Dimanche 1 novembre 2009
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Le livre de poche (Editions Pauvert) - 316 pages
Six personnages font vivre ce roman : trois jeunes hommes, trois jeunes filles. Côté garçons il y a d’abord Colin,
personnage principal, qui aspire au début du roman à trouver l’âme sœur. Les deux autres personnages sont Chick, son meilleur ami, un ingénieur qui ne travaille pas beaucoup, accaparé par sa
passion d'un auteur qu’il vénère : Jean-Sol Partre (admirez la contrepétrie). Le troisième larron est Nicolas, le cuisinier de Colin. Côté filles nous avons Alise (petite amie de Chick
et sœur de Nicolas), Isis (l’amie de Nicolas) et enfin la douce et belle Chloé qui deviendra très vite la femme de Colin. Parler de l’histoire est assez difficile car elle est totalement
loufoque. Disons que deux éléments font déraper la vie paisible de ces jeunes gens : Chloé tombe malade (un nénuphar lui pousse dans un poumon) menant Colin à la ruine financière car il doit
lui fournir des fleurs dont le parfum la soulage. L’autre catastrophe est en relation avec Chick, que la passion dévorante pour Jean-Sol Partre conduit à de graves ennuis (c’est le moins que l’on
puisse dire…)
Bien qu'originale et remplie de surprises, cette lecture m'a
assez vite lassée. Curieusement, j'avais hâte d'arriver au bout. Je ne regrette pas de m’y être collée, ne serait-ce que pour ma culture personnelle. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages,
vraiment trop irréels à mes yeux en raison du contexte surréaliste de l’histoire. Je salue toutefois la richesse du texte et l’inventivité de la langue. Le texte foisonne de jeux de
mots, néologismes, contrepétries et métaphores (comme celle du nénuphar dans le poumon, pour le cancer du
poumon par exemple). C’est un conte à la fois burlesque et désespéré : le travail n’apporte à l’homme qu’aliénation, les histoires d’amour finissent mal... A noter aussi la caricature
terrible des gens d’église, uniquement motivés par l’appât du gain. Le jazz occupe place de choix dans le roman mais je n’ai pas pu
l’apprécier à sa juste valeur, ne connaissant pas grand-chose à ce genre musical.
Boris Vian a écrit ce roman à l’âge de 26 ans, une performance remarquable.
C'est une oeuvre d’une très grande richesse mais dont la lecture ne m'a pas totalement
emportée (trop différent de ce que je lis habituellement ?)
Pour conclure, une citation extraite du livre :
"Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun".

Cette session du blogoclub était une lecture libre de Boris Vian, mort à 39 ans d'une crise cardiaque, il y a 50 ans cette année.
Pour en savoir plus sur cet auteur qui a marqué son époque : le site officiel
Prochaine lecture commune : "Si c'était un homme" de Primo Levi - le 1er janvier 2010
Les billets des participants :
L'écume des jours : Taylor - Sophie - aBeille
- Nina - La féearil
- Thalia - Cagire - Deliregirl - Christelle - La conteuse - Lisa - Armande - Gambadou
L'arrache-coeur : Mirontaine -
Grominou - Thais - Chaplum - Ori - Papillon - Alice - sarawasti
Conte de
fées à l'usage des moyennes personnes : Stephie - Pimprenelle
L'herbe rouge : Keisha - Arlette
Le loup garou
: Denis
Et on tuera tous les
affreux : Karine et karine- Lisa - Lilly
j'irai cracher sur vos tombes : Loumina - Midola - Ankya - Jumy - Alex - Del -
Les morts ont tous la même peau : Nanne
Elles ne se rendent pas compte : Thais - Martine C - kathel
Le ratichon
baigneur : Cocola
L'automne à Pékin - Soie
Un hommage en musique
:
La complaine du progrès : Mimi
Des
biographies :
Boris Vian - Claire Julliard : Nol - Lisa
Boris Vian, le sourire créateur - Valère-Marie MARCHAND : Brize
Un hommage en poésie
:
Je mourrai d'un cancer de la colonne vertébrale - Mango
"Un poète c'est... "- Celsmoon
Cent sonnets
: Jules
Elle a fait du "hors-piste"
:
kali a lu un roman de Simenon (on fête le 20ème anniversaire de sa disparition)
Surtout n'hésitez pas à vous manifester si je vous ai oublié !
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Publié dans : Livres plutôt aimés
Samedi 17 octobre 2009
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Le livre de poche (Zulma 2006) - 188 pages
Simon est un tueur à gage du genre cynique, en fin de carrière. Le hasard le
fait rencontrer Bernard, un homme simple, qui vit sans se poser de questions. C’est l’homme dont Simon a besoin pour régler ses dernières affaires et surtout la dernière. Ils font ensemble un
bout de chemin, pas de tout repos pour Bernard, habitué à une petite vie tranquille. Un attachement réciproque se crée en dépit de leurs différences…
Les personnages sont intéressants et la cohabitation de leurs deux mondes assez savoureuse. Le ton est désabusé, l’humour
noir, Pascal Garnier a vraiment un univers qui lui est propre. La vision du monde qui nous est présentée n’est pas très optimiste mais l’humanité qui ressort des personnages sauve le
tableau. Je suis toutefois sortie un peu déçue de cette lecture car il n'y a pas de suspense,
contrairement à La théorie du panda que j'ai préféré, pour cette raison.
D'autres avis : Katell - Yves - Papillon -
Aifelle - Mariel
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Publié dans : Livres plutôt aimés
Jeudi 25 juin 2009
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Le Livre de poche (Editions stock 2008) - 186 pages
Vous ne trouverez point de littérature dans ce livre mais un témoignage racontant, comme son titre le laisse supposer, la vie
professionnelle d’une caissière. La jeune Anna Sam, un bac + 5 en poche, s’est retrouvée pendant plusieurs années derrière une caisse, faute de trouver mieux. Plutôt que de se
morfondre de sa situation, elle a eu l’idée (bonne !) de créer un blog pour y consigner ses états d’âmes et toutes sortes d’anecdotes qui ponctuent la vie, peu envieuse il faut bien
l’admettre, de la caissière de supermarché. Le livre reprend en partie le contenu du blog. Elle
évoque notamment l'incivilité des clients, les cadences, les horaires...
Je n’avais pas d’exigence particulière en ouvrant ce livre, je n’ai donc pas été déçue.
Anna Sam a un sens de l’humour et de l'autodérision qui m'ont bien plu. Je ne sais pas si ce témoignage fera avancer la condition des caissières, mais
celle d’Anna Sam sans nul doute. Forte du succès de son premier livre, elle en a écrit un second « conseils d’amie à la clientèle » qui sort parallèlement à la sortie en poche des
tribulations d’une caissière. A noter aussi : une BD et bientôt un film. Je me réjouis pour elle, au moins une caissière en France aura trouvé le filon pour gagner
un peu d’argent grâce son métier. Futée Anna !
L'avis de Laure ; Liliba
Le blog d'Anna Sam : http://caissierenofutur.over-blog.com/
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Publié dans : Livres plutôt aimés
Mardi 5 mai 2009
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Calmann-Levy 2009 - 246 pages
Avant
propos :
L’avant dernière chance a été écrit dans le cadre du prix « Nouveau Talent - Fondation Bouygues Telecom – Metro ». Avec la
collaboration des Editions Calmann-Lévy, ce prix récompense un roman écrit en langue française et dont la particularité est d’intégrer le
langage SMS et des messageries instantanées, à la trame du récit. Il doit s’agir d’un premier roman. Tous les genres sont acceptés.
Caroline Vermalle a obtenu ce prix en 2009.
Adèle fréquente peu son grand-père, c'est le moins que l'on puisse dire. Elle ne l’a pas vu
depuis dix ans ! Quand sa mère, habituellement très présente auprès du papy, décide de se couper du monde pendant deux mois, Adèle se sent soudainement responsable du vieil homme et décide
de veiller sur lui. Mais voilà : le grand-père, libéré de la présence étouffante de sa fille, a un projet qui déconcerte la jeune fille : faire le tour de France en
voiture avec son voisin. Adèle lui fait promettre de donner régulièrement de ses nouvelles via un téléphone portable (dont il n'a pas l'habitude de se servir)…
J’ai bien aimé la balade en Bretagne, sur des lieux que je connais bien. Le dénouement est
intéressant, les personnages se dévoilent et nous incitent à les regarder autrement. On ne peut qu’être interpellé par les relations entre le grand-père et sa petite fille, par ce décalage
intergénérationnel que nous connaissons tous, plus ou moins. Le postulat de départ est bien respecté et l’histoire ne fait pas trop « fabriqué autour », comme je le
craignais.
Je trouve des qualités à ce roman, pourtant il ne m’a totalement emballée. Une histoire un
peu trop facile, peut-être ? Un peu trop de bons sentiments ? Il n’en reste pas moins que c’est une lecture agréable et reposante.
Merci à Caroline Vermalle de m’avoir proposé la découverte de son roman, dont vous pouvez lire la suite sous forme d’épisodes ici
Les avis de : Saxaoul ; Lune ; Dasola ; Lo ; Anne
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Publié dans : Livres plutôt aimés
Vendredi 27 mars 2009
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En attendant le bus - 62 pages
Connaissez-vous des chats caractériels ? Moi, j’en connais un, ou plus plutôt une… Elle s’appelle Moumoune et fait « tourner en
bourrique » sa maîtresse. Ne croyez pas je n’aime pas Moumoune, c’est tout le contraire. Je l’ai eue en « vacances » chez moi pendant 15 jours et j’ai adoré sa compagnie, en dépit
de son caractère, on va dire... spécial.
Après cette anecdote personnelle, parlons de ce bébé cuit à point :
Dans le petit roman de Mary Dollinger il est question d’un bébé, mais surtout d’un chat,
qui occupe la place du personnage central. La toute nouvelle maîtresse du chat s’appelle blanche. C’est contre son gré qu’elle accueille chez
elle cet animal plutôt spécial, que sa mère lui a refilé sans lui laisser le choix. Mais curieusement, elle s’y attache assez vite, surtout quand un
certain Philippe débarque chez elle pour castrer Harmonie (c’est l'ancien nom du chat, parce que maintenant il s'appelle Jules). Coup de foudre de Blanche pour ce Philippe, qui trouve sa
place après de Blanche et de Jules. Et le bébé, là-dedans me direz vous ? Et bien, à cause d’une migraine, ce pauvre bébé se retrouve dans un four…
C’est une petite histoire bien tournée et plutôt amusante, bien que très cruelle dans
le fond (mais pas à cause des misères faites au bébé, je vous rassure !) J’ai pensé pendant ma lecture à ma copine Moumoune et à toutes les aventures qu’elle fait vivre à sa maîtresse. Je
vous assure, avoir un chat n'est pas forcément de tout repos !
Merci à Jacques André de m’avoir
proposé la lecture de ce tout petit roman plutôt sympathique de la collection « en attendant le bus ».
Les avis de Calepin, Géraldine, Aifelle, Cathulu, Fashion Bellesahi et
de Julien (qui lui, n'a pas aimé du tout !)
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Publié dans : Livres plutôt aimés
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