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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 22:34

Martin Dressler, ou le roman d'un rêveur américain

Le livre de poche (Albin Michel 2000) - 286 pages - traduit de l'anglais (Etats-unis)

Nous sommes à New York à la fin du XIXème siècle, une époque où tout homme qui a le sens des affaires peut faire fortune. Martin Dressler est le fils d’un marchand de cigares. Très tôt il manifeste de grandes dispositions pour le commerce. Engagé dans un hôtel comme chasseur, il gravit presque tous les échelons, jusqu’à ce que l’envie d’avoir sa propre affaire se manifeste. Travailleur infatigable, il est insatiable et visionnaire. Quand il réussit à monter une chaîne de restaurants, il se lance très vite dans la rénovation puis dans la construction d’un hôtel, puis d’un deuxième… Nous suivons parallèlement sa vie privée et notamment son mariage avec un "ensemble" constitué de 2 sœurs et de leur mère. Une des sœurs (la plus belle) est celle qu'il a épousée mais elle est ennuyeuse à mourir. La seconde femme lui apporte une aide efficace dans ses affaires, quant à la mère, elle est incontournable.

 new-york.jpg


 La première partie du roman m’a captivée : la progression de Martin dans le contexte euphorique d’un New York qui se développe à vue d’œil est très prenante. J’ai aimé imaginer les rues se dessiner et les constructions prendre forme pour devenir le New York que nous connaissons aujourd’hui. Mais dans la deuxième partie, la description des hôtels imaginés par Martin (aussi extraordinaires soient-ils)  m’a semblée bien trop détaillée et lassante. Par ailleurs sa vie sentimentale s’enlise, la léthargie de sa femme étant incurable. La fin du roman nous montre que du côté des affaires, il traverse également une mauvaise passe...

Au final c’est donc un avis un peu mitigé qui se dégage de ma lecture.

 L'avis de Keisha - Cuné - Diddy -

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 20:23
  


Le titre de l'article : Les amazones de la blogosphère.

Aifelle a relayé l’info et Véro propose la lecture de l’article sur son blog. Quelques blogueuses sont citées (j’en fais partie ) et d’autres témoignent.
 

L’article présente bien la blogosphère littéraire mais aurait peut-être pu évoquer un peu plus la diversité qui fait sa richesse. Quelques exemples :

-                           -  J’aurais bien aimé que les challenges, swap, lectures communes… soient évoqués.

-                           - Toutes les blogueuses ne sont pas enseignantes, bibliothécaires ou femmes au foyer (mêmes si ces catégories sont bien représentées). Certaines sont aides-soignantes, comptables, informaticiennes…
                   -  Si certaines blogueuses lisent 20 livres par mois, d’autres en lisent 5 ou 6.

Ceci dit, l'article est intéressant et c'est chouette que l'on s'intéresse à nous ! Un petit clin d’œil aux messieurs de la blogosphère littéraire : Et oui... parfois le féminin l’emporte sur le masculin  

Le décryptage de Ficelle
 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 17:46

 

Stock 2009 - 208 pages 

Laura a dix-sept ans. Nous faisons sa connaissance à la sortie du train qui la mène à Bergen, où elle est attendue comme jeune fille au pair dans une famille allemande. Très vite nous comprenons que la jeune fille est mal dans sa peau depuis un drame qui a déchiré sa famille et que ce séjour en Allemagne a pour but principal de fuir son domicile. Mais l’éloignement ne l’empêche pas de revivre, dans sa tête, les derniers mois passés en France. L’ambiance chez les Bergen ne contribue pas à faire revenir la joie dans son esprit. Il se passe quelque chose d’étrange dans cette famille, les choses ne tournent pas rond. Laura mettra quelque temps à comprendre quoi… Elle se raccroche aux tâches ménagères, qui l’occupent plus ou moins, entreprend de lire Thomas Mann et plus surprenant,  « Mein Kampf » découvert chez le grand-père Bergen. Peu à peu elle crée des liens avec les membres de la famille, assez laborieusement en raison de la barrière de la langue. Les mystères de la famille se dévoilent et l’on se dit qu’elle n’est pas tombée dans la famille idéale pour reprendre goût à la vie.  

J’aime beaucoup Brigitte Giraud et j’ai presque tout aimé ce que j’ai lu d’elle (seul « l’amour est très surestimé » m’avait un peu déçue).  Ici, point de déception, je suis entrée très facilement dans ce roman et l’ambiance plombante ne m’a pas découragée. Je n’ai pas été fille au pair en Allemagne, mais j’ai fait quelques séjours chez des correspondants allemands, à la même époque. Je me suis remémorée quelques sensations décrites par la narratrice. Fort heureusement pour moi, les familles d’accueil étaient moins perturbées. Ce roman, c’est donc l’évocation d’une époque et un lieu (les années 80 en Allemagne, avant la chute du mur) mais aussi une sorte de roman initiatique qui décrit le passage de l’adolescence à l’âge adulte. La fin est un peu dérangeante pour nous lecteurs (en tout cas pour moi), mais curieusement semble aider Laura à sortir de sa léthargie...

 

Laure et Clarabel soulignent à juste titre qu’il ne faut pas lire la quatrième de couverture…

  L'avis de Landibiblog et d'Antigone

  Challenge du 1% littéraire 2009

challenge 2 % : 8/14
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 17:09

La récup'
Points 2009 (Fayard) - 214 pages

C’est l’histoire d’un ex-bandit, serrurier de métier, qui replonge « juste une fois » dans un casse qui s’annonce sans risque. Tout se passe pour le mieux, sauf sa récompense qui se transforme en une raclée laissant le pauvre homme à demi-mort sur le quai d’une gare. Envolés les dix mille euros promis par les complices ! Après une période d’abattement, toute relative car même dans le malheur notre serrurier garde le sens de humour, l’homme décide de récupérer à n’importe quel prix son pécule. Il ne sait pas encore où il met les pieds mais ne tarde pas à découvrir un vrai panier de crabes ! Qu’importe, il ira jusqu’au bout, quitte à se frotter aux hommes de pouvoirs impliqués dans l’histoire (un ministre notamment).

 

Ce roman ressemble assez peu à mes lectures habituelles. Je l’ai lu par curiosité, après avoir croisé plusieurs fois l’auteur (ou du moins ses livres) sur le blog de Cathe. J’ai bien aimé le ton humoristique que prête Jean-Bernard Pouy à son narrateur (le serrurier) ainsi que les nombreuses expressions argotiques très amusantes utilisées tout au long texte. Je l’ai lu pendant les fêtes, une page par-ci, une page par-là.  C’était parfait pour la période, une bonne détente sans prise de tête.

 

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 15:27
  photo-1-6453.JPG



    Les créateurs de Bob sont deux de mes enfants (19 et 12 ans)

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 18:21


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 Le Livre de Poche (éditions Lattès 2007) - 312 pages 

On sait tous que l’on ne s’amuse pas tous les jours en Iran, l’actualité nous le rappelle régulièrement. Ce que l’on sait moins, c’est que ce pays cache une facette plus souriante, que l’on ne peut connaître qu’en fréquentant ses habitants. Dans « Passeport à l’iranienne », Nahal Tajadod nous présente cet Iran pittoresque, sans toutefois nous cacher ses maux et ses faiblesses.

 

Née en Iran, Nahal Tajadod a quitté son pays à  17 ans pour rejoindre la France, où elle réside aujourd’hui. Elle retourne régulièrement dans sa terre d’origine pour y voir sa famille et ses amis. En avril 2005, alors qu’elle se trouve en Iran et doit renouveler en urgence son passeport pour la France, elle se trouve embarquée dans une série de péripéties assez cocasses. En effet, la bureaucratie est telle que pour avoir une chance d’obtenir le précieux sésame dans un délai raisonnable, la seule solution est d’utiliser des réseaux parallèles plus ou moins fiables. Par ses relations, elle finit enfin par y parvenir, non sans mal et après avoir côtoyé des personnages hauts en couleur, que nous découvrons au fil du roman : deux photographes multicartes, un médecin qui arrondit ses fins de mois de curieuse façon, un installateur de paraboles qui ne recule devant rien pour satisfaire ses clients…

 

J’ai bien apprécié cette façon amusante de découvrir un pays. J’ai été surprise par l’envers du décor, par la débrouillardise dont font preuve les habitants pour contourner les nombreuses  restrictions dont ils sont victimes. On les imaginerait volontiers cloîtrés chez eux à se morfondre. Si l’on en croit ce témoignage, ce n’est pas vraiment le cas. Ceci dit, l’humour de la narratrice ne suffit pas à donner envie d’y habiter…
 
 Les avis de Keisha - Solenn -  

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 10:00



Denis, blogueur et grand passionné de l’œuvre d’ Albert Camus propose de rendre hommage au prix Nobel de littérature, ce 4 janvier 2010. Cela fait en effet 50 ans aujourd’hui que l’auteur nous a quitté brutalement, dans un accident de voiture.
 

nullJe présenterai, en fin de mois, un de ses livres les plus célèbres « l’étranger » (dans le cadre du défi « J’aime les classiques »). En attendant, je vous propose les premières lignes du roman, dont je possède une édition poche de 1966 aux pages jaunies. J'aime beaucoup la couverture.
Aujourd'hui, maman est morte. Où peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.

Pour consulter la liste des blogs qui rendent hommage à Camus aujourd'hui, rendez-vous chez Denis

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 09:16

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Si c'est un homme

       Pocket (juliard 1987-traduit de l'italien) - 315 pages - permière parution en 1947

« Alors, pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d'un homme. En un instant, dans une intuition quasi prophétique, la réalité nous apparaît : nous avons touché le fond. Il est impossible d'aller plus bas : il n'existe pas, il n'est pas possible de concevoir condition humaine plus misérable que la notre. Plus rien ne nous appartient : ils nous ont pris nos vêtement, nos chaussures, et même nos cheveux ; si nous parlons, ils ne nous écouteront pas, et même s'ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom : et si nous voulons le conserver, nous devrons trouver en nous la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous, de ce que nous étions, subsiste ». 

Primo Levi est né en 1919 en Italie, dans une famille bourgeoise d’origine juive. En 1943, il vient tout juste d’adhérer à un mouvement de résistance, quand il est arrêté et déporté à Auschwitz. Il en ressortira miraculeusement en janvier 1945 après avoir connu l’enfer, qu’il raconte et analyse dans « si c’était un homme ». 

Primo Levi nous explique comment, conçu pour broyer l’individu, le camp de concentration fabrique des sous-hommes dont la seule préoccupation est de tenter de survivre. Devenu esclave, affamé et luttant contre les maladies, le détenu doit faire face à une organisation complexe qu’il doit intégrer au plus vite pour avoir une petite chance de rester vivant. S’ajoute à cela une lutte perpétuelle entre les détenus eux-mêmes. Chacun doit faire preuve de ruse pour ne pas mourir de froid ou d’épuisement, quitte à pénaliser les autres. Ce qui impressionne, dans l’expérience personnelle de Primo Levi c’est sa lucidité de tous les instants face à ce qu’il vit, et sa capacité à rester un homme quoi qu’il arrive, réussissant même à nouer des relations d’amitié. De constitution plutôt faible, c’est son mental qui l’a sauvé (et la chance, bien-entendu). 

Voilà un livre qui me faisait peur et dont je remettais toujours la lecture à plus tard. Le choix du blogoclub m’a forcé la main, c'est une bonne chose. Je voudrais encourager ceux qui, comme moi, hésitent à se lancer. Le sujet est difficile, il faut prendre sur soi, mais j'ai trouvé la lecture moins insoutenable que je l'imaginais. Sans doute parce que Primo Levi s’exprime calmement, sans haine ni passion, avec une grande humanité. Grâce à la réflexion philosophique qu'il retire de sa terrible expérience, il nous apporte des clés pour une meilleure compréhension de l'être humain.

nullUn témoignage impressionnant à côté duquel il ne faut pas passer.
 

blogoclubdefi_classique.jpg

  Les avis de
  Thais - Mango - Lisa - Cathe - Papillon - Soie - katell - Manu - Cagire - Martine - MarieKarine - OriDenis - Jumy - Arlette - DelLoumina - Diddy - MidolaNina - NolTaylor Thalia - BooklineGrominou - MirontaineCocolas - Amy - Catherine - Karine -
 

  Autres oeuvres de Primo Levi :
  La trève : Keisha - Nanne -
  Lilith : Praline 
 
  Autres billets sur le thème de la littérature iltalienne :
  Soie - Alessandro Baricco : Stephie
  A l'insu de la nuit - Rossetta Loy : Yvon
  Malavita encore - Tonino Benequista : Gio
 


Prochaine lecture : le 1er mars. Au choix : Maudit Karma de David Safier et Saga de Tonino Benacquista

Si je vous ai oublié, n'hésitez pas à vous signaler.

 

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 09:15
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 21:54

 

Un petit bilan quantitatif tout d’abord :

- 76 livres lus (contre 59 livres l’an passé)
- 70 % de littérature francophone (comme l’an passé).

 

Un moment fort :

Le  prix Landerneau. Une sélection de grande qualité, un échange très intéressant avec les autres participants.

 

Quelques livres qui ont particulièrement retenu mon attention (le choix a été difficile) :

 

Littérature française :

L’origine de la violence – Fabrice Humbert
A l’angle du renard – Fabienne Juhel
Le remplaçant – Agnès Desarthe
Avec tes mains – Ahmed kalouaz

 

Littérature étrangère :

Cette vie - Karel Schoeman
La plage - Marie hermanson 
 

Premiers romans :

Manhattan - Anne Revah 
La peine du menuisier - Marie Le Gall
Dis oui Ninon – Maud Lethielleux
L’ancre des rêves – Gaëlle Nohant

J'ai l'eau à la bouche en pensant aux belles lectures que je ne manquerai pas de faire en 2010, très certainement...

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