Dimanche 6 septembre 2009
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Edition du Seuil, Aout 2009 - 170 pages
Au moment où je rédige ce billet, je viens tout juste de
finir ma lecture. Je suis assez perplexe et pas vraiment convaincue.
Sur le style principalement. C’est une sorte de compte-rendu de voyage débridé dont le
fil conducteur est difficile à suivre, c’est le moins que l’on puisse dire. Le langage est quasi-oral, les digressions s’enchaînent…
Le fond n’est pas inintéressant : un jeune anthropologue français se rend dans un
célèbre campus américain pour y étudier la vie de quelques musiciens. Il cherche à comprendre le mode de communication qu'ils utilisent entre eux. Il s’immerge dans leur milieu et peu à peu
dévie sur un autre sujet : le décès d’une jeune étudiante du campus, apparemment victime d’anorexie… La cause réelle de la mort de cette jeune
femme, qu’il finit par cerner, est sidérante. La fin du livre nous montre à quel point elle a secoué notre anthropologue.
J’ai parcouru ces pages avec un sentiment
assez particulier : curiosité, lassitude, dégoût, amusement parfois. Quant aux digressions, elles vont de la campagne électorale aux Etats-Unis à la vie sexuelle du narrateur
(loin d'être "plan-plan"), en passant par la passion de son co-locataire pour la sauce bolognaise.
Je ne regrette pas ma lecture, c'est une "curiosité", mais bon… je ne relirai pas de sitôt ce type de roman.
Merci à :

D'autes avis : Cathulu - Papillon (plus emballées que moi)
Saxaoul et Doriane
(n'ont pas aimé)

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Lundi 15 juin 2009
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Grasset - 2009 -293 pages
L’homme barbelé est un personnage à deux facettes. La bonne, il l’a réserve aux copains. A la guerre (il en a fait
deux), il n’a jamais hésité à risquer sa peau pour l’un de ses camarades. La guerre, en fin de compte, peut-être bien qu'il aime cela. L’autre facette est moins glorieuse : Ferdinand est un
tyran au sein de sa propre famille, inacapable de la moindre affection envers ses proches. Le jour où la gestapo l’arrêtera, un de ses fils lâchera cette phrase terrible dans le
contexte : « Enfin une journée tranquille ».
L’idée de ce portrait est intéressante, le
personnage est suffisamment atypique pour qu’on ait envie de comprendre qui il est. Bâti sous forme d’enquête à la fois familiale et historique, ce livre aurait pu me captiver, comme l’a fait
l’origine de la violence de Fabrice Humbert, dans un registre similaire. Mais cela n’a pas fonctionné. J’ai lu sans désintérêt les
passages consacrés à la vie familiale de Ferdinand et le voyage de la narratrice à Mauthausen, mais j’ai décroché dans la longue partie consacrée à la guerre de 14-18. Trop de descriptions de la
guerre, déconnectées de l'histoire de Ferdinand. Pour tout dire, j’ai sauté des pages tellement j’avais hâte d’en finir. Sur les six livres de la sélection du prix Landerneau, c’est le seul qui
ne m’a pas plu.
Ce livre a obtenu de bonnes
critiques de la presse, moins de la blogosphère :
Clarabel,
Cathulu, Caro[line] et Papillon n'ont
pas accroché.
Chris et Katell ont aimé
Lu pour le
Vendredi 1 mai 2009
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Folio - 196 pages (Gallimard 2003) - traduit de l'espagnol (Mexique)
Le thème de la session de ce 1er mai est consacrée à la
littérature mexicaine. L'oeuvre choisie par les "blogo-participants" a été écrite par Carlos Fuentes, présenté comme le chef de file de la nouvelle littérature latino-américaine
Autant le dire tout de suite, cette lecture du blogoclub est celle qui m’a, jusqu’ici, le moins intéressée. Je vais donc tenter de vous exposer que j’ai compris (ou pas !) dans ce roman,
trop ambitieux pour moi, sans doute ...
Deux histoires nous sont contées : L’histoire principale est celle de l’amour impossible entre un chef d’orchestre
Gabriel Allan-Ferrara et une cantatrice, Inez Praza. Trois fois au cours de leur existence, leurs chemins se rencontrent, autour de
l’interprétation de "La damnation de Faust" de Berlioz. Gabriel est fou amoureux de cette femme qui lui tient tête, mais le comportement d’Inez le déroute… Quant à Inez, je n’ai pas bien
compris si elle était amoureuse ou non de Gabriel. Au début de l’histoire, elle semble plutôt s’intéresser à un inconnu qu’elle découvre sur une photo, aux côtés de Gabriel, .
La seconde histoire est celle d’une femme au destin tragique, qui a vécu il y a bien longtemps, peu avant les grandes
glaciations. Cette femme, qui trouvait refuge dans le chant, semble hanter Inez, la cantatrice...
Je n’ai pas fait le lien entre les deux histoires, je dois l’avouer. L’écriture est belle, c’est incontestable mais
voilà, impossible pour moi de rentrer dans l’univers de Fuentes avec ce récit symbolique, qui n’a pas su me captiver et que, très sincèrement j'avais hâte de finir.
J'ai lu à la suite une nouvelle de Carlos Fuentes (que m'a très gentiment offert Alice, à son retour du salon du livre). Cette nouvelle
intitulée "Brillant" m'a davantage captivée, même si je l'ai trouvée très déroutante elle-aussi. C'est l'histoire d'une femme qui met au monde un enfant très particulier physiquement, puisqu'il
brille...)
Prochaine lecture du blogoclub (sur le thème de la famille) :
Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates - Le 1er juillet
Les avis de Lou; Yvon; Papillon ; Lisa; Julien;
Stéphie;
Kathel; Denis; Ori;
Alice;
Nina; Jumy; Annie;
Keisha; Lune; Saraswati-sylvie;
Soie; Thracinee;
Lapinoursinet; Emilie ;
Titine ; Arlette ; Chimère ; Thais ; Catherine
(biblioblog) ; Cécile ; Cleanthe; Kattylou ; Manu ; Praline ; Martine ; Fanyoun;
Georgeetsandet moi ; Jules ; Taylor ; Martine ; Delphine ;
Béatrix ; Nanne ;
Audreyzaz
Autres oeuvres de Fuentes
:
En inquiétante compagnie : Grominou
Terra Nostra : Katell (premières impressions)
La frontière de verre : Cathe
Portrait dans le temps - Sandrounetta
N'hésitez pas à me signaler vos billets...
Jeudi 15 janvier 2009
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Editions Du rocher - 2008
Quand on accepte de reçevoir un livre proposé par une maison d'édition, on prend le risque de ne pas aimer le livre
et de devoir en parler par la suite. C'est ce qui m'arrive ici. J'ai pensé dans un premier temps ne pas en parler du tout mais je me suis dit que ce serait un peu lâche, d'où ce
billet.
Comme son titre le suggère, l'histoire se passe dans un château. "Monsieur le châtelain" est un homme qui a horreur du
stress et des mondanités. Sa passion, c'est le jardinage. Mais "Madame sa femme" rêve pour lui d'un destin hors du commun. Elle met dans l'idée d'en faire un homme politique.
La quatrième de couverture parle de comédie déjantée. Ce n'est pas faux. On croise dans ce château quelques personnages
farfelus (mais qui arrivent à mon sens dans l'histoire comme un cheveu sur la soupe). Les employés de maison sont assez spéciaux, c'est le moins que l'on puisse dire. Le (faux) majordome, par
exemple, est un (vrai) psychiatre chargé par le président de la république de rédiger un rapport censé le renseigner sur le châtelain. Le procédé a de quoi surprendre, tout de même... Le fil
conducteur de l'histoire est un journal intime explosif.
Je qualifierai ce livre de "Vaudeville littéraire". C'est sûrement un
bon divertissement, mais voilà, je n'ai pas trouvé l'histoire crédible du tout et l'humour ne me correspond pas. Pas de chance. Fort heureusement
pour l'auteur, il y a d'autres avis, plus enthousiastes que le mien : Kathel - Géraldine - Lily
Je remercie les Editions Du Rocher
Mercredi 28 mai 2008
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Editions après la lune - 2007 - 395 pages
Prix des lecteurs Inter-Ce
Quatrième de couverture :
Carla Montalban, chef de groupe de la Brigade criminelle de Lyon,
enquête sur des meurtres qui semblent impliquer sa propre famille, liée à l’Opus Dei. Ses investigations vont la conduire au coeur de l’affaire Matesa, le scandale politico-financier espagnol qui
éclaboussa les Giscard d’Estaing dans les années 70, au temps des Républicains Indépendants et de l’assassinat du député Jean de Broglie.
De Lyon à l’Irlande en passant par l’Argentine, Camino 999
décrypte les relations troubles entre le pouvoir et l’argent au sein de la Santa Mafia, bras armé du Vatican.
Après La colère des enfants déchus, couronné par le Grand prix de littérature policière et le prix Sang d’Encre 2006, Catherine
Fradier impose sa marque avec ce thriller mené tambour battant et accède au titre de reine française du crime, à l’égal de ses consoeurs anglo-saxonnes.
Impression en cours de lecture :
Page 130 : Les enquêtes de Carla Montalban, ne me captivent pas et l'écriture ne me plait
pas non plus (trop familière). Je compte le nombre de page qu'il me reste à lire. 260… Décision, je passe à autre chose. J'en ai lu suffisamment pour savoir qu'il ne sera pas dans mes
favoris pour le prix Inter-Ce.
Il est vrai que je suis très difficile sur les polars et qu'en ce moment j'ai moins de temps pour
lire… Je n'ai pas envie de perdre trop de temps sur une lecture qui a toutes les chances de me décevoir.
C'est le petit inconvénient des prix. Il y a souvent dans la liste, des titres qui nous
captivent moins, que l'on n'aurait jamais choisis spontanément. C'est le jeu, mais ce petit désagrément n'est rien en comparaison des superbes découvertes que l'on fait !
Pour en savoir plus sur ce livre, et connaître leur avis, rendez-vous chez Yvon et
Joëlle
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