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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 19:37

Enfin... elle je ne sais pas, mais moi oui !
Je pars pour quelques jours à la découverte de cette île du Sud de la Bretagne, chantée par Laurent Voulzy

 


Je profite de ce billet pour signaler une anomalie sur mon blog. Quand j'ai fait du ménage dans mes rubriques, mes réponses aux commentaires des articles "déménagés" ont disparu ! J'ai signalé le soucis à Overblog, j'espère qu'ils trouveront une solution. Je peux les voir dans l'administrateur, ils ne se sont donc pas envolés.

Je programme pour 1er mai la mise en ligne de mon billet sur Pauline d'Alexandre Dumas (dans le cadre du
 Club de lecture des blogueuses, que nous appelons désormais Blogoclub de lecture afin  d'y intégrer dignement notre ami Yvon).

Je vous retrouverai avec plaisir vers le 5 mai.

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 23:04

Zulma 2008 175 pages

 

Il s'appelle Gabriel comme l'ange. Il arrive dans une petite ville de Bretagne, qui pourrait être la mienne, s'installe à l'hôtel et sympathise avec quelques personnes, au hasard de ses rencontres. Il est gentil, dévoué, un vrai ange gardien et excellent cuisinier, ce qui ne gâche rien. L'ami parfait pour un cafetier presque veuf, une célibataire en mal d'amour et un couple un peu paumé. On ne sait rien de lui, du moins au début, ni pourquoi il est là, ni ce qu'il cherche. Tout cela est bien mystérieux mais se dévoile peu à peu…

L'histoire se lit d'une traite. On a hâte de comprendre. C'est bien construit, bien écrit, avec une pincée d'humour noir et une bonne dose de désespoir.

Assez spécial, mais ça change de mes lectures habituelles.

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 23:53

 

 Stock - 2007 - 398 pages
 

 

Il est difficile de résumer La vie de Simone Veil en quelques lignes. Je rappellerai simplement  qu'elle a vécu l'horreur des camps de concentration alors qu'elle était adolescente. Après sa libération, elle a repris ses études, s'est mariée, a fait des enfants (tout cela plus ou moins en même temps). A vingt-sept ans elle s'est lancée dans la vie active occupant successivement les fonctions de magistrat, ministre (loi sur l'IVG) député européen, présidente du parlement européen, Présidente de la fondation pour la mémoire de la Shoah…

 

Ce livre n'est pas une œuvre "littéraire" comme peuvent l'être les romans autobiographiques d'Apelfeld ou d'Amos Oz, dont j'ai parlé récemment. L'écriture est simple mais les propos sont sincères et émouvants. Le récit, raconté par Simone Veil de façon chronologique, est accompagné de photos de sa vie privée et politique. Vous pouvez voir ces photos sur un diaporama proposé par l'Express. (ici).  Les chapitres consacrés à sa vie sont poignants et d'une grande dignité. La vie ne l'a pas épargnée, de nombreux drames personnels l'ont marquée, mais à aucun moment elle n'a baissé les bras.

 

Je dois avouer que peu de personnalités du monde politique trouvent grâce à mes yeux. Elle font bien souvent passer leur carrière avant leurs idées, ce qui me rend extrêmement méfiante à leur égard. On ne sait jamais quel est le degré de sincérité de leurs propos ! C'est la raison pour laquelle Simone Veil force mon admiration. Par sa droiture et son combat pour ses idées, elle se démarque du reste de la classe politique. Je sors de ma lecture, émue et plus que jamais respectueuse de son parcours. Son regard sur la classe politique est assez sévère, voilà qui ne m'a pas réconciliée avec celle-ci !


Un témoignage important, qui aurait peut-être mérité plusieurs tomes. (mais aurait-il été autant lu ?)

L'avis de Lucy
 

Quelques extraits :

Enfance : 

"Lorsque je repense à ces années heureuses de l'avant-guerre, j'éprouve une profonde nostalgie. Ce bonheur est difficile à restituer en mots, parce qu'il était fait d'ambiances calmes, de petits riens, de confidences entre nous, d'éclats de rire partagés, de moments à tout jamais perdus. C'est le parfum envolé de l'enfance, d'autant plus douloureux à évoquer que la suite fut terrible. "

"Pour nous, les filles de Birkenau, ce fut peut-être l'arrivée des Hongrois qui donna la véritable mesure du cauchemar dans lequel nous étions plongées. L'industrie du massacre atteignit alors des sommets: plus de quatre cent mille personnes furent exterminées en moins de trois mois. (...) Je voyais ces centaines de malheureux descendre du train, aussi démunis et hagards que nous, quelques semaines plus tôt. La plupart étaient directement envoyés à la chambre à gaz."

"Loi sur l'IVG :
"Plus nous nous rapprochions de l'échéance du débat, et plus les attaques se faisaient virulentes. Plusieurs fois, en sortant de chez moi, j'ai vu des croix gammées sur les murs de l'immeuble. A quelques reprises, des personnes m'ont injuriée en pleine rue. (...) Je n'avais pas d'états d'âme. Je savais où j'allais. Le fait de ne pas moi-même être croyante m'a-t-il aidée? Je n'en suis pas convaincue. Giscard était de culture et de pratique catholiques, et cela ne l'a pas empêché de vouloir cette réforme, de toutes ses forces. "

Réflexion sur les partis politiques :
J'ai ainsi quitté l'UDF sans regrets. Je devrais plutôt savoir gré à François Bayrou de m'avoir pratiquement mise à la porte. Tout bien pesé, je n'étais pas faite pour de telles pratiques. Je manque de la souplesse nécessaire et, de surcroît, je suis incapable de travestir mes convictions. A partir de ce moment, je n'ai plus fréquenté aucune formation politique, UDF ou autre, et je ne m'en suis pas plus mal portée.
  

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 23:49


Deux personnes m'ont donné envie d'aller à la rencontre de ce livre, à quelques jours d'intervalle : Moustafette (ici) et Jacques Poulin (La tournée d'automne). Dans la préface, Aragon présente ce texte comme "la plus belle histoire d'amour du monde", autant vous dire que je me suis m'y suis plongée avec délectation.
  

L'histoire se passe en Asie centrale, plus précisément au Kirghizstan. Un jeune garçon raconte la naissance d'une histoire d'amour dont il a été le témoin privilégié. Les deux amoureux s'appellent Djamilia et Daniiar. Ils vivent dans un village où tous les hommes, ou presque, sont à la guerre…

 

Avec beaucoup de fraîcheur, le jeune garçon (futur peintre) brosse le portrait des deux jeunes gens, avec en toile de fond les paysages sauvages de cette très belle région entre montagne et steppe. J'ai aimé ce voyage dépaysant tout autant que l'histoire d'amour. Le contexte historique est également intéressant. L'influence de l'union soviétique est présente, avec la présence d'un Kolkhoze qui régit la vie des paysans.  

 

Une très jolie histoire, quelque part par là :

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 19:46

- Sous la direction de Mona Achache dont ce sera le premier long métrage.

- Avec Josiane Balasko dans le rôle de Renée (le choix me paraît assez judicieux).

 

Pour en savoir un peu plus (mais pas beaucoup). 

Mon billet sur le livre de Muriel Barbery.

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 08:13



Un de mes auteurs "chouchous", Fabrice Vigne, vient de créer son site

               ICI

 


J'en profite pour faire un petit récap des billets de mon blog consacrés à ses livres :
 
Les giètes et là
 TS
 Jean premier le posthume, roman historique
 Le compte rendu de ma rencontre avec lui
(dans le cadre de la présentation du livre "les giètes")


 
Pour finir une petite citation extraite de l'un de ses livres "TS" :

"Les mots ont des rapports invisibles entre eux parce que tous les mots qui existent, finalement, ne sont jamais construits qu'avec les mêmes vingt-six lettres"

*
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 18:06

Cathe vient de signaler sur son blog une enquête très intéressante publiée sur RUE 89 et dont le titre ne peut qu'interpeller les blogueurs :
         "Le stress mortel des blogueurs de fond"


http://www.rue89.com/et-pourtant/le-stress-mortel
-des-blogueurs-de-fond

 

Quelques extraits (mais il faut lire l'intégralité de l'enquête !) :

 

"Aux insultes, s’ajoute le stress de la bête à nourrir toute la journée, de la course aux clics. Dans un article récent, le New York Times relevait le décès de deux blogueurs, Russel Shaw et Marc Orchant, spécialistes des nouvelles technologies"

 

"Et je ne parle pas de l'agrégateur, tonneau des Danaïdes qui ne se vide jamais, qu'il faut toujours écoper si l'on ne veut pas être noyé, l'infobésité galopante…"

 

"Le stress de faire comprendre à ses proches que c'est important de passer 3 heures par soir sur Internet, parce que 'c'est l'avenir'... Avenir de quoi?" Et le stress quand on réalise que "le reste du monde se fout de votre blog comme de la marque d'accordéon d'Yvette Horner"

 

L'enquête parle aussi des blogueurs "Zen"…
        mais oui, il y en a !

 

 

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 23:43

  
Editions PLON 2008 - 408 pages                   

 

J'ai passé près de quinze jours sur ce livre. Je suis contente d'être allée au bout mais je dois avouer que si ce livre ne m'avait pas été offert par Babelio en échange d'une critique sur mon blog, j'aurais sans doute abandonné en cours de route.
L'histoire se passe en Europe, mais il est principalement question  de l'Afrique, jamais nommée, mais omniprésente. Les trois personnages sont noirs et chacun vit douloureusement ses origines et sa couleur.

Amok est né en Afrique dans un milieu aisé qu'il a fuit pour venir étudier en France. Après ses études il n'est pas retourné dans son pays, se contentant  en France d'un modeste travail. Il est révolté par la condition des noirs mais considérant tout combat perdu d'avance, il se réfugie dans la solitude et la médiocrité.

Shrapnel vient du même village qu' Amok, mais contrairement  à son ami il est issu d'un milieu très pauvre. Lui aussi est révolté, mais pas désespéré. Il rêve que chaque noir se mobilise pour qu'enfin une place leur soit faite sur terre. Il n'a pas de haine envers les blancs et apprécie particulièrement les femmes de couleur blanche, surtout quand elle sont blondes.

Amandla est le personnage le plus révolté des trois. Elle n'est pas née en Afrique mais rêve d'y vivre un jour. Elle milite dans un mouvement ultra-radical (le Kémitisme) qui attribue aux africains le passé glorieux d'héritiers des pharaons d'Egypte. Ce mouvement milite pour que justice soit rendue, tenant le Nord responsable du déclin du "peuple élu".


J'ai beaucoup de mal à faire une synthèse ce livre très ambitieux. Ce que j'en retire c'est la difficulté pour la diaspora africaine de trouver une place dans le monde. Vivre en Afrique est difficile pour eux en raison de la pauvreté qui y règne, de la corruption de beaucoup de régimes… mais vivre hors d'Afrique est tout aussi compliqué car les hommes de couleur peinent à s'intégrer, où qu'ils aillent. En outre, certains vivent mal ce qu'ils considèrent comme une fuite, rongés par la culpabilité de ne pas œuvrer pour leur continent.

Ce livre ne peut que nous questionner, nous blancs du Nord, sur notre responsabilité dans tout cela. N'est-ce pas nous qui avons appauvri l'Afrique ? Questionnements aussi sur le modèle que nous prônons. Est-il le seul possible ?
J'aurais préféré que l'histoire de nos trois personnages et de leur rencontre soit plus développée. La partie "essai" prend trop de place à mon goût. Les paragraphes sont longs, sans doute pour créer un malaise chez le lecteur afin qu'il soit en empathie avec les personnages. C'est réussi, mais le lecteur étouffe et s'essouffle. La musique occupe une certaine place dans le livre, mais je suis incapable d'en parler, ma culture musicale étant trop limitée pour cela.
 

Une lecture intéressante mais difficile. undefined





Un grand merci à Babelio pour cette initiative !

     L'avis de Lo - Cuné - et Clochette 
     Le site de l'auteur 

 

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 20:03

Avis aux amateurs…

Je n'ai jamais parlé de télévision sur ce blog parce que je ne la regarde pratiquement pas, mais pour ceux que cela intéresse et que l'info aurait échappé, France 2 diffuse depuis ce jour une mini-série "Mademoiselle" dans laquelle Julie Ferrier interprète une galerie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres (du lundi au vendredi, à 19h50).


Selon France 2, cette série "dresse un portrait à la fois réjouissant et insolite de la femme moderne. De la mère de famille à la working girl, de la romantique à l’acariâtre, de l’intello à la potiche, toutes sont saisies dans leurs paradoxes et leurs contradictions. Et quand Julie Ferrier, actrice caméléon, incarne ces personnages hauts en couleur et revisite des situations quotidiennes apparemment banales, le rire est assuré et l’absurde bien dosé."  

Il y  un an, j'ai eu la chance de voir de voir l'actrice sur scène dans "Aujourd'hui c'est Ferrier" (ICI). J'avais ADORE!

J'espère que la  série sera à la hauteur du spectacle !

 

 

 

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 23:54



Dans le cadre du Prix Inter-Ce, je participe régulièrement à des rencontres d'auteurs. Elles sont toujours chaleureuses, celle-ci n'a pas fait exception à la règle. 

Marie Sizun est une jeune romancière de soixante-huit ans, élégante tout en étant simple. Moi qui n'aime pas trop les cheveux blancs, j'ai été séduite par sa belle chevelure argentée. Voilà pour l'anecdote...
Cet ancien professeur de lettres a décidé, à l'âge de la retraite, de se lancer dans l'écriture de romans. L'idée lui avait traversé l'esprit bien avant, mais trois enfants et un travail ne permettent pas de dégager le temps nécessaire à ce genre d'aventure.
 


Elle a commencé sa carrière de romancière par l'écriture d'un premier roman qui n'a pas trouvé d'éditeur puis s'est lancée dans un roman autobiographique "Le père de la petite", publié chez Arléa. Il sort en poche le 31 mai, je vous conseille vivement de l'acquérir. Elle évoque dans ce livre le retour de son père, prisonnier de guerre, à la fin de la seconde guerre mondiale. Elle était alors petite fille, et a été marquée à jamais par cet évènement. J'ai lu ce livre en 2006. Il m'avait bouleversée, et ce d'autant que ma mère a vécu une expérience similaire. 
  

Le livre pour lequel elle était invitée s'appelle "La femme de l'Allemand". Il fait partie de mes coups de cœur 2007 (voir mon billet). La période et le lieu évoqués sont les mêmes que dans l'histoire précédente : l'après-guerre, à Paris. C'est une période qu'elle a vécue elle-même très intensément.

Une petite fille vit seule avec sa mère. Le papa est absent, il était allemand… La mère et la fille vivent une relation fusionnelle. Pourtant, peu à peu, leur relation se dégrade. La mère a des sautes d'humeur de plus en plus fréquentes, des comportements de plus en plus extravagants. Le nom d'une maladie est avancée : Elle est maniaco-dépressive...

Parallèlement a ses études de lettres, Marie Sizun a suivi des cours de psychologie. Elle est donc sensibilisée aux maladies mentales, notamment à la psychose maniaco-dépressive. C'est une maladie terrible mais intéressante dans le sens où elle exalte ce qu'il y a de plus profond dans l'être humain. Le parcours de la petite Marion, élevée par une maman "pas comme les autres" est absolument bouleversant. D'une expérience comme celle-là, on ne sort pas indemne...Trois jeunes filles de l'atelier théâtre de ma ville ont lu des extraits de ce très beau texte. J'ai retrouvé l'émotion de ma lecture et même plus, grâce à la présence de l'auteur.
 
 

Quand elle écrit, Marie Sizun vit en totale osmose avec ses personnages, émue et bouleversée par leur histoire, autant que le lecteur peut l'être. Elle imagine de façon extrêmement précise tous les décors. Passionnée de cinéma, elle adorerait que "la femme de l'Allemand" soit adapté au cinéma. Elle a même imaginé les actrices qui pourraient jouer le rôle de la maman de la petite Marion : Sylvie Testud ou Isabelle Carré. Espérons pour elle, comme pour nous, que son rêve se réalise…  

Avant de déposer son manuscrit chez Arléa, elle s'est adressée aux "grands éditeurs", rêvant notamment de Gallimard, qui la fascine. Elle est toutefois très satisfaite de la maison qui lui a ouvert ses portes, Arléa. Elle nous a parlé notamment d'un correcteur qui lui a donné de précieux conseils et grâce auquel elle a progressé dans l'utilisation de la ponctuation.

Un nouveau roman sortira en septembre. L'histoire se déroulera cette fois en Bretagne, région qu'elle aime et dans laquelle elle vient fréquemment se ressourcer. Il sera question d'une femme qui enlève un enfant et se réfugie dans une maison de bord de mer isolée de tout…
 
  




Nous avons clos cette soirée fort sympathique par un verre autour d'un buffet de Bretzel et d'apfelstrudel confectionnés par la bibliothécaire.

 


Joelle a rencontré Marie Sizun quelques jours après moi. Son compte-rendu (ICI)
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