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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 00:04
En octobre, après ma visite au salon du livre à Carhaix, je me suis promise d'aller à la rencontre de littérature bretonne que je ne connais pas, bien qu'étant bretonne ! Guidée par Yvon, le spécialiste, j'ai choisi trois livres parmi les auteurs présentés à ce salon :
La nuit blanche – Hervé Bellec / Crédit Fric à Brest – Laurent Ségalen / Au-dessous du Calvaire – Hervé Jaouen
Je ne vous présenterai pas "Crédit fric à Brest" car je n'ai pas accroché. L'écriture, proche du parler, m'a gênée dès le départ. Il est vrai aussi que je ne suis pas très "polar". Pour en savoir plus sur ce livre, rendez-vous chez Yvon qui en parle très bien et qui a beaucoup aimé (ici).
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 Edition Coop-Breizh (poche)
Avant de commencer "la nuit blanche", il faut s'armer d'un bon moral, surtout pour les cinquante premières pages. Une femme de trente-huit ans se meurt dans un hôpital. Le narrateur fait partie des amis qui sont là quand il le faut. Abattu et sous le choc, il fait le récit des dernières heures de Gwen. Rien n'est passé sous silence : l'agonie, le dernier souffle mais aussi les heures qui suivent le décès : la veillée puis les obsèques.
 
Il y a de la révolte et une grande tristesse dans les propos du narrateur. Pourquoi Gwen ? Pourquoi si jeune ? 
Toutefois, l'évocation des bons moments passés avec l'absente et les retrouvailles avec les amis donnent au récit une certaine chaleur. En refermant le livre, on a l'impression, nous aussi, d'avoir connu Gwen.
 
La réflexion de l'auteur sur la mort et la façon de l'aborder dans nos sociétés m'a interpellée. Plus jeune, comme beaucoup d'entre nous, il trouvait ridicules et dépassés les rites autour de la mort. Confronté au décès de son amie, il apprécie que les choses ne soient pas expédiées, que l'on prenne le temps de se séparer de l'être aimé, en rapatriant le corps à la maison, en le veillant… Non croyant, il accepte l'enterrement et ne trouve pas si choquant, au final, le café-crêpes qui suit la cérémonie. Il en vient à la conclusion que ces rites sont préférables aux funérarium et crématorium des sociétés modernes.
 
Le Finistère évoqué dans ce livre est bien celui que je connais, encore marqué par des traditions un peu pesantes mais auxquelles je dois reconnaître une certaine humanité. J'ai retrouvé des paysages qui me sont familiers, l'atmosphère des villages du centre Bretagne qui se vident… 

Une lecture éprouvante mais intéressante.
 
 Merci à Yvon pour cette découverte(son avis ici).  

 

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 18:32
  • Editeur : Actes Sud (Collection : Babel)

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Dans cet ouvrage à forte résonance autobiographique, une femme écrivain nous fait vivre les quatre années qu'elle passe à combattre l'autisme de son enfant. Elle consacre ses journées à tenter de le sortir de son enfermement, à apaiser ses souffrances. Pour cela, elle n'hésite pas à entrer dans son monde étrange et effrayant. Refusant l'avis des spécialistes, elle se fie à ses intuitions, alternant les moments d'exaltation quand de petits progrès se font sentir et les moments d'abattement quand l'enfant régresse et que tout s'écroule.
 
Il y a une seconde histoire dans ce livre (une sorte de roman dans le roman) car cette maman, quand elle peut se libérer, essaye d'écrire. Le personnage principal de cette deuxième histoire s'appelle Blanche et sa vie est une tragédie. J'ai eu un peu de mal avec l'intrusion de Blanche dans "Le petit prince Cannibale", sans toutefois que cela gâche ma lecture.
 
Vous l'aurez deviné, j'ai beaucoup aimé ce livre qui parle si bien de l'amour maternel. Etre mère apporte beaucoup de bonheur mais c'est aussi une source de frustrations quand on doit s'oublier pour le bien de son enfant. C'est le choix douloureux de la narratrice quand elle met sa vie d'écrivain entre parenthèses pour se donner corps et âme à un petit prince qui souffre. 

"Il faut, Sylvestre, que j'accepte d'être moins exaspérée par tes crises de violence, ces ornières où tu tombes si souvent. Il faut que j'accepte de ne plus écrire, de remettre mon livre sans cesse à demain avec tout le malaise que cela fait naître en moi. Il faut que j'accepte enfin que tu me prennes tout et que tu ne me donnes presque rien."
 
Il convient de préciser que ce livre n'est pas uniquement un témoignage sur la difficulté d'élever un enfant autiste, c'est aussi une œuvre littéraire à part entière, d'une grande sensibilité.
 
Un livre qu'on ne peut quitter une fois commencé…
 
Merci à Florinette et Anne de m'avoir donné envie de découvrir Françoise Lefèvre Je ne vais pas m'arrêter là avec cet auteur, cela va de soit ! 

Ce livre a obtenu le Goncourt des Lycéens en 1990

 

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 17:38

Overblog m'a passée d'office en version 2 aujourd'hui même. Tout à l'air de se passer correctement et pour l'instant je suis plutôt contente des nouvelles fonctionnalités proposées. Merci de me signaler les anomalies éventuelles.

Je vous offre un petit macaron pour fêter l'événement.

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 00:25
Editions Sabine Wespieser - 2007
L'histoire :
Inquiète de ne plus avoir de nouvelles de l'homme qu'elle a aimé autrefois, Anne décide de lui rendre visite en Russie, où il est parti avec l'idée de reconstruire une nouvelle vie.
 
Pendant les longues heures de voyage en transsibérien, elle lit, observe les gens et les paysages et surtout laisse vagabonder son esprit. Elle ne peut s'empêcher de penser à l'amie qu'elle a laissée à Paris, la vieille dame au canapé rouge. Arrivée à destination, elle a fait du chemin y compris dans sa tête et le besoin de retrouver l'homme s'est évanoui.
Mon avis :
J'ai un sentiment assez partagé sur ce livre car je me suis ennuyée jusqu'à la page 64 (le livre fait 145 pages). Le voyage en train, avec la description des paysages et des brefs échanges avec les passagers ne pas captivée.
 
En revanche j'ai aimé les passages ou elle se remémore les visites chez la vieille dame et nous fait partager la douce complicité qui les lie toutes les deux. C'est une belle histoire d'amitié entre deux femmes de générations différentes, la plus âgée aidant l'autre sans le savoir à accepter de vieillir sereinement. La fin de l'histoire est très belle. 
 
Faire un voyage en train pour faire du chemin dans sa tête...
Moustafette, Bellesahi ,Lily , Papillon ... ont aimé ce livre.
Sophie  Gambadou et  Cathe ont moins apprécié.
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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 20:34

 

 

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 22:06
Cela faisait un petit moment que je n'avais pas été taguée ! Mais Joëlle a eu l'extrême gentillesse de penser à moi alors allons-y!
 
Avant toute chose je dois vous exposer le règlement :
 
Ecrire le lien de la personne qui nous a tagué
 
Préciser le règlement sur son blog
 
Mentionner six choses sans importance sur soi
 
Taguer six autres personnes en mettant leur lien
 
Prévenir ces personnes sur leur blog respectif
 
Voilà donc six choses sans importance sur moi :
 
1/ J'ai peur des souris et encore plus des rats, même en dessin animé. J'ai eu quelques craintes durant les quinze premières minutes de Ratatouille, j'ai cru que je ne tiendrais pas jusqu'au bout. Mais, soutenue par ma plus jeune fille, j'ai été très courageuse et je n'ai pas craqué.
 
2/ je suis incapable de parler tout en conduisant, ou alors à 30 à l'heure… Inutile de vous dire que le matin, quand je conduis mes enfants à l'école, ils ne m'adressent jamais la parole.
 
3/ J'ai toujours une tasse de quelque chose à moitié vide. Je la trimbale partout dans la maison, je l'oublie, je la laisse refroidir, je la réchauffe au micro-onde… Souvent j'en ai deux ou trois "en cours".
 
4/J'ai toujours peur que mes enfants prennent froid. Je les bassine donc (même les grands) pour qu'ils ferment leur blouson, qu'ils mettent une écharpe…
 
4/ Quand je rentre chez moi, je me précipite à l'ordinateur pour voir si j'ai des messages. Je suis un peu accro (juste un peu).
 
5/ Quand je regarde (rarement) le journal télévisé, je ne peux pas me concentrer sur ce que dit le présentateur si sa cravate est moche ou mal assortie avec sa tenue. Je sais, c'est idiot, mais je n'y peux rien.
 
6/ Quand j'achète du chocolat blanc (amandes-noisettes par exemple) je ne peux pas en garder pour le lendemain. Je me goinfre la tablette dans la journée.
 
Je passe le relai à : 
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 00:18
Editions :  Au  diable vauvert 2007
L'histoire :
Porteurs d'âmes est un roman à trois voix. Léonie est une jeune africaine de 20 ans qui vient de s'échapper d'une maison où elle était séquestrée depuis l'âge de 8 ans, subissant un véritable calvaire, violée et battue chaque jour. Cyrian est un fils à papa, étudiant à l'école européenne supérieure des sciences (EESS). Le troisième personnage, Edmé, est un flic d'une cinquantaine d'années blasé par son métier et par dégoûté par la vie.
Ces personnages, tous aussi différents les uns des autres, vont se trouver mêlés à une même histoire mais jusqu'à la moitié du livre, on les suit séparément :
Léonie, sans argent après sa fuite, teste pour un laboratoire un médicament aux effets secondaires angoissants. Cyrian, le jeune privilégié, rejoint une sorte de confrérie qui lui propose un voyage extracorporel. Edmé le flic, mène une enquête suite à la découverte d'un corps dans la Marne. Son intuition le pousse à approfondir les investigations…
 
Mon avis :
Voilà le genre de roman (présenté comme policier et d'anticipation) vers lequel je ne vais pas spontanément. Je l'ai lu parce qu'il se trouve dans la sélection du Prix Inter-ce auquel je participe. En dépit de mes à priori, je me suis attachée très vite aux personnages et j'ai bien apprécié ma lecture. Je l'ai lu quasiment d'une traite, profitant d'un dimanche pluvieux.
Au départ, j'ai eu quelques difficultés à supporter la violence omniprésente : le calvaire de Léonie, les découvertes macabres d'Edmé, la violence du parcours initiatique imposé à Cyrian pour intégrer la confrérie des titans. Puis j'ai compris que l'auteur avait un message à faire passer, qu'il se servait de cette histoire pour dénoncer la violence de la société et son injustice. Bien au chaud dans nos maisons et notre confort, nous fermons les yeux sur ce qui se passe autour de nous… Ce livre réveille nos consciences comme il réveille celle de Cyrian, le gosse de riche, quand son âme quitte son corps pour un étonnant voyage.
Il ne faut pas trop en dire pour ne pas casser le suspense car c'est aussi  un thriller même si on ne peut pas le réduire à cela. 
 
Un voyage dans l'âme humaine qui donne à réfléchir...
 
Un autre avis sur biblioblog
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 23:58
Il n'est pas toujours facile de parler d'un livre… raconter une rencontre, c'est parfois plus difficile encore. Comment traduire avec des mots la soirée que je viens de passer ? J'ai hésité à faire un billet parce que je savais d'avance qu'il me serait impossible de tout dire.
 
Fabrice vigne est quelqu'un de très sensible, à l'image de ses écrits. Il était invité par la bibliothèque de ma ville pour parler de son dernier roman "Les Giètes" publié chez Thierry Magnier dans la collection "Photoroman". C'est avec beaucoup d'émotion qu'il nous a parlé de ce livre dont les personnages sont inspirés de sa propre histoire.
J'ai découvert Les Giètes il y a quelques mois et j'ai eu un coup de cœur. (J'en parle ici et .). J'avais eu à cette époque un échange de mails avec Fabrice car en tapant le titre de son roman sur un moteur de recherche il était tombé sur mon billet et m'avait laissé un commentaire.
Pendant près de trois heures, Il a répondu à nos questions avec beaucoup de gentillesse, s'appliquant à répondre le plus justement possible. Nous avons parlé des Giètes tout d'abord, de sa construction à partir d'une douzaine de photos personnelles d'Anne Rehbinder dont il ne savait rien. Ensuite il nous a présenté ses autres livres (adultes et jeunesse). Pour finir, il  nous a parlé de son travail d'écrivain. Il ne cherche pas à vendre à tout prix. Il souhaite avant tout chose, avoir la possibilité de prendre le temps dont il a besoin pour peaufiner ses histoires.
J'ai acheté trois de ses livres (difficiles à trouver en librairie, il n'en reste que quelques exemplaires). Sur l'un d'entre eux (TS) il m'a offert une très jolie dédicace que je vous livre ici (les deux autres dédicaces sont également originales). Mais je dois d'abord vous expliquer comment il a procédé : il avait avec lui un vieux dictionnaire (pas n'importe lequel, celui du roman en question). Il m'a fait choisir un chiffre, il a ouvert le dictionnaire à la page correspondant au chiffre et il a choisi un mot :
 
 
 
J'ai lu aussi  tout dernièrement Jean 1er Le Posthume, roman historique. La suite est en cours d'écriture et devrait sortir cette année, toujours chez Thierry Magnier (roman jeunesse).
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Pour en savoir plus sur Fabrice Vigne : http://auteurs.arald.org/biogr/Vigne1969.html
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Un auteur à découvrir… et qu'en ce qui me concerne, je vais continuer à suivre. 
 
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 00:58
 
Samedi après-midi, je suis allée au vernissage d'une exposition de photographies proposée par la bibliothèque de Landivisiau (29) sur le thème suivant : 
 
Des écrivains de Bretagne sur leur lieu d'écriture.
 
Yann Le Neveu a eu l'idée fort sympathique de photographier des écrivains dans leur cadre de vie et d'écriture. Certains de ces auteurs sont très connus au niveau national comme Benoîte Groult, Erik Orsenna ou Patrick Poivre d'Arvor, d'autres moins car ce sont des auteurs régionaux. 
Pour chaque écrivain, plusieurs photographies sont présentées dans un même cadre. Cela donne un effet très vivant. L'intérieur de leur maison est parfois photographié, d'autres fois l'extérieur, selon l'inspiration du photographe et l'envie des auteurs eux-mêmes.
Nous avons pu échanger avec Yann Le neveu, qui parle très volontiers de ce travail qui le passionne. Je n'ai pas eu le temps de regarder en détail tous les cadres car j'étais pressée par le temps, mais je compte bien y retourner.
D'autres expositions seront organisées en Bretagne courant 2008. Ceux que cela intéresse trouveront les dates et lieux sur le site du photographe, que je vous engage à consulter. Il propose une petite visite virtuelle.
 
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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 12:50
Roman jeunesse - Editions Magnier 2005 
 
Suite à la visite d'une romancière dans sa classe, Arthur, élève de collège, a soudainement envie d'écrire un livre. Il s'entoure de ses deux meilleurs amis, une fille du genre "intello" et un garçon bourré d'imagination.
On suit pas à pas l'écriture du roman : la recherche d'une idée (originale si possible), la documentation (importante surtout quand le choix se porte sur un roman historique), le style…. Il faut aussi apprendre à travailler en équipe!
 
J'ai trouvé ce livre original et intelligent. Il donne l'occasion aux enfants de réfléchir à la conception des ouvrages qu'ils lisent, à la démarche préalable d'un auteur.
Il a toutes les chances de plaire aux enfants qui aiment l'histoire.  On y parle des rois maudits, par exemple. A titre personnel, j'ai appris qui était Jean 1er Le Posthume, héros du roman d'Arthur.
Des thèmes qui concernent les enfants d'aujourd'hui y sont abordés : l'utilisation d'Internet, la famille recomposée, les relations garçons-filles chez les pré-ados… L'humour n'est pas absent, les dialogues entre les enfants sont assez savoureux.
Ce livre convient à mon avis à des enfants à partir de 11-12 ans (ma fille de 10 ans, par exemple, ne comprendrait pas toutes les subtilités)
 
Un livre qui, peut-être, suscitera des vocations...
 
De Fabrice Vigne, que ma bibliothèque va reçevoir la semaine prochaine, j'ai déjà lu et beaucoup aimé TS et Les Giètes.
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