Gwen ? Pourquoi si jeune ? 
Toutefois, l'évocation des bons moments passés avec l'absente et les retrouvailles avec les amis donnent au récit une certaine chaleur. En refermant le livre, on a l'impression, nous aussi, d'avoir connu Gwen.
 
La réflexion de l'auteur sur la mort et la façon de l'aborder dans nos sociétés m'a interpellée. Plus jeune, comme beaucoup d'entre nous, il trouvait ridicules et dépassés les rites autour de la mort. Confronté au décès de son amie, il apprécie que les choses ne soient pas expédiées, que l'on prenne le temps de se séparer de l'être aimé, en rapatriant le corps à la maison, en le veillant… Non croyant, il accepte l'enterrement et ne trouve pas si choquant, au final, le café-crêpes qui suit la cérémonie. Il en vient à la conclusion que ces rites sont préférables aux funérarium et crématorium des sociétés modernes.
 
Le Finistère évoqué dans ce livre est bien celui que je connais, encore marqué par des traditions un peu pesantes mais auxquelles je dois reconnaître une certaine humanité. J'ai retrouvé des paysages qui me sont familiers, l'atmosphère des villages du centre Bretagne qui se vident… 

Une lecture éprouvante mais intéressante.
 
 Merci à Yvon pour cette découverte(son avis ici).  

 

par sylire publié dans : Livres plutôt aimés
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