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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 23:30

Audiolib 2017 - Lu parNastassja Girard - 5H 37

Madeline, dix-huit ans, est atteinte de la maladie dite de 'l'enfant-bulle". Elle se trouve confinée chez elle sans possibilité de sortir par crainte d'y laisser sa peau. Son système immunitaire est défaillant. La jeune fille, soutenue par sa mère et par une infirmière, compose avec sa maladie et se montre courageuse. Du moins jusqu'au jour ou un jeune homme s'installe avec sa famille dans la maison voisine. A partir de là, rien ne va plus. Madeline tombe amoureuse et se met en danger. 

J'ai choisi ce livre audio dans ma pile à écouter à l'occasion du mois américain. J'avais lu quelques critiques positives mais j'avais toutefois un peu peur de m'ennuyer avec cet ouvrage classé "jeunesse" Mes doutes se sont dissipés quand j'ai senti que quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire et que la chute ne serait peut-être si prévisible que cela. Je préfère ne pas vous en dire plus car il vaut mieux aborder ce livre sans trop en savoir sur l'histoire.

Sans être exceptionnel, "Everything everything est un roman jeunesse agréable à lire, y compris pour les adultes. C'est une écoute qui m'a accompagnée quelques jours et que j'avais plaisir à retrouver. La voix de la jeune fille et ses intonations correspondent bien à l'idée que je me fais du personnage.

Merci à l'amie qui me l'a prêté

Le mois américain, c'est chez Titine

 

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 23:39

Thélème -  lu par Claude Lesko - 5 h 06

En cette période de rentrée littéraire, je présente une majorité d'ouvrages qui viennent de sortir, celui-ci fait très nettement exception puisqu'il date de 1987. "La cité de verre" est en effet l'oeuvre qui a fait connaître le (devenu) célèbre auteur américain. Cet ouvrage constitue le premier tome de "La trilogie new-yorkaise". 

Quinn, modeste écrivain de polars, reçoit l'appel d'un homme qui pense être chez Paul Auster, détective privé. Quinn lui signale qu'il fait erreur mais quand l'homme rappelle le lendemain, l'écrivain de polars, par curiosité, ne le détrompe pas et accepte un rendez-vous. Quinn usurpe donc, en quelque sorte, l'identité de Paul Auster. Il se rend chez son interlocuteur, Monsieur Stillman. Ce dernier est persuadé que son père, dont il n'a plus de nouvelles, veut le tuer. Quinn le croit sur paroles et accepte de mener l'enquête. Il se met donc à la recherche de Stillman père...

Commence alors une traque assez surréaliste qui va mener le faux Auster aux confins de la folie. Mais avant cela, il aura rencontré le vrai Auster et pisté le faux Stillman (à moins que ce soit le vrai ?). Bref, vous l'avez compris, il faut suivre ! Je me suis laissé prendre au jeu et en dehors de la confession du jeune Stillman (un peu longue), j'ai beaucoup aimé me perdre dans cette histoire très étrange et déambuler, par la même occasion, dans les rues de New York.

Si vous aimez les ambiances austeriennes, vous ne pourrez qu'apprécier  une immersion dans "la Cité de Verre".

Ecoutons un livre - septembre

 

Chez Titine

 

challenge 50 romans - 50 états / New York
Chez Antigone

 

 

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 23:33

90uchet-Chastel 2018 - 213 pages 

"Joaquim ignorait que le temps emporte tout, et que très peu de fratries résistent au courant de devenir adulte. Passé un certain âge, la plupart des frères et soeurs ne partagent plus que des souvenirs qui coïncident rarement. Pourtant, à la mort de l'un, à la mort de l'une, fût-ce à des âges canoniques, ce n'est jamais que celui ou celle de la petite enfance qu'on enterre : cette cadette dont l'arrivée provoqua une perte jamais compensée, cet aîné dont on chercha sa vie entière à se faire aimer".

Joaquim sillonne le monde comme photographe reporter. Quand il reçoit un message lui annonçant le décès de son père, le passé refait surface. Dans le train qui le mène à Rouen pour régler la succession, il se remémore les faits qui l'ont mené à couper les ponts avec ce qui lui restait de famille. L'élément déclencheur de la désagrégation familiale a été le suicide de la soeur de Joaquim mais des failles existaient auparavant, nous les découvrons au fil du roman.

Joaquim revient également sur la période qui a marqué le début de sa fuite en avant. A vingt ans, pour fuir une ambiance familiale devenue insoutenable, il s'envolera pour Sarajevo. Nous sommes dans les années 90, les Balkans sont à feu et à sang. Joaquim est hébergé dans une famille qui le prend sous son aile et lui permet d'être au plus près du quotidien des habitants de la ville.

Je n'ai compris le titre du roman qu'à la toute fin de l'histoire. En faisant quelques recherches, j'ai découvert que "Miss Sarajevo" était le titre d'une chanson de U2, sortie en 1995.  Pavarotti, invité par le groupe, y chante un solo d'opéra. La chanson fait référence à un concours de beauté organisé dans un Sarajevo assiégé, acte de résistance très marquant. J'avoue que je ne connaissais ni cette chanson, ni son histoire (ou alors je les ai oubliées !).

C'est un roman bien écrit et intéressant qui mèle la petite et la grande histoire. Sans avoir été jusqu'au coup de coeur, comme Antigone, j'ai trouvé qu'il y avait de très beaux passages sur le deuil, la fratrie mais aussi sur la guerre. Ingrid Thobois a assurément une belle plume et beaucoup de finesse dans l'analyse des sujets traités.

Un bon roman de cette rentrée.

Je vous laisse avec le clip de "Miss Sarajevo" dont les images d'archive illustrent bien l'ambiance de la partie "Sarajevo" du roman .

 

7 / 12

 

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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 23:48

Seuil 2018 - 492 pages

LAURÉAT DU PRIX RELAY 2018

Ce livre, très dense, raconte l'histoire de trois frères natifs de l’île de Nantucket (Massachusets), qui choisiront de quitter leur activité de chasseurs de baleines pour tenter la grande aventure de l'époque, celle de la ruée vers l'or... 

La première partie raconte leur vie d'avant, quand ils étaient de fils de baleiniers. Un métier rude et exaltant qu'a tenté de leur transmettre leur père, propriétaire du Freedom. C'est avec la baleinière qu'il quitteront Nantucket pour la Californie, au terme d'un périple extrêmement dangereux qui laissera des traces dans l'unité de la fratrie. 

"Séquoias" est tout d'abord un roman d'aventures foisonnant. Il faut du temps devant soi pour l'apprécier à sa juste valeur. L'écriture est très visuelle et laisse une grande place à l'action au détriment peut-être de l'émotion mais cela ne m'a pas dérangée dans le cadre d'un roman de ce type.

Certains passages à bord du Freedom (et notamment l'épisode de la traversée du Cap Horn) m'ont fait penser au roman de Stephen Zweig "Magellan", que j'avais dévoré. J'adore être au fond de mon lit, en sécurité, tout en affrontant virtuellement les mers déchaînées. J'ai beaucoup aimé également la description des spectaculaires chasses à la baleine, que l'auteur parvient à rendre (presque) aussi vivantes que si on y était.

La dimension historique du roman est intéressante. L'auteur s'attache à décrire avec panache la naissance de la ville de San Francisco. Il nous montre que l'or qu'on y pouvait dénicher n'était pas forcément celui auquel on pense. 

Une belle aventure et un roman idéal pour les vacances.

Je l'ai lu il y a près de trois mois. Mon billet était resté en souffrance... Cela tombe bien, c'est le mois américain !

Le mois américain, c'est chez Titine

Ce livre entre aussi dans mon Challenge "50 livres, 50 états"

Etat : Massachusets

 

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 23:56

 

Audiolib (Belfond 2018) - traduit de l'américain par Chloé Royer -

Lu par Ingrid Donnadieu - 7 h 52 

Quand Babelio m'a proposé la lecture du premier tome de cette trilogie, l'an passé à la même époque, j'ai accepté, assurée (et je ne m'étais pas trompée) de passer un bon moment. Sans que ce soit une lecture inoubliable, j'avais apprécié de faire un bout de chemin en compagnie des personnages du roman et notamment de la jeune Alice Burns. Quand Audiolib m'a proposé de continuer l'aventure en audio, j'ai accepté, plutôt contente de retrouver la jeune américaine que j'avais laissée en partance pour Dublin. Le choix de poursuivre ses études en Irlande plutôt qu'aux USA tenait au souhait de la jeune fille de laisser à distance une famille encombrante, avec laquelle elle était plus ou moins en conflit.

Le deuxième tome de la trilogie est consacré à cette année en Irlande. Nous sommes dans les années 70. Je n'ai pas eu de mal à me transposer dans cette époque sans téléphone ni ordinateur portable et pour cause, je l'ai vécue mais un peu plus tard. J'ai bien aimé me couler dans le personnage d'Alice et revenir trois décennies en arrière  pour revivre une existence d'étudiante. Celle d'Alice en Irlande est consacrée, dans un premier temps, à la rénovation d'un petit appartement puis à des rencontres, des soirées dans les pubs irlandais... Tout cela est très romanesque, même la partie plus politique, en lien avec la cohabitation difficile entre les deux Irlande. 

C'est une lecture sympathique et distrayante, de celles que l'on entreprend l'été sur un transat, avec l'envie de se détendre avant tout. J'ai trouvé cet opus plus rythmée que le précédent. J'espère qu'il en sera de même pour le troisième tome, que j'ai l'intention de découvrir également.

Aucune fausse note pour la version audio, la lectrice a une voix qui colle bien avec celle d'une étudiante.

Une écoute sympathique

Ecoutons un livre, septembre 2018
Partenariat avec Audiolib
Le mois américain, c'est chez Titine en septembre

 

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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 23:11

Editions Hervé Chopin - 30 août 2018 - 222 pages

Jacques est un sexagénaire qui peine à trouver un sens à a vie. Il n'assume pas son âge et ne sait que faire de son statut de retraité. Seule, la relation privilégiée qu'il entretient avec sa jeune nièce Adèle lui donne envie de se lever le matin :  "Adèle avait la trentaine hédoniste, la paresse inventive et le même goût que tonton pour la musique de son adolescence à lui".

Mais attention, il ne faudrait pas croire que Jacques se laisse aller ! Il tente vraiment de sortir de son train-train. Par exemple, il a l'idée farfelue (et très amusante pour le lecteur) de séduire Christine Angot, qu'il a croisée plusieurs fois dans son quartier. Il ne la trouve pas spécialement attirante mais bon, c'est une sorte de défi. Et comme il se lance lui-même dans l'écriture (enfin il essaye !), Angot est, en quelque sorte, une future collègue.

La première partie du roman est vraiment très amusante. Jacques a un grand sens de l'autodérision et n'est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. J'ai beaucoup souri et même éclaté de rire à plusieurs reprises. Le ton devient moins joyeux quand la nièce préférée de Jacques assiste au concert des Eagles Of Death Metal le 13 novembre 2015. L'humour se teinte de noir, mais il subsiste, bien dosé.

Dans la seconde partie du roman, "Une si brève arrière saison" apporte un éclairage intéressant sur le statut de victime. Il est question notamment des personnes qui n'ont pas été blessées dans leur chair durant les attentats mais dont les blessures, d'ordre psychologique, empêchent de vivre normalement : "Dans les conversations avec ses amis... se dessinait une hiérarchie inattendue des rescapés du Bataclan". Ceux qui étaient parvenus à s'enfuir le plus tôt...devenaient des victimes de deuxième ordre, comme si la durée de l'exposition au péril de mort relevait d'une quelconque vertu".

J'ai passé un très bon moment en compagnie de ce roman à la fois drôle, tragique et intelligent (ce n'est pas si simple de faire cohabiter tout cela dans un roman). Je ne suis pas certaine qu'il soit très médiatisé. Ce serait pourtant dommage que ce titre passe inaperçu car c'est un roman qui vaut plus que le détour.

A découvrir !

6 / 6

Voilà, j'ai lu 1 % de la rentrée littéraire. En route pour les 2 %

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 11:00

Cette année, je suis de nouveau l'une des 5 marraines de l'opération organisée par Rakuten (anciennement Price Minister) à l'occasion de la rentrée littéraire. 

Le principe est simple : 1 livre (dans une sélection de 15 romans) contre 1 critique.

Vous avez comme choix de support pour votre critique : Instagram / You tube / un blog.

Seront récompensés (par une Smartbox), les plus créatifs, surprenants, convaincants. N'hésitez pas à vous lâcher !

Sans plus tarder, voici les 3 titres que je propose :

L'écart de Amy Liptrot (Globe) :

C'est un témoignage d'une puissance et d'une beauté remarquable. Ode à la nature et cri d'amour pour l'archipel qui l'a vue naître, le récit est également celui d'une descente aux enfers et d'une fragile reconstruction. Je l'ai lu en apnée, captivée par le récit de la jeune Amy qui m'a ramenée, l'espace de quelques heures, dans la période tourmentée de l'adolescence. Nous sommes trois marraines à avoir eu un coup de coeur pour ce titre. 

Mon billet : http://www.sylire.com/l-ecart-amy-liptrop-rl-08-18

Au loin de Herman Diaz (Delcourt) :

Voici un titre de la rentrée assez discret pour le moment. Il sort aujourd'hui même (5 septembre). Si vous aimez les romans d'aventures américains de type "nature writing", c'est un excellent choix. Nous suivons un jeune homme sur la route des pionniers (mais aussi dans son monde intérieur), au cours d'un voyage semé d'embûches et riche de belles rencontres. Un premier roman absolument captivant.

Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal (Verticales) :

J'ai sélectionné ce livre sans l'avoir lu. Nous n'avons pas l'obligation de lire en amont tous les ouvrages que nous proposons. Il est possible de faire des paris. Pourquoi avoir parié sur ce roman ? Parce que j'avais eu un coup de coeur pour le précédent titre de Maylis de Kerangal "Réparer les vivants" et que j'avais beaucoup aimé un autre de ses titres "Corniche Kennedy". J'ai confiance en cette auteure et le thème qu'elle nous propose avec "Un monde à portée de main" m'intéresse. Il s'agit d'explorer la technique du trompe-l’œil en partageant le quotidien de trois jeunes gens qui ont choisi d'étudier cette technique. J'ai lu la moitié de l'ouvrage et je suis très enthousiaste... 

Voici maintenant l'intégralité de la sélection :

Comme vous pouvez le constater, il y en a pour tous les goûts !

Filez donc vite chez les autres marraines pour connaitre leurs sélections respectives !

Antigone - Moka Milla - LeiloonaJeannot 

Pour vous inscrire, cliquez sur ce lien :

 http://www.surveygizmo.com/s3/4554013/cccceeecf2c2

Bonne chance ! Il y a 800 livres distribués. C'est jouable !

Et si vous choisissez un des miens, n'hésitez pas à me mettre en lien votre billet, quand vous l'aurez rédigé.

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 23:09

Delcourt - sept 2018 - 334 pages - traduit de l'anglais (Etats Unis) par Christine Barbaste

Le roman commence en Suède, dans une famille de fermiers misérables dont la terre appartient à un riche propriétaire. Quand l'occasion se présente de faire sortir ses fils de leur triste condition, leur père n'hésite pas un instant. C'est ainsi qu'Hakan et Linus prennent la route avec pour but rejoindre les Etats Unis, plus précisément New York. Le destin les séparera à Porthmouth. Hakan embarquera par erreur sur un bateau en partance pour la Californie, laissant derrière lui son frère aîné.

Arrivé à San Francisco, Hakan se donne comme objectif de traverser les Etats Unis pour rejoindre New York où il espère retrouver Linus : "L'aube n'était qu'une intuition, une certitude encore invisible, mais Hakan s'élança vers elle à toute jambes, le regard rivé sur ce lointain qui ne tarderait pas à rougeoyer et lui montrer la direction menant à son frère".  

Le jeune homme commence, un peu par hasard, par suivre une famille de pionniers venus chercher fortune à l'Ouest, appâtés comme tant d'autres par la perspective de trouver de l'or. Il cheminera à leurs côtés quelques temps puis se trouvera embarqué dans une autre galère... Je ne vais pas vous dérouler l'intégralité des aventures d'Hakan mais sachez qu'il rencontrera successivement toutes sortes de personnages truculents et hors du commun. Ces rencontres, tantôt bénéfiques, tantôt néfastes, influenceront le déroulement de son existence.

Sur la route des pionniers (sur laquelle il avance à contre sens), dans le désert ou au milieu des canyons, le voyage d'Hakan est parsemé d’embûches. J'ai partagé ses joies et ses peines, ses réussites et ses échecs. Je l'ai vu évoluer au fil du temps. Sa vie intérieure a gagné en profondeur, sa conscience s'est affinée. C'est un personnage profondément attachant, que j'ai quitté à regret au terme d'un très beau voyage. Je ne l'oublierai pas de sitôt...

Un coup de cœur pour ce premier roman riche et captivant.

Un grand merci à Léa et à son Picabo River Book Club et aux Editions Delcourt pour ce partenariat

PARTICIPATION AU "MOIS AMERICAIN, CHEZ TITINE
CHALLENGE 1 % DE LA RENTREE LITTERAIRE : 5/6
CHALLENGE 50 ROMANS - 50 ETATS (washington pour ce roman)

 

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 23:04

Les moments forts de mon mois se sont déroulés durant mes vacances (ce qui n'a rien d'étonnant).

J'ai reçu la visite d'une amie et ancienne blogueuse. Il s'agit de Anne, l'insatiable lectrice (pour ceux qui l'ont connue). Notre amitié a pris naissance sur la toile et n'a fait que grandir. Sans nos blogs respectifs, nos chemins ne se seraient (très probablement) jamais croisés.

Anne a abandonné le blog en 2012 mais on la trouve sur Instagram. 

 

 

Autre visite, celle de mon petit fils, que j'ai eu la chance d'avoir à la maison une dizaine de jours, avec et sans ses parents.

Il s'est éclaté sur la plage mais aussi en regardant nos poules (c'est d'ailleurs son premier mot. Il dit "poul" avec des étoiles dans les yeux).

 

 

 

Durant l'été, j'ai lu des ouvrages de la rentrée littéraire pour sélectionner trois titres parmi les quinze qui seront proposés à l'occasion des Matchs organisés par Rakuten (anciennement Price Minister). La sélection sera dévoilée le 5 septembre... Ça approche ! Vous pouvez d'ores et déjà découvrir trois titres sur la vidéo de Jeannot, l'une des marraines de l'opération. Rendez vous le 5, sur mon blog, pour connaître ma sélection !

 

 

 

Côté film, j'ai regardé avec ma fille, sur la TV orange, le film de Roman Polanski  "D'après une histoire vraie", inspiré du roman éponyme de Delphine De Vigan. J'ai aimé retrouver l'ambiance du livre mais je pense que le film s'adresse surtout aux personnes qui ont lu le roman. Ma fille, qui ne connaissait ni l'ouvrage, ni son auteur, n'aurait pas saisi les subtilités de l'histoire si je ne lui avais pas expliqué le contexte.

Mon billet sur le roman

 

 

Je vous laisse avec une chanson pour laquelle j'ai eu un coup de coeur (Merci Antigone pour la découverte). Il s'agit de "Je vous trouve un charme fou" co-écrite par Gaétan Roussel et la jeune Hoshi.

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 21:02

Globe - août 2018 - 332 pages - traduit de l'anglais par Karine Reignier-Guerre

Amy Liptrot

Amy est une jeune écossaise née dans une île de l'archipel des Orcades (au nord de l'Ecosse). Ses parents, éleveurs de moutons, vivent un peu en dehors du monde. La jeune fille, bien que très attachée à la nature environnante, s'ennuie et manque de divertissements. Son père est bipolaire, l'ambiance familiale s'en ressent. Amy rêve de quitter la ferme. En attendant, elle s'échappe dès qu'elle le peut pour faire la fête avec les jeunes de son village et abuse de l'alcool.

Quand l'âge de quitter l'île pour étudier arrive enfin, elle s'envole vers Londres. Dans ce nouvel environnement, qui contraste de façon radicale avec son île, la jeune fille fait la fête et s'enivre plus que de raison. L'addiction qui a pris racine dans les Orcades va crescendo. Amy se détache peu à peu de ses amis et fréquente des gens et des lieux peu recommandables. Après avoir touché le fond, elle se décide à suivre une cure de désintoxication puis rentre dans son île avec l'idée de repartir sur de bonnes bases. Le challenge est de taille; Va t'elle le gagner ?

Durant près d'une année, Amy va apprendre à vivre sans l'alcool. C'est un combat de chaque jour et rien n'est acquis. Les longues promenades qu'elle s'octroie sont propices à l'introspection. Elle tente de comprendre les causes de son mal-être et se penche sur l'engrenage dans lequel elle est tombée. Ses bains de mer dans une eau presque glacée la purifient. Elle sillonne l'archipel, se passionne pour son histoire, sa géologie, ses habitants. Pendant quelques mois, elle travaille pour la Société Protectrice des oiseaux, un emploi qui lui va comme un gant.

"L'écart" est un témoignage d'une puissance et d'une beauté remarquable. Ode à la nature et cri d'amour pour l'archipel qui l'a vue naître, le récit est également celui d'une descente aux enfers et d'une fragile reconstruction. Je l'ai lu en apnée, captivée par le récit de la jeune Amy qui m'a ramenée, l'espace de quelques heures, dans la période tourmentée de l'adolescence.

N'hésitez pas à vous laisser embarquer vers les Orcades, vous ferez un voyage inoubliable avec une jeune femme aussi intéressante qu'attachante.

 

Un coup de cœur pour ce récit hors du commun et superbement écrit.

Une idée du style :

"Ce soir de mai, tandis que les marguerites referment leurs pétales pour la nuit, tandis que les guillemots et les mouettes tridactyles ramènent des lançons à leurs petits nichés sur les hauteurs des falaises, tandis que les brebis se blottissent contre les murets de pierre sèche pour se protéger du vent, mon histoire commence". 

Pour ce premier roman, Amy Liptrot a obtenu en Grande Bretagne le PEN Ackerley Prize 2017 et le Wainwright Prize 2016.

4/6

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