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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 23:00
Je n'ai pas vraiment envie de mettre des photos de moi sur le blog. Aujourd'hui, je déroge pourtant un peu à la règle… 
J'avais 4 ou 5 ans. Je vivais les années 68 loin de l'agitation des villes, dans un petit village de Bretagne, au bord de la mer. On y mangeait de bonnes crêpes, comme le témoignent mes bonnes joues de l'époque.
C'était un autre temps (je parle comme une petite vieille) : Il n'y avait pas internet, bien-sûr, mais nous n'avions pas non plus de télévision, ni de téléphone.
Je ne savais pas encore lire… Je me demande comment j'occupais mon temps !
Il était une fois d'autres petites filles :
et d'autres ?
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 23:52
Editions P.O.L -2007 - 247 pages
Une femme raconte l'intense souffrance qu'elle endure depuis la perte de son enfant de 4 ans et demi, Tom. Elle ne peut surmonter cette épreuve, malgré le temps qui passe. Les jours se suivent et se ressemblent. Elle est enfermée dans sa douleur.
J'ai pris ce livre au rayon "Nouveautés" de la bibliothèque. Son titre me disait quelque chose, sans parvenir à me souvenir si j'en avais entendu parler en bien ou en mal. Au bout d'une centaine de pages je me suis posé la question d'arrêter la lecture, tant elle me coûtait. Je me sentais mal à l'aise, sachant qu'il ne s'agissait pas d'un témoignage. J'ai tout de même choisi de le lire en diagonale pour pouvoir en parler.
Bien sûr, j'ai été touchée par ce personnage de mère, j'ai moi-même des enfants. Mais j'ai eu l'impression de lire la même page du début jusqu'à la fin, que ce livre n'était qu'un long cri de douleur. Aucun répit dans la souffrance, cette mère est comme enterrée vivante, sans espoir de voir s'atténuer un peu la douleur avec le temps. Pourquoi écrire un livre aussi noir quand on a pas vécu soi-même un tel drame ?
Par ailleurs, le concept de ce livre m'a dérangée. Ce n'est pas un récit et je n'ai pas eu l'impression de lire un roman.
  
Clarabel et Gawou et Sophie ont aimé
Thom n'a pas aimé
 
Le 21/10/07 : Je me rends compte que je n'ai pas assez développé mon argumentation dans ce billet. Je vous engage donc à lire les commentaires ci-dessous, en particulier l'échange avec Lily qui m'a donné l'occasion de développer d'avantage.
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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 23:00
Editions P.O.L. 2007 357 pagesL'histoire :
Ce livre n'est pas un roman, comme on pourrait le croire, mais un récit autobiographique. Emmanuel Carrère nous livre une période de sa vie pendant laquelle il mène une sorte d'enquête sur un tabou familial : la disparition soudaine, en 1944, de son grand-père maternel, soupçonné d'avoir collaboré avec l'occupant. Ce grand-père, d'origine russe, était un être extrêmement tourmenté.
 
Pour approcher un peu l'âme de ses ancêtres, il décide d'aller en Russie tourner un reportage sur un sujet qui n'est pas en lien direct avec le grand-père, mais s'en approche. Un hongrois, disparu pour les siens, vient d'être identifié 56 ans après avoir été fait prisonnier par les Russes. Il croupit dans l' hôpital psychiatrique de la ville de Kotelnitch. Cette ville a tout pour déplaire : pauvre, sale, voire glauque. Pourtant Emmanuel éprouvera le besoin d'y retourner, pour y filmer les habitants. Le film s'appelle : Retour à Kotelnitch. Un évènement tragique le fera revenir, une troisième fois, à Kotelnitch
Parallèlement à cette quête des origines, Emmanuel Carrère nous fait vivre la relation passionnelle qu'il vit avec une jeune et jolie femme, Sophie.
Il aborde également les relations qu'il entretient avec sa mère, Hélène Carrère D'Encausse, historienne réputée et secrétaire perpétuelle de l'Académie française. Cette dernière lui a demandé avec insistance de ne pas écrire sur ce grand-père avant sa mort.
 
Mon avis :
Je dois vous dire que ce livre m'a bousculée. J'ai aimé cette lecture tout autant qu'elle m'a dérangée. 
Je n'ai pas été choquée par le fait que l'auteur ne respecte pas la demande de sa mère, car il me semble qu'à partir du moment ou ce pseudo-secret pesait sur sa vie au point de l'empêcher d'être heureux, il était en droit de le briser. Après tout, cette histoire est autant la sienne que celle de sa mère.
Je crois que ce qui m'a dérangée le plus, c'est la façon d'être et de penser de l'écrivain, égocentrique et déconnecté de la vraie vie, celle des gens qui se lèvent tôt le matin pour aller travailler. Je l'ai souvent trouvé horripilant, notamment quand il évoque sa vie sexuelle en long, en large et en travers et de façon assez crue.
En dépit de ce que je viens de vous dire, j'éprouve une certaine admiration pour cet homme car il faut du courage pour se mettre ainsi à nu. Il ne cherche aucunement à cacher ses défauts et ses faiblesses et se montre tour à tour dépressif, égoïste, manipulateur…
Je dois dire aussi que j'ai trouvé assez passionnante cette quête des origines ainsi que l'histoire de ce grand-père un peu fou, dont l'ombre plane sur la famille. Les voyages en Russie, qui montent le pays sous un angle inhabituel, m'ont également intéressée.

Pour résumer, c'est une lecture qui m'a plu, même si l'écrivain m'a sérieusement agacée..
-
Plusieurs blogueurs ont lu ce livre :
Anne-Sophie   Katell   Pascal  ….
 
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 15:55
  • Le dernier week-end d'octobre je ne serai pas à Brive… mais vous peut-être ?
    Si l'idée ne vous paraît pas farfelue, allez faire un tour chez Ecaterina.
     
    Cela vous permettra par la même l'occasion de découvrir l'univers de cette jeune femme pour qui : "la vie n'est qu'un joyeux voyage".
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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 23:43
Ce livre a été présenté plusieurs fois sur les blogs avec beaucoup d'enthousiasme. Je ne ferai pas exception à la règle.
 
Un homme raconte avec nostalgie les trois années qu'il a vécues aux côtés de son grand-père, quand il était enfant. Le vieil homme tenait Le Café de "l'Excelsior". L'enfant y côtoyait des personnages hauts en couleur auprès desquels il apprenait la vie des gens simples. La relation avec son grand-père était faite de tendresse et de complicité.
Ces douces années resteront à jamais gravées dans sa mémoire, comme la souffrance liée à leur fin brutale dont il ne guérira jamais vraiment :
 
"Nous délaissent sans prévenir les plus beaux de nos jours et les larmes viennent après, dans les après-midi rejouées de solitude et de remords, quand nous avons atteint l'âge du regret et celui des retours. Les visages et les gestes que nous traquons dans l'ombre des puits de nos mémoires, les rires, les bouquets, les caresses, les silences boudeurs, les taloches aimantes, l'amour et le don de ceux qui nous mènent au seuil de la vie creusent notre souffrance autant qu'ils nous apaisent."
 
Ce livre de moins de cent pages m'a fait penser au livre de Jeanne Benameur "les démeurées" Les deux histoires n'ont rien à voir l'une avec l'autre mais les deux textes sont des concentrés d'émotion et de poésie.
 
  
Ils ont beaucoup aimé :
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 23:39
La rencontre était organisée par la Librairie Dialogues. Elle invite chaque semaine, un ou plusieurs écrivains. C'était la première fois que je participais à une rencontre dans ce cadre. C'est avec Mammig à mes côtés, que j'ai écouté avec grand intérêt Philippe Claudel.
 
Tout d'abord, quelques questions lui ont été posées sur la rentrée littéraire, les critiques, les prix… Il a déploré la concentration des parutions dans une année (les fameuses saisons), nous a confié qu'il ne lisait jamais les critiques des journalistes, que cela ne l'intéressait pas. Concernant les prix, il a souligné que ce n'était pas un exploit d'en avoir un (2500 prix en France) et que c'était un phénomène très français, notre pays adorant les médailles. Quant au prix Goncourt pour lequel il est en lice, il a pronostiqué une année Amélie.
 
Après ces considérations générales, il est entré dans le vif du sujet. Il considère que ses trois derniers romans constituent une trilogie (Les Ames grises, La petite fille de M. Linh et le Rapport de Brodeck). Ce n'était pas son intention au départ mais c'est le sentiment qu'il a eu, une fois finie l'écriture du dernier. Le lien entre les trois oeuvres est le thème de la guerre et l'exploration de l'inhumanité. Après avoir écrit sur ces sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur, il a l'impression d'avoir tout dit, qu'il pourrait maintenant s'arrêter d'écrire. (On espère que non !).
 
 
 
 
Le style de chacun de ses livres est différent car il se laisse porter par la voix du personnage principal qui lui dicte le ton à donner.
 
Le déclenchement de l'écriture du Rapport de Brodeck est une phrase qu'il a rêvée : "je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien". A partir de cette phrase, il a écrit un roman parabole qui parle de la Shoah, du massacre de "l'autre collectif". Volontairement, il a gommé le contexte historique, pour que l'on ne puisse pas vraiment situer l'histoire ni dans un lieu, ni dans le temps. On sait tout de même qu'elle se déroule dans la sphère germanique.
Un homme appelé Brodeck se trouve contraint de rédiger un rapport sous la menace des habitants d'un village. Quelque chose de terrible s'est produit dans ce lieu et les habitants veulent se disculper.
 
Il revendique le "manque d'originalité" dans le choix de ces sujets, considérant qu'au fond, en littérature, ce sont toujours les mêmes thèmes qui sont abordés, mais de façon différente.
 
Quelqu'un lui a demandé pourquoi il n'écrivait pas sur le présent, mais uniquement sur les guerres du passé. Il a répondu qu'au contraire il avait en tête les guerres d'aujourd'hui lorsqu'il écrivait. Dans les "Les âmes grises", notamment, il a avait en tête la guerre en Ex-Yougoslavie autant que celle de 14-18.
 
Il a voulu écrire un roman de mémoire en ayant un réel soucis humaniste. Il considère que son livre est tragique mais pas désespéré car il y a aussi des moments de bonheur et d'espoir dans l'histoire. Pour lui, l'amour est un moteur puissant et parfois le seul auquel on peut se raccrocher. Il a voulu que la fin du roman donne une note d'optimisme.
 
 
Je ne vous ai pas tout dit pour ne pas faire trop long, mais j'espère avoir été fidèle à ses propos. Je suis très impressionnée par le talent de l'écrivain et la personne m'a intimidée. J'ai acheté Le rapport de Brodeck, je l'ai fait dédicacer, mais je n'ai pu aligner que les deux mots suivants : "Merci" et "au revoir". Dommage !
 
Je participe depuis plusieurs années aux rencontres de lecteurs organisées dans le cadre du prix des lecteurs Inter-Ce. Une intimité se crée très vite avec l'auteur car nous sommes peu nombreux et nous connaissons. Cela n'a été le cas ici, vu le monde, mais j'ai tout de même apprécié la rencontre, car Philippe Claudel est quelqu'un de très cultivé et passionnant à écouter. Je me plongerai très bientôt dans Le rapport de Brodeck . Je pense que cette rencontre donnera à ma lecture un éclairage intéressant.
 
Nous avons discuté un moment, Mammig et moi, sur le parvis de la librairie et avons vu Philippe Claudel sortir. Il nous a fait un petit signe de main que nous avons bien apprécié, en guise de conclusion à la soirée.
 
 
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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 23:14
Gallimard - 168 pages
Dans ce roman, Anne Wiasemsky évoque des épisodes de son enfance, bercée par la célèbre chanson d'Edith Piaf l'hymne à l'amour.
Avec nostalgie, la romancière se souvient de son père, mort trop tôt, alors qu'elle était encore adolescente. Elle se souvient de sa maladie, terrible moment pour tous, mais aussi de sa joie de vivre avant qu'il ne tombe gravement malade. C'est avec beaucoup d'émotion qu'elle parle de cet homme, trop peu connu, mais tant aimé.
Elle se souvient de sa mère écoutant en boucle l'hymne à l'amour après un chagrin d'amour qui l'avait brisée. Le couple qu'elle formait avec son père était "libre", chacun vivant ses amours de son côté.
De très belles pages sont également consacrées à Madeleine, la baby-sitter. Elle était jeune, jolie et dévouée. Elle fredonnait souvent l'hymne à l'amour. Anne et son frère l'adoraient. Elle s'occupait d'eux quand leurs parents s'absentaient, trop souvent, pour vivre leur vie d'adulte.
La dernière partie du livre est consacrée à la rencontre avec Maud, la maîtresse de son père. Leur chanson fétiche à tous deux était aussi la chanson de piaf…
 
C'est un livre très personnel. Avec beaucoup d'émotion, Anne Wiasemsky nous fait partager des souvenirs très intimes. Comme beaucoup d'enfants, elle a connu des joies et peines. Et c'est avec beaucoup de talent qu'elle parvient à trouver les mots justes pour parler de cette période de sa vie qui ne date pas d'hier, mais dont le souvenir paraît être resté intact dans sa mémoire. J'ai particulièrement aimé les pages consacrées à son père. Quel bel hommage ! Il n'était pas parfait, certes, mais ses défauts sont évoqués avec tant de tendresse.
 
J'aime beaucoup l'écriture mélancolique de la romancière et il me tarde de continuer à explorer son œuvre.
 
Je remercie Alice de m'avoir si gentiment prêté ce livre, sachant d'avance qu'il me toucherait.
 
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 21:29
Un petit mot pour vous dire que j'ai participé ce soir à une rencontre d'auteur. J'ai eu la chance d'écouter (et de voir) Philippe Claudel. Je vous ferai un compte-rendu en fin de semaine, quand j'aurai un peu plus de temps.
La soirée était pour moi l'occasion d'une autre rencontre, fort sympathique, puisque que je rencontrais Mammig dont je connais le blog depuis la création du club de lecture des blogueuses.  Comme moi, elle habite le Finistère-Nord.
Nous avions rendez-vous dans la librairie qui organisait la rencontre.
Elle m'avait donné comme signe distinctif pour la reconnaître, la couleur de ses chaussures (vert fluo). J'ai donc scruté les pieds des clientes de la librairie pendant cinq bonnes minutes (il avait du monde) mais c'est elle qui m'a repérée !
Nous avons dû attendre la fin de la rencontre pour papoter un peu et nous présenter car nous ne connaissions pas grand chose l'une de l'autre. Nous avons ensuite parlé de nos récentes lectures, des blogs que nous fréquentions… L'échange a été un peu bref car nous devions chacune retrouver nos familles respectives pour le dîner, mais avons convenu de nous retrouver dès que possible pour un petit thé dans cette même librairie (qui fait également salon de thé, et ça c'est génial !).
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 23:00
Editions de l'Aube (format poche) 206 pages
 
L'histoire :
 
Au début du roman, on fait la connaissance d'Amina, une jeune algérienne qui vit avec ses parents dans un petit village ou le "qu'en dira t'on" régit les vies. Elle décide de s'enfuir pour ne pas se marier avec l'homme que ses parents ont choisi pour elle. Quelques temps après, on la retrouve dans un camp de réfugiés ou sont accueillis les victimes d'un tremblement de terre. Elle prétend avoir tout oublié de son passé et commence une nouvelle vie. Mais un jour une femme arrive au camp. Elle cherche sa fille et la reconnaît sous les traits d'Amina. La jeune fille accepte de suivre l'inconnue jusqu'à sa maison, mais ne reconnaît pas les lieux, pas plus qu'elle n'a reconnu la femme.
 
Mon avis :
 
Régulièrement, tout au long du roman, la jeune fille s'adresse à nous lecteurs. Mais il nous faut attendre la fin du roman pour comprendre qui est cette jeune fille et quel mystère qui se cache derrière ses identités multiples. La construction du roman est complexe. Il faut accepter d'avancer dans le roman sans savoir où on va, comme le fait la jeune fille pour affronter son passé.
Ce livre est l'occasion pour Maissa Bey d'aborder des sujets qui lui tiennent à cœur : la question de la liberté des femmes en Algérie tout d'abord, sujet qui lui est familier puisqu'elle se bat au quotidien contre les mentalités archaïques de son pays. Elle dénonce aussi les autorités qui ferment les yeux quand se construisent des bâtiments incapables de résister aux tremblements de terre. Elle s'indigne face aux comportements fatalistes lorsque des catastrophes naturelles brisent des vies :
 "Une vie, deux vies, dix vies, des centaines de vies, c'est rien pour eux ! Une femme, un enfant, une mère, une épouse, un fils, c'est rien, c'est rien du tout".
 
J'ai trouvé dans ce roman la femme sensible et déterminée que j'ai eu la chance de rencontrer lors de la présentation de son roman "bleu, blanc, vert"  (ICI). Une femme qui se bat pour son pays et qui nous aide à le comprendre.
 
Une romancière algérienne qui mérite d'être lue.
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 23:00
Editions de l'Ampoule, 178 pages

Cet été, je vous ai présenté Les Giètes de Fabrice Vigne. Séduite par le style de l'auteur, j'ai eu envie de lire TS, son premier roman. Ce livre avait fait l'unanimité au sein de mon comité de lecture à sa sortie, en 2003. Mais à l'époque, je n'avais pas été tentée de le lire.

 

 
L'histoire : 
 
TS comme Tentative de Suicide…
Un adolescent hospitalisé (on devine rapidement la raison) tente de communiquer avec un "Monsieur Bernardini" que l'on suppose être un psy. Curieusement, le langage n'est pas aisé pour ce jeune garçon amoureux des mots, qui ne quitte jamais un vieux dictionnaire offert par sa grand-mère.
Devant les difficultés rencontrées par l'adolescent, Monsieur M. Bernardini lui suggère d'écrire. C'est ainsi qu'en partant de mots pris au hasard dans le dictionnaire, le jeune homme se dévoile peu à peu, racontant à demi-mots sa douloureuse histoire.
*
Un extrait :
 
Chapitre deux, j'ouvre donc à une page paire. C'est la 320, premier mot en haut à gauche :
Dure-mère : n.f. Anat. La plus extérieure et la plus forte des trois membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière.
Alors là franchement, je suis scié. J'avais l'intention dans ce chapitre de parler de ma mère et je tombe sur la "dure-mère". Une coïncidence pareille c'est à se faire pèter la caisse, j'avais raison de faire une confiance aveugle.
 
Mon avis :
 
J'ai trouvé beaucoup de points communs entre "TS" et "les Giètes", bien que l'un parle de la jeunesse et l'autre de la vieillesse : Les deux héros sont dotés d'un humour qui leur permet de pratiquer l'autodérision, même dans les moments les plus difficiles. Tous deux ont la passion des mots, passion qui les aide à vivre. Les deux romans traitent de sujets difficiles mais aucun n'est désespéré, ce que j'ai vraiment apprécié.
C'est un livre qui, je pense, doit plaire aux adolescents. Si la plupart des ados traversent une adolescence "normale", tous passent par des moments difficiles. J'imagine qu'ils peuvent s'identifier au personnage Luc ou retrouver certains de leurs camarades, rejetés parce que trop différents.
A nous adultes, le livre peut permettre de comprendre un peu mieux certains comportements qui nous laissent parfois perplexes. 
 
Pour finir, une petite phrase extraite du livre, que j'ai trouvée très belle. J'aurais pu en choisir d'autres, il y a plein de petites merveilles.
 
"Les mots ont des rapports invisibles entre eux parce que tous les mots qui existent, finalement, ne sont jamais construits qu'avec les mêmes vingt-six lettres."
 
Un très beau livre, poignant et intelligent.
 
Je n'ai trouvé aucun billet se rapportant à Fabrice Vigne dans le "google-blogs de lecture" de Camille. Quelqu'un passant par ici aurait-il lu un de ses livres ?
 
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